Kosta Alex, entre Ile de Pâques, cocasseries et Cheval de Troie PDF Envoyer
Jean Planque
Mardi, 07 Mai 2013 06:22
fondation_planque_granet_013
"L"échappée belle", sculpture de Kosta Alex (photo Gilles Hutchinson).

 

Au musée Granet pendant l'été 2011, dans plusieurs embranchements du parcours de l'exposition de la collection Jean Planque, souvent dans la proximité de Dubuffet ou bien en amont de Picasso, nous étions à plusieurs reprises confrontés avec des pièces singulièrement détonnantes. Juchée dans l'escalier du musée, une sculpture campait le profil d'une automobiliste qui abandonne avec un sourire niais ses longs cheveux aux vents de la route. Sans trop de désordre ni soupçon de catastrophe, les lamelles de ces cheveux s'emmêlent avec les gaz d'échappement d'une quatre roues décapotable : cette pièce délibérément sommaire, à la fois décalée et vagabonde, a pour titre "L'échappée belle".

 

Ces objets sans prétentions immédiates sont souvent des assemblages de bois peint et de carton ; il peut s'agir d'une terre cuite ou bien d'un bronze, avec en prime des interrogations affectueusement ironiques. Le nom et le prénon de l'auteur de ces pièces, un américain qui fit des études à l'Académie de la Grande-Chaumière et qui vécut volontiers à Paris, signent les origines grecques de ses parents : cet artiste dont le rire et la gravité sont fréquemment dérangeants s'appelle Kosta Alex. Il gardait en point de mire la parole d'un philosophe qui affirme que "l'être humain commence là où l'humour commence".

Né dans le New Jersey en  1925, il bénéficia d'une bourse de G.I pour rattraper le temps qu'il avait perdu pendant les années de guerre : il se plût en Europe et acheva son parcours à Genève, en juin 2005. Ses travaux sont bien informés de l'histoire de la sculpture, à la fois détachés et sophistiqués ; ils peuvent faire songer à des constructions enfantines ou bien à une étrange mutation de la statuaire d'une Ile de Pâques, soudainement devenue burlesque.

 

"Un homme aux  mille tours"

Avant de devenir un sculpteur à part entière, Kosta Alex dirigeait de manière intermittente des petits chantiers de rénovation d'appartement. Jean Planque appréciait la dextérité de cet "homme aux mille tours" qui avait habilement transformé l'atelier de Riopelle. Il lui demanda de remodeler son logis de la rue Mazarine : Alex avait abattu des cloisons et joyeusement récupéré le grenier d'un espace dont la surface habitable fut ingénieusement multipliée par trois. Quelques mois plus tard, Planque comprit que son chef de chantier avait pour horizon principal une opiniâtre recherche artistique : "s'étant rendu dans la petite chambre qui lui servait d'atelier, il fut stupéfait d'y découvrir un ensemble inédit de sculptures en terre cuite".

 

Jean Planque fut une manière d'aiguilleur pour ce sculpteur-assembleur-découpeur qui fréquenta Yves Klein, Alberto Giacometti, Man Ray et Jean Dubuffet. Planque acheta quelques-uns de ses travaux, écrivit une préface à son sujet et le recommanda à plusieurs galeristes. Alex fut exposé à Paris par Claude Bernard et Jean-François Jaeger. En 1964, on apercevait dans un corridor de la rue des Beaux-Arts "L'homme au chapeau", un assemblage de 280 centimètres de hauteur, une sorte de Cheval de Troie doté d'un grand feutre à large bord, confectionné avec des agrafes et des planchettes de bois : sa tête et son buste étaient creux à l'intérieur, c'était une énorme trogne, une silhouette de piéton dotée de grandes esgourdes, à la fois amusante et inquiétante. Par la suite Claude Bernard s'esquiva, on retrouva dans d'autres expositions individuelles les travaux d'Alex à Zurich et à New York, chez Beyeler, en Allemagne, au Japon ainsi qu'à la galerie Georges Moos de Genève, autrefois dirigée par la nièce de Jean Planque, Maryam Ansari.

 

Dans plusieurs recoins de l'itinéraire du musée Granet, on aperçoit d'autres échantillons du travail de Kosta Alex, on devine mieux ses complicités, ses improvisations, sa malice et son inventitivé. Dès l'ouverture, en contrepoint des deux aquarelles de Cézanne, on contemple sous verre de protection une petite terre cuite, la savoureuse transposition du regard et du visage de Jean Planque. Commissaire de l'exposition et par ailleurs auteur d'une monographie qui vient d'être publiée chez Hazan à propos de Kosta Alex,  Florian Rodari décrit cette pièce narquoisement soclée.  Pour portraiturer Planque, Alex a choisi "d'exalter l'élément organique qui caractérise la principale qualité du collectionneur : ses yeux. Ce n'est pas seulement que ces derniers soient démesurément agrandis, c'est que tout l'ensemble de la tête, des épaules au nez y porte. Les formes mêmes conduisent au développement de globes oculaires enroulés comme des jumelles - ou comme des loupes." Il ajoute que ce visage est parfaitement conforme "à l'individualité complexe et changeante de son ami" : "c'est pourquoi , sans doute, fait-il se rejoindre dans ce portrait ses deux faces  - l'une tendue, sévère, l'autre éclairée d'un fin sourire".

 

fondation_planque_granet_044
Trois sculptures de Kosta Alex au musée Granet : "L'homme de Kalahari", "Little boy blue" et
"The English cyclist" (photo Gilles Hutchinson).

 

Avec moins d'acharnement que Giacometti, mais tout de même avec constance et disponiblité, Kosta Alex s'interrogeait à propos de la figure humaine. Il répétait volontiers une citation de John Steinbeck qui dit qu'" il y a beaucoup d'enseignement à tirer de la façon dont un homme porte un chapeau sur sa tête". Sur la margelle de l'escalier du premier étage du musée Granet, on découvre un carton cousu et peint titré The English cyclist dont le menton, commente encore Rodari, peut faire songer à "une galoche". Ses proches voisins de palier s'appellent L'homme de Kalahari, "un prince africain dont le regard semble perdu dans la contemplation du désert" et Little Boy Blue, "une figure d'adolescent aux yeux graves", du bois "entaillé au canif pour faire ressortir les axes principaux du visage (y compris la fossette)". Un tantinet stupéfaits et bizarrement fraternels les visages de ces trois congénères relèvent prioritairement d'un humour sans cruauté. Comme tels, avec cette dimension foncièrement comique et dans une quotidienneté délestée de toute espèce de métaphysique, ils peuvent paradoxalement nous faire songer aux questions qui innervaient les écrits de Lévinas. Pour ce dernier, la figure humaine, "Le visage signifient dans le dénuement, dans tout le précaire de l'interrogation, dans tout l'aléa de la mortalité".

 

L'estime et l'amitié de Jean Dubuffet

Toujours chez Granet, deux travaux de Kosta Alex côtoient de superbes tableaux de Jean Dubuffet. Avec sa patine gris-vert, le bronze de L'Homme au chapeau n° 40 est aux yeux de Rodari "l'une des oeuvres les plus tragiques" de ce sculpteur. "Tout ce qui fait d'une tête et d'un visage le lieu d'une expression du passage de la vie s'y trouve irrémédiablement clos. Mais pas seulement clos : bouché, baïllonné, boulonné. Toute communication par les yeux, les oreilles et la bouche est rendue impossible par un jeu de cerclage sévère que durçit encore l'impénétrabilité du bronze. Mais pour autant la figure n'est pas vaincue : on devine sa résistance sous la contrainte. Or, et cela était pour plaire à Jean Planque, cette résistance au désespoir ne se manifeste jamais par le désordre ou le cri. L'artiste oppose à la menace de l'absurde un classicisme serein, ou accentue un motif cocasse, témoignant que la vie continue".

fondation_planque_granet_051
"Man with an hat n° 40", bronze de Kosta Alex. A droite, "Continuum de ville",
gouache marouflée de Dubuffet (photo Gilles Hutchinson).

Egalement présente dans la salle Dubuffet de cette exposition, l'une des pièces d'Alex que je préfère s'appelle The Girl from Southern France : son collage-relief inséré dans une boîte noire est confectionné avec des fragments de carte Michelin. Ce portrait est merveilleusement prémonitoire du devenir de la collection de Jean Planque : près de son nez, l'un des grains de beauté de cette avenante personne pointe l'emplacement de la ville d'Aix-en-Provence.

 

Il y eut en 1969, entre Kosta Alex et Jean Dubuffet, des moments d'estime et d'amitié parfaitement évoqués par Planque, dans l'un de ses entretiens (1). Alex avait proposé à Dubuffet un rendez-vous dans son atelier. "Je suis allé chercher Jean Dubuffet à l'heure dite, raconte Jean Planque. Je le trouvai réticent, regrettant amèrement d'avoir accepté venir chez Alex. "Nous ne resterons que cinq minutes" me dit-il. Je finis par le convaincre et nous prîmes un taxi. Dans la cour, faisant semblant de s'intéresser aux choses, aux maisons, Dubuffet ne voulait guêre entrer dans l'atelier, il m'a fallu presque l'y contraindre. Aussitôt passé le seuil de l'atelier, Dubuffet changea d'attitude. "Il était émerveillé, c'est exactement cela, il se régalait de toutes les inventions d'Alex, des montages de carton, des terres cuites, tout l'émerveillait. L'étonnant atelier, vrai foutoir où tout était entassé ; hommes au chapeau, sculptures, faites en bois, carton. Tout cela, cet humour, cette faculté de changer, de créer, firent que Dubuffet passa deux heures avec nous, dans la joie et un certain délire. Tant et si bien qu'Alex proposa à Dubuffet d'emporter une sculpture pour lui. Ce que ce dernier accepta, mais avec le désir qu'Alex accepte à son tour une de ses oeuvres en échange. "A charge de revanche" dit Dubuffet. "Venez chez moi et je veux vous donner une de mes oeuvres". Alex répondit à Dubuffet qu'il ne saurait qu'en faire, qu'il n'était nullement collectionneur, et qu'il n'avait pas envie d'avoir de cadeau. C'est bien peut-être l'unique fois que Dubuffet essuyât un refus. Tant les gens sont intéressés. Dubuffet partit avec sa sculpture sous le bras et la rencontre se termina au café, joyeusement. Quelques jours plus tard Alex trouva sous sa porte une enveloppe contenant 5.000 francs, sans un mot. Devinant d'où venait la somme, il téléphona aussitôt à Dubuffet, mais ce dernier se déroba aux remerciements".

 

Pour continuer d'esquisser le portrait de cet artiste infiniment sympathique, je voudrais citer un fragment de la page huit de la monographie de Florian Rodari : "Jusqu'aux derniers jours de son existence, Alex n'a songé qu'à travailler, tout entier tendu, immergé dans le désir de recréer la vie à l'aide de ses mains, de son corps, de ses gestes dévolus sans réserve au service d'une pensée active. Infatigable à l'atelier, cet homme débordait d'une joie de vivre peu ordinaire, il éprouvait un besoin de croquer les fruits offerts, d'où qu'ils viennent, quelque forme qu'ils revêtent. S'efforçant un jour de décrire devant la caméra le bonheur qu'il ressentait dans son travail d'artiste - précisant que "la conscience de la joie pure, du vrai bonheur, je l'ai vraiment quand je crée, quand je travaille" - Alex se mit à danser. Dans cette séquence d'un naturel absolu, d'une grâce proprement panique, son corps semble échapper à la pesanteur : les limites du temps sont abolies".

 

Kosta Alex et sa compagne des dernières années éprouvaient une inconditionnelle affection pour Jean Planque. Entre 1995 et 1998, lorsque Planque affronta son veuvage, il avait souvent coutume de leur répondre ainsi, quand ils lui téléphonaient pour prendre de ses nouvelles. "Comment çà va ? ça va seul ... Venez me voir, Alex apportera ses marteaux et puis des clous. On parlera de la peinture, on regardera quelques tableaux, on changera l'accrochage".

 

P1040386
"Lady in restaurant", dessin de Kosta Alex, format 41,5 cm x 32, 5 cm.

Cet automne, un ensemble de pièces de Kosta Alex sera réuni lors d'une exposition programmée du 21 septembre au 5 novembre 2011 par la galerie Sonia Zanettacci de Genève. Jusqu'à début novembre, il faut se rendre au musée Granet ou bien se procurer la monographie éditée par Hazan. Des amis m'ont par ailleurs confié plusieurs pièces que je montre volontiers aux visiteurs du 30 rue du Puits Neuf : par exemple, un dessin de Kosta Alex qui s'intitule Man with a hat, ainsi que ce beau format 41,5 cm x 32,5 cm, reproduit ci-dessus, Lady in restaurant.

 

Alain Paire

 

(1) Sous les combles du musée Granet, dans les salles consacrées à l'oeuvre et la vie de Jean Planque, un petit auditorium permettait d'écouter plusieurs minutes d'enregistrement d'entretiens avec le collectionneur, réalisés par Philippe Ungar.

 

L'exposition de la collection Jean Planque du musée Granet d'Aix-en-Provence fut prolongée jusqu'au 6 novembre 2011. La monographie de Florian Rodari à propos de Kosta Alex comporte 160 pages, une centaine d'illustrations, format 25 cm x 30 cm. Prix 45 euros, éditions Hazan.

Galerie Sonia Zanettacci, 16 rue des Granges, 1204 Genève, Suisse. Vernissage de l'exposition Kosta Alex le mercredi 21 septembre 2011. 

 

Gazette

Deux entretiens, Kamel Daoud et Raymond Depardon sur la Web-Radio-Zibeline

Choses lues, choses vues | Jeudi, 30 Octobre 2014

News image

Kamel Daoud, Marseille, 28 octobre 2014, photographie de Marc Voiry   Sur ce lien, on trouvera un entretien réalisé pour la Web-Radio-Zibeline, en compagnie de Kamel Daoud. Lundi 27...

Lire plus

Radio-Zibeline, chronique hebdomadaire

Choses lues, choses vues | Dimanche, 26 Octobre 2014

News image

  En novembre 2013, au terme d'un premier enregistrement qu'on retrouve sur ce lien, Marc Voiry, le responsable de Web-Radio Zibeline, m'a demandé d'imaginer une chronique hebdomadaire. Durée de...

Lire plus

Un entretien avec Jean-Christophe Bailly, chez Web-Radio Zibeline

Choses lues, choses vues | Vendredi, 24 Octobre 2014

News image

mercredi 1 octobre, Jean-Christophe Bailly donnait au Cipm de la Vieille Charité une lecture de textes de Walter Benjamin et d'Anna Seghers : cette lecture rappelait que "c'est en...

Lire plus

Un livre déroutant : "Le Dépaysement / Voyages en France" de Jean-Christophe Bailly

Choses lues, choses vues | Jeudi, 23 Octobre 2014

News image

Photographie de Jacqueline Salmon parue dans un autre livre de J-C Bailly, "Rimbaud parti", éd. Marval , 2006.   Le défi et le pari du livre de Jean-Christophe Bailly,...

Lire plus

1894-1928 : Antonin Artaud et Marseille

Choses lues, choses vues | Lundi, 20 Octobre 2014

News image

Artaud dans le rôle de Marat pour le Napoléon d'Abel Gance (1927) Sur ce lien on peut visionner Antonin Artaud à Marseille, un film de huit minutes. Sur la chaîne...

Lire plus

Michel Fixot : une interprétation de la Pietà de Pourrières

Choses lues, choses vues | Samedi, 11 Octobre 2014

News image

  A propos de La Pietà de Pourrières et du Couvent des Minimes, cf. un film de sept minutes, sur ce lien, chaîne Mativi-Marseille. ---------------------------------------------- La composition en triptyque...

Lire plus

Depuis 1966, Jean de Gaspary et le couvent des Minimes de Pourrières

Choses lues, choses vues | Vendredi, 10 Octobre 2014

News image

1966, une vue du couvent des Minimes de Pourrières. Cf dans le prolongement de cet article, sur ce lien, une chronique de Web-Radio Zibeline.  A propos de La Pietà de...

Lire plus

Germain Nouveau (1851-1920), poète et mendiant

Choses lues, choses vues | Jeudi, 9 Octobre 2014

News image

Germain Nouveau et l'un de ses proches, dans une rue d'Aix-en-Povence, carte postale éditée par Maïté Pin-Dabadie. Le tirage de cette photographie fut effectué un peu après le décès...

Lire plus

5 Juin 1912, Germain Nouveau envoie une carte postale à Ernest Delahaye

Choses lues, choses vues | Mercredi, 8 Octobre 2014

News image

A propos de Germain Nouveau, cf un film de sept minutes, sur ce lien, chaîne Mativi-Marseille. Sur cet autre lien, article Germain Nouveau, poète et mendiant. ------------------------------------------------------- Juin 1912....

Lire plus

Le Pavillon Joseph Sec, interprété par Michel Vovelle et Pierre Donaint

Choses lues, choses vues | Dimanche, 28 Septembre 2014

News image

La cour intérieure du Monument Joseph Sec, photographie de Pierre Donaint. Joseph Sec naquit en 1715. Cet autodidacte du Siècle des Lumières, ce célibataire légua à ses nièces et...

Lire plus

Un nouveau livre sur Eugène Atget

Choses lues, choses vues | Samedi, 27 Septembre 2014

News image

Eugène Atget, Boutique boulevard de Strasbourg, 1912. Pour qui a longtemps vécu à Paris, une amitié naturelle naît pour l'œuvre d'Eugène Atget tant cette ville conserve ici et là,...

Lire plus

Simone Weil à Marseille. 8, rue des Catalans : "L'écart et la présence".

Choses lues, choses vues | Lundi, 25 Août 2014

News image

On trouve sur la chaine Mativi-Marseille, un petit film de sept minutes, sur ce lien,  à propos de Simone Weil à Marseille. Simone Weil et ses parents décidèrent de...

Lire plus

Edgar Degas : "Après le bain, femme s'essuyant"

Choses lues, choses vues | Samedi, 26 Juillet 2014

News image

Article paru dans La Provence, édition d'Aix, mercredi 23 juillet 2014 Sa pose est déconcertante. Son apparition procède d'une très vive sensation. Elle révèle un très fort désir et...

Lire plus

André Breton et Claude Lévi-Strauss, Marseille/ New York

Choses lues, choses vues | Samedi, 5 Juillet 2014

News image

Portrait d'André Breton, dessin d'André Masson Sur ce lien, chaîne Mativi-Marseille, cf un film de sept minutes André Breton / Villa Air Bel. Depuis mars 1941 jusqu'au milieu des...

Lire plus

Vauvenargues moraliste, la vie brève, 1715-1747

Choses lues, choses vues | Dimanche, 22 Juin 2014

News image

Portrait fictif de Vauvenargues,gravure du XIX° Ce texte à propos du moraliste Vauvenargues est extrait d'un livre disponible dans les librairies, éditions Images en Manoeuvres (Pollen/ Diffusion) "PABLO PICASSO...

Lire plus