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Pierre Magnan, le 2 mars 2012 (photographie de Jack Meurant).

Pierre Magnan vient de nous quitter ce 28 avril 2012 dans sa quatre-vingt-neuvième année. Il était l'ultime héritier d'une tontine secrète (une de plus !) que Giono avait ratifiée dans un autre siècle en créant de toutes pièces, Géographie et Histoire assez rapidement entremêlées, un extraordinaire pays de derrière l'air quelque part en Haute-Provence … si l'on veut bien cependant ne pas trop s'attacher aux frontières classiques, car les limites envisageables de ce territoire s'étendent par ici jusqu'en Ecosse, par là jusqu'aux très fameuses îles Tristan da Cunha, ailleurs encore dans les parages d'Antofagasta sur les côtes chiliennes. Une certitude pourtant, l'épicentre de ce vaste domaine est situé au coeur même de la montagne de Lure.

Pierre a longtemps vécu au pied de cette montagne magique, au-dessous de ce (presque !) volcan bas-alpin, à portée de regard du pigeonnier qu'il habitait alors au Revest Saint-Martin, le Revest-enfangat comme il aimait à en rappeler la dénomination provençale, déclinant ainsi d'entrée la pauvreté ancestrale de ce terroir à l'apparence déshéritée (1).

Lorsqu'il y a quelques années il dut quitter cette modeste demeure (trois pièces superposées sur trois étages) pour rejoindre Forcalquier, sa proche capitale, il rédigea pour l'occasion une annonce, assez peu conventionnelle,  dans laquelle il exigeait du futur acquéreur de "s'engager à nourrir l'hiver les quelques 60 à 100 passereaux qui réclament leur pitance (mésanges à tête bleue ou noire, rouge-gorges, sittelles, chardonnerets, verdiers, gros-becs casse noyaux, etc) " et il ajoutait le Nota bene suivant :

"J'ai écrit dans ce pigeonnier la plupart de mes livres ; J'y ai vécu heureux pendant 30 ans."

C'est tout près de là, dans le modeste cimetière  du Revest, qu'il reposera selon sa volonté  (2).

Mais entendons-nous bien, ce pays derrière l'air qui est une pure "vue de l'esprit" (Giono en étant donc l'inventeur, au sens que l'on donne à ce mot lorsqu'il s'agit de désigner un découvreur de trésor véritable) existe vraiment. Serge Fiorio, qui avait lui installé son observatoire de la marche du monde sur le promontoire de Montjustin, n'a cessé de le peindre pendant plus de cinquante ans. C'est dire s'il s'agissait en la matière de réalités bien tangibles.

Pour y accéder il faut cependant posséder certaines clés. A vrai dire, elles sont sans surprise : une bonne vue et l'esprit des lieuxVoilà ce que Pierre écrivait à propos de la peinture de Serge, son frère d'âme … et avant-dernier occupant à demeure (la fameuse tontine) de ce pays de cocagne : 

"Je n'en finirai pas de déchiffrer cette œuvre comme la lisent, avec la même simplicité et le même ébahissement, les hommes de mon pays, qui se sont laissés captiver par elle au point d'en faire leur peinture de chevet (…) On a pu, par de savantes contorsions, nous obscurcir jusqu'à l'éloigner de nous l'écriture de Giono, mais qui pourra nous obscurcir la lumière de Fiorio ? (…) Il va sans dire que comme chacun, cet homme a eu sa hotte de malheurs, de désillusions, de deuils et de solitude, mais le pouvoir de les transcender par son œuvre lui a été accordé à sa naissance…" (3).

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Pierre Magnan, Le Revest, 1992 (photographie de Pierre Mallet).

C'est là évidemment un autre portrait de l'artiste par lui-même que trace ici Pierre Magnan.  De l'écrivain. De celui qui donne à lire et à déchiffrer. De celui également qui (comme Giono)  avait une admiration émerveillée pour cet art visuel dont les arcanes lui demeuraient interdits.

"J'ai voulu écrire bien longtemps avant d'avoir lu quoi que ce soit. Cette aspiration est née du désespoir immédiat, dès que j'ai ouvert les yeux au monde, de ne pas savoir peindre et de la certitude que je ne pourrais jamais surmonter les servitudes que cet art supposait.

Or tout me sollicitait autour de moi qui réclamait impérativement d'être saisi pour l'éternité par une image, au moment même qui captait mon attention" (4).

Il lui faudra donc apprendre à domestiquer l'écriture, cet autre artifice de la création: encre noire et page blanche comme substituts à la toile et aux pinceaux.

En cette fin d'été 1937, sur ce versant de Lure alors quasi désertique, Pierre Magnan est le plus jeune Contadourien de la bande. Sur le plateau battu aux quatre vents c'est le cinquième rendez-vous d'un petit groupe de fidèles autour de Giono. Pierre a 15 ans. Son ami Jeff Scaniglia son aîné (il en a deux de plus !) l'accompagne. Ils sont là pour obtenir de Jean le bleu le texte que celui-ci leur a promis pour Au devant de la vie (on est encore alors dans le printemps chantant du Front populaire) le petit journal pacifiste et littéraire que les 2 amis (en compagnie de Maurice Chevaly, le troisième larron) s'efforcent de publier à Manosque et dans ses environs.

C'est quelques semaines plus tard, Giono ayant découvert l'existence des premières tentatives de l'écrivain en herbe, qu'il lui demandera de lui lire ces quelques feuillets :

"Jamais honte plus grande (et pourtant il y eut souvent lieu) ne me monta au front que ce soir-là", confiera Pierre Magnan bien  des années après.

Mais c'est aussi ce même jour,  Pierre ayant tenté de se retrancher un peu derrière les difficultés de l'art d'écrire, que Giono lui lâcha la phrase suivante :

"C'est incommensurablement plus difficile que tu ne le crois" (5).

Cette même phrase Pierre Magnan la répètera à l'envi, toujours identique, en divers endroits de son œuvre. C'est dire toute l'importance qu'il n'eut de cesse de lui accorder (6).

Dans cette volonté affirmée du poète de quinze ans de devenir écrivain, cet incommensurable joue, me semble-t-il, un rôle tout à fait majeur. Il est à la fois le point d'origine et la promesse d'un phare à l'horizon. Un guide intransigeant pour une marche à l'étoile dans la nuit bas-alpine.Une nécessité également. Qui oblige à ne rien céder. Ni à la facilité, ni au renoncement. De fait, à cette incommensurable difficulté, Pierre n'a jamais arrêté de se frotter. Pour son plus grand bonheur, lorsqu'il était satisfait d'une bonne page. Et pour le nôtre.

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Il me faudrait maintenant parler de cet autre coup de téléphone, joyeux et enthousiaste celui-là, de Vincent Girard, cet autre ami dignois, m'annonçant la sortie (c'était à l'hiver 1977) d'un époustouflant premier roman policier, qui venait d'obtenir le Prix du quai des orfèvres, écrit dans une richesse de langue inhabituelle, et dans un style hors du commun. Toutes choses qui le caractériseront instantanément auprès d'un lectorat fidèle et de plus en plus nombreux. L'intrigue de ce roman, qui puisait ses racines dans la tragédie grecque, débutait pourtant benoitement à quelques pas de chez mon vieux copain, rue Prête-à -partir.

Il s'agissait du Sang des Atrides, évidemment.

L'auteur, un certain Pierre Magnan, nous était parfaitement inconnu … (7).

J'ouvre ici une rapide parenthèse à propos d'une anecdote que Giono se plaisait à raconter (avec quelques ajouts de son cru, très vraisemblablement) à propos de son entrée en littérature. Il est un beau jour convoqué chez Grasset pour y signer le service de presse de Colline que l'éditeur parisien vient de publier. Mais en vérité, selon Giono toujours, chez Grasset on ne croit pas une seconde à son existence réelle. Pour Poulaille, le directeur en place,  ce roman ne peut-être que l'œuvre d'un auteur confirmé … et le nom de ce Giono qui figurait sur le tapuscrit qui leur a été adressé ne peut être lui qu'un pseudonyme loufoque. Or voilà qu'un jeune homme s'est présenté qui prétend être ce Giono là. On s'amuse de cette plaisanterie qui dure. Il est même question, raconte encore Giono, de le photographier … afin de le forcer à avouer enfin la mystification ! Avant de finir par admettre que …

C'est exactement l'effet que nous fit tout d'abord ce mystérieux Pierre Magnan. On crut un temps à une autre supercherie éditoriale. Mais non. Cet autre écrivain confirmé et pareillement sorti de nulle part, ne se cachait pas le moins du monde. Il signait son livre dans les meilleures librairies du département. Et au-delà. Et s'y laissait même volontiers prendre en photo !

Bien mieux que ça, dans les années qui suivirent, et à épisodes réguliers pour la plus grande délectation de ses disciples, le commissaire Laviolette (le héros récurrent de la plupart des premiers romans de Pierre Magnan), un amateur d'âmes, fin connaisseur des us et coutumes de la population bas-alpine (et par extension concentrique de l'universelle humanité) allait nous promener d'un coin à l'autre du département.  De Sisteron à Forcalquier, de Banon à Piégut, de Barles jusqu'à la gare désaffectée de Saint-Maime – Dauphin. Des bords de Durance aux sommets de Lure.

Jamais auparavant (il existait pourtant quelques précédents fameux) on ne s'était trucidé aussi allègrement à l'intérieur de ces 6925 km² de terres réputées pauvres. Jamais en tout cas on ne l'avait fait avec autant de style … et d'inventivité (littéraire, par surcroît).

Depuis plusieurs années Pierre avait pris l'habitude de m'adresser chacun de ses livres à parution. C'était pour moi un immense plaisir dont je me sentais bien indigne. D'ouvrage en ouvrage je ne cessais de lui répéter combien je lui étais redevable. Et combien je le demeure aujourd'hui.

Cet envoi était toujours accompagné d'un petit mot amical sur la page de garde. Sur celle de Chronique d'un château hanté, l'avant dernier de ses romans publiés, il m'indique qu'il s'agit là de son "trentième livre". Quand on songe à l'incommensurable difficulté … (8).

(Je pense ici au travail solitaire, et ininterrompu d'Elzéard Bouffier, cet autre personnage héroïque de l'Homme qui plantait des arbres de Giono, lequel travail de toute une vie, qui apporte le bonheur à toute une population, est pour moi une parfaite métaphore de cet autre travail  également invisible et solitaire de l'écrivain. Semer patiemment des mots les uns à côté des autres, et faire pousser des phrases. Des livres mêmes. Des forêts en quelque sorte.)

Mais si je signale cela (ce trentième livre) c'est pour que celui, ou celle (Pierre avait une tendresse particulière pour ses lectrices. Il était - on voudra bien m'excuser cette maladresse dans l'expression - du côté des femmes. Je ne saurais trop conseiller la lecture de Laure du bout du monde à toutes celles, et ceux, qui voudraient en juger sur pièce…) pour que celui, ou celle donc, qui me lirait, et qui ne connaîtrait pas - ou peu- l'œuvre de Pierre Magnan, ne se méprenne pas. Certes, Pierre figure en bonne place dans le Dictionnaire des littératures policières, mais l'auteur de l'article qui lui est consacré n'oublie pas de signaler que "Magnan s'adonne à des genres divers" (9).

Ainsi, parmi cette trentaine de livres, Laviolette n'apparaît que dans un tiers. Le reste ? Il serait trop long de le détailler ici. On pourrait cependant distinguer trois catégories principales.

- Les récits autobiographiques (L'amant du poivre d'âne ou Un monstre sacré, par exemple).

- Les textes romanesques (La naine, La Folie Forcalquier, La maison assassinée…)

- Les écrits autour de Giono (Pour saluer Giono et Les promenades de Jean Giono, principalement). 

Giono.  Je ne connais guère d'exemple où  un écrivain joua un aussi grand rôle dans la vie, et dans l'œuvre, d'un autre.

[Il m'arrive, plus fréquemment que je ne le voudrais, de débiter un certain nombre de sottises. Cela rend (un peu plus) tolérant envers celles des autres. En particulier celles (trop nombreuses) que j'ai pu entendre concernant la parenté littéraire (néanmoins bien réelle) unissant Pierre Magnan à Jean Giono. Je n'en dirai donc rien ici.]

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Pierre Magnan, Le Revest, 1992 (photographie de Pierre Mallet).

La dernière lettre reçue de Pierre date du 18 janvier 2012. Il a passé je le sais un début d'hiver difficile et en est fatigué. Il ne cesse pourtant d'écrire. Il travaille au manuscrit des Jardins d'Armide, où il sera à nouveau longuement question de Giono. Il me dit : 
"Je suis en train de me débattre avec "ma" vie de Giono. Je ne m'en sors pas. J'ai écrit au moins trois cents pages et je n'ai pas avancé d'un pouce. Je me débats comme un poisson dans une mare".
 
Le poids des mots. Leur résistance. Se battre et se débattre. 
L'Incommensurablement plus difficile. Toujours.

Je te salue Pierre, avec toute mon amitié.  Et je t'embrasse.

Gérard Allibert. 
Le réal des Arlens, ce 3 mai 2012.

Pour d'autres renseignements et indications, il faut consulter le site personnel de Pierre Magnan sur ce lien. Cf en particulier son autobiographie passionnelle ainsi que les chroniques de la rubrique de L'indigné permanent,  rubrique créée en 2001, bien avant le succès du livre de Stéphane Hessel. 

(1) Revesto Fangato, ou Revest-enfangat : le Revest de la fange, de la boue … ainsi dénommé à cause de la nature argileuse du sol qui retenait les eaux d'écoulement. A la différence notable de Giono, qui la considérait comme une langue artificielle, totalement inventée, et qui n'en fit quasiment aucune utilisation;  Pierre Magnan aimait l'usage du  patois bas-alpin, qu'il parlait bien (je peux en témoigner pour avoir été le spectateur d'une petite conversation enjouée)  et qu'il utilisait volontiers ici et là dans ses romans, à travers quelques phrases en dialecte (selon sa propre expression) – A ce propos, on pourra se référer au Préliminaire linguistique (dixit Pierre lui-même)  qui précède La biasse de mon père (Revue Les Alpes de Lumière - n°81 - nov. 1983) où il donne rapidement, mais clairement, son point de vue sur ce sujet.

(2) Pierre a toujours eu une certaine tendresse (disons) pour les cimetières. Il n'est pas rare qu'il nous fasse la visite guidée de certains d'entre eux dans plusieurs de ses romans. A commencer bien sûr par celui de Barles, dans Les courriers de la mort (éd. Denoël-1986) dont la … boîte aux lettres (mais oui, mais oui) joue un rôle non négligeable dans le récit.

Ces jeux littéraires (disons encore) sont aussi l'occasion d'entrouvrir rapidement ici une porte sur la culture classique de Pierre Magnan. A côté donc de la position essentielle de Giono (à la fois détonateur, initiateur et révélateur) Pierre Magnan s'était choisi quelques autres prestigieux référents en matière de style littéraire. Qu'on en juge: Proust, Saint Simon (le Duc pas le Comte, aimait-il à dire), Chateaubriand … et Paul Valéry, dont il regrettait qu'il ne fut plus guère lu, dont il connaissait par cœur "Le cimetière marin" et dont il cite volontiers quelques vers dans ses textes (Un monstre sacré - p.380 - éd. Denoël 2004 ou encore, dans son dernier livre paru Elégie pour Laviolette - p.87 – éd. Robert Laffont 2010).

… " Ce lieu me plaît, dominé de flambeaux,  / Composé d'or, de pierre et d'arbres sombres,  / Où tant de marbre est tremblant sur tant d'ombres ;  /La mer fidèle y dort sur mes tombeaux ! "

(3) Serge Fiorio - Editions du Poivre d'âne - Manosque 1992 - Préface de Pierre Magnan (p. 12)

(4) Préface à la réédition du Monde encerclé - Editions de l'Envol - Forcalquier - 2001.

(5) et (6)  Pour saluer Giono - éd. Denoël - 1996  (p.131)  Le monde encerclé - op. cit. - 2001  (p.11)  Apprenti - éd. Denoël - 2003  (p. 285).

(7) Le sang des Atrides - éd. Fayard - 1977. Concernant le style je renvoie évidemment le lecteur  à l'ensemble de l'œuvre publiée afin qu'il puisse se faire sa propre opinion, mais pour ce qui est de la richesse lexicale que j'évoque, je conserve en mémoire (la chose ayant été suffisamment marquante pour ne pas l'oublier) les paroles d'une bonne demi-douzaine de lecteurs qui, sans se connaître, en des lieux et à des périodes différentes, me dirent tous le plaisir, et la nécessité, qu'ils avaient eu à lire Magnan … avec un (bon) dictionnaire à portée de main.  On peut bien entendu me rajouter à cette petite liste.

Inconnue, la biographie de Pierre Magnan me le resta quelques années, me semble-t-il. La publication de L'homme rejeté (éd. Fayard - 1979) permit de lever un premier coin du voile. Ce texte révélait en effet une partie essentielle du récent passé professionnel de Pierre : il avait travaillé vingt-sept ans dans une compagnie de transport frigorifique …avant d'en être, pour (sa) plus grande chance, licencié  économiquement en 1976, à l'âge de 54 ans. Il allait donc en profiter pour se lancer dans l'écriture du Sang des Atrides.

Je ne me souviens plus très bien par contre comment j'appris l'existence de cinq romans antérieurs à la publication des Atrides que Pierre avait successivement publiés dès l'année 1946 à la sortie de la guerre. Peut-être tout simplement à la lecture de la revue des Alpes de lumière (note 1) dans laquelle figure pour la première fois une bibliographie intégrant ces cinq volumes. Ce que je sais, c'est que (même s'il me fallut bien du temps pour y parvenir) je fus le premier à réunir l'ensemble de ces livres oubliés (sinon cachés) que Pierre me dédicaça successivement … avec de plus en plus de curiosité pour mon obstination, accompagnant cependant chacune de ces trouvailles de quelques sentences désenchantées.

Pierre finira cependant par accepter une nouvelle publication de trois de ces cinq romans, prenant soin cependant de réécrire intégralement son Périple d'un cachalot (éd. Denoël - 1993). Une démarche bien peu courante, on en conviendra. Elle atteste néanmoins de son attachement pour l'histoire de ce livre, qu'il avait commencé à écrire en 1938 … alors qu'au Contadour Giono travaillait à la première traduction intégrale de Moby Dick en français.

(8) Chronique d'un château hanté - éd. Denoël - 2008

9) Dictionnaire des littératures policières - Joseph K. éditeur -Tome II - Oct. 2000. Sous la direction de Claude Mesplède.

Pierre Magnan

Sur le site de la galerie, quatre articles de Gérard Allibert :
 
 
Serge Fiorio, de la tige du noisetier aux neiges éternelles, sur ce lien.
 
* Sous la ville rouge et autres textes de René Frégni, sur ce lien.
Les sculptures de Dominique Périersur ce lien.
* L'univers singulier de Katia Botkine, sur ce lien.

 

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