Gilberto Bosques, consul du Mexique à Marseille : "Ici-Même", près du Boulevard Longchamp PDF Envoyer
Choses lues, choses vues
Mercredi, 10 Avril 2013 21:22
gilberto Bosques
1940,  le consul Gilbert Bosques remonte la Canebière (archives Laure Bosques).
A propos de Gilberto Bosques, sur ce lien, on peut écouter en podcast. une chronique radio de sept minutes réalisée à Marseille par Web-Radio Zibeline. 

... Ce fut une opération baptisée Ici-Même 2013 par l'historien Robert Mencherini, le Goethe Institut, Ulrich Fuchs et l'équipe de Marseille/ Provence 2013. Elle permettait de marquer, à même le sol du centre ville, cinquante-et-un lieux et événements significatifs des années de la seconde guerre mondiale. Sur les trottoirs phocéens, avec des tracés qui ressemblent aux écritures à la craie des écoliers, on découvrait en quelques lignes l'évocation de plusieurs faits que la mémoire collective risquait d'effacer. Par exemple, dans l'énigme d'un lieu, boulevard de Paris, Ici-même, dans la proximité de la gare d'Arenc, on s'interroge, des documents photographiques peuvent nous aider. On tente d'imaginer et de se remémorer l'inadmissible journée du 24 janvier 1943 : des convois conduisaient à Compiègne, par voie ferrée, 1662 personnes dont la moitié était juive, tandis que d'autres wagons emmenaient vers les camps de Fréjus 15.000 habitants expulsés du quartier du Vieux Port qu'on allait détruire.

Au n°5 de la Canebière (près de l'entrée de l'hôtel Oceania, qui s'appelait autrefois Hôtel Moderne) pendant les années quarante, Jean Moulin surgissait quelquefois, il réservait une chambre. Incognito et à plusieurs reprises, il  venait prendre des contacts à Marseille. Près du quai des Belges, une seconde inscription mentionne les parages du Bar du Brûleur de loups qui fut l'établissement où se retrouvaient les surréalistes et leurs amis.

Après quoi on se rend au pied d'un immeuble du 15  square Stalingrad, à quelques dizaines de mètres de la fin du boulevard Longchamp. Après avoir été domicilié sur le boulevard Madeleine (aujourd'hui, boulevard de la Libération) un personnage de magnifique envergure qu'il faut se hâter d'intégrer dans notre mémoire et nos interrogations, le consul du Mexique Gilberto Bosques avait installé ses bureaux dans ces étages.


gilberto bosques
Affiche du documentaire de Lillian Liberman, 112 minutes, un entretien avec le Consul.


Son histoire ne nous est pas encore familière : une poignée d'historiens, ses deux filles ainsi qu'un éditeur basé à Marseille nous aident à mieux l'appréhender. Pour accorder des aides alimentaires ou bien juridiques, trouver et transformer des lieux d'hébergement comme les bastides de Montgrand et de La Reynarde, affréter des embarcations, fournir des visas et des billets aux républicains espagnols, à des membres des Brigades internationales ainsi qu'à des réfugiés politiques de plusieurs nationalités, Gilberto Bosques avait fait de cet immeuble la plate-forme de son immense travail quotidien. Il partageait une partie des étages avec le consul du Japon qui abritait aussi ... des espions nazis. A partir des bureaux d'émigration du Cours Joseph Thierry, des milliers de réfugiés - les estimations actuelles dépasseraient le chiffre de 20.000 personnes - échappèrent à la pénurie et aux violences. Parmi les passants considérables qui bénéficièrent des secours du Consulat, on mentionnera le photographe Walter Reuter, Walter Gruden qui fut le compagnon et collectionneur de Remedios Varo, la philosophe Maria Zambrano, la traductrice Maria Sten, Mario Montagnana, l'un des fondateurs du Parti Communiste Italien qui fut interné au camp du Vernet d'Ariège ainsi qu'aux Milles, des écrivains comme Max Aub, Alfred Kantorowicz, Egon Erwin Kisch, Jean Malaquais, Benjamin Péret ainsi qu'Anna Seghers qui fut accompagnée au Mexique par son mari et ses deux enfants (fils d'Anna Seghers, Pierre Radvanyil a plusieurs fois eu l'occasion de donner son témoignage à propos de cet épisode).

Gilberto Bosques était l'une des personnes envers qui le président Lazaro Cardenas - l'homme qui avait su accueillir Léon Trotsky au Mexique - éprouvait une totale confiance. Curieusement, le souvenir de ce personnage capital n'est pas encore prégnant en France. Notre ignorance est grande. Il a fallu attendre le milieu des années quatre-vingt du dernier siècle, l'exposition de Germain Viatte et de la Vieille Charité consacrée à La Planète affolée pour que l'on commence à comprendre qui fut Varian Fry : les temps d'aujourd'hui nous permettront d'appréhender qui pouvait être ce consul du Mexique et ce qu'il aura réalisé. Il naquit le 20 juillet 1892. Avant de choisir la carrière diplomatique, il fut député, journaliste et homme d'édition. Bosques fut une silhouette d'une exceptionnelle longévité. Grand ambassadeur de l'après-guerre - il représenta son pays au Portugal, en Finlande, en Suède ainsi qu'auprès de Cuba et de Fidel Castro - Gilberto Bosques mourut en 1995 : il avait 103 ans. En Autriche où une rue de Vienne porte son nom, ainsi qu'au Mexique, on va jusqu'à comparer son action à celle d'Oskar Schindler.

ici-même consul Bosques
Ici-Même, devant l'immeuble du Consulat, 15 square Stalingrad (photographie de Philippe Rouzaud).

Une toute première publication en France est réalisée à propos de Gilberto Bosques. La belle surprise de cette publication nous est fournie par les éditions de L'Atinoir qui sont dirigées à Marseille par un grand lecteur du roman policier latino-américain, le libraire et traducteur du n° 4 de la rue Barbaroux, Jacques Aubergy. En haut de la Canebière, il faut aller derrière les Réformés, au commencement de la rue Thiers, découvrir les choix de sa boutique de livres : mutatis mutandis, la librairie de Jacques Aubergy peut un instant faire songer, en version minuscule, à La Joie de Lire de François Maspero, telle qu'on pouvait la voir autrefois à Paris, rue Saint-Séverin.
 
Les éditions et la librairie de L'Atinoir ont publié en juin 2013 deux ouvrages consacrés à l'action de Gilberto Bosques à Paris et à Marseille. Membre du Centre de recherches ibériques et ibero-américaines de l'Université Paris Ouest Nanterre La Défence, l'hispaniste Gérard Malgat donne à lire une monographie Max Aub et la France ou l'espoir trahi, ainsi que Gilberto Bosques, la diplomatie au service de la liberté / Paris-Marseille 1939-1942.

Jacques Aubergy, L'Atinoir
Jacques Aubergy, dans sa librairie et maison d'édition de L'Atinoir, 4 rue Barbaroux, Marseille.

Commencée pendant l'été de 1940, l'aventure de l'équipe du consul Bosques s'acheva en novembre 1942. Dans l'après-midi du 12 de ce mois - l'occupant allemand s'était emparé de Marseille - des militaires font irruption dans les bureaux de la délégation mexicaine. Les trois couleurs du drapeau mexicain, son aigle qui dévore un serpent et ses cactus, vont cesser de flotter au-dessus du porche du 15 cours Joseph Thierry. La famille de Gilberto Bosques, son épouse, María Luisa Manjarrez et leurs trois enfants -  Laura María, María Teresa et Gilberto Froylán âgés de 17, 16 et 14 ans - ainsi que les 43 membres du personnel du Consulat sont transférés à Amélie-les-Bains. Après quoi, les proches de Gilberto Bosques sont assignés à résidence près du Rhin et de Bonn, dans un hôtel-prison de Bad Godesberg. Un échange de prisonniers permettra leur libération : après treize mois de rélégation, Gilberto Bosques fait retour au Mexique.

Grâce au reportage d'un journaliste, Gérard Malgat raconte l'arrivée de Gilberto Bosques à la gare de Buenavintura de Mexico, le 16 mars 1944. Cette séquence donne le frisson, elle vaut un fragment d'épopée: "Ce fut un moment émouvant, plus de trois mille visages – de personnes âgées, d’hommes, de femmes, d’enfants, se massèrent, impatientes, dans le long couloir de la gare. Lentement, poussivement, la locomotive arrivait. Deux, trois coups de sifflets et le convoi noir, majestueux roula sur les rails. Alors un millier de voix lança un "vive le professeur Bosques ! " bouleversant, dramatique, immense. Trois drapeaux – deux mexicains de part et d’autre et le drapeau républicain rouge, jaune d’or et violet au centre, s’agitèrent en tremblant quand leurs porteurs les hissèrent".

Varian Fry, Anna Seghers et Simone Weil.

L'itinéraire d'Ici-Même 2013 a toutes sortes de vertus,  l'histoire n'est certes pas uniquement affaire d'archives, de livres et de témoignages : tenter de  se représenter ce que fut le passé implique toutes sortes de voyages et d'exercices d'attention, la connaissance intime d'un territoire. Par exemple, une fois descendu l'escalier de la gare Saint-Charles, on parvient devant les locaux de l'actuel CRDP qui fut primitivement, sur le boulevard d'Athènes, l'hôtel Splendide Varian Fry vécut les premiers jours de son implantation marseillaise.

En bordure du cours Belsunce et tout près de l'Alcazar, entre rue du Tapis Vert et rue du Petit Saint Jean, on découvrira le 3 de la rue du Relais, à présent méconnaissable puisque complètement restauré. On y trouvait voici peu les étages d'un petit hôtel, son enseigne survécut longtemps : l'hôtel Au mage fut la pension sommaire où vécurent Anna Seghers et ses deux enfants. Dans l'un des textes d'Ici-Même, on lit cet extrait de Transit qui synthétise le rôle joué en 1940 par la configuration marseillaise : "C'est ici que toujours les bateaux avaient levé l'ancre, juste à cet endroit-là, parce qu'ici finissait l'Europe, parce qu'ici commençait la mer. C'est ici, c'est à cet endroit-là, que toujours s'était dressée une auberge, parce qu'ici la route se jetait dans la mer".

escalier
Boulevard d'Athènes, le premier lieu d'établissement du CAS de Varian Fry, emplacement actuel du Crdp.

Certains lieux ou personnalités sont moins célèbres et tout aussi considérables. Tels sont les cas de deux médecins qui prirent une part active à la Résistance. Robert Mencherini nous invite à songer à deux discrètes figures, des profils perdus infiniment précieux. Le 67 rue de Rome fut le domicile du Docteur Recordier, un proche ami d'Henri Frenay. Pour sa part, le Docteur George Rodocanachi vivait au 21 de la rue Roux de Brignoles. Il fut arrêté par la Gestapo le 25 février 1943.  Transféré à Compiègne en janvier 1944, il fut déporté à Buchenwald où il mourut au printemps.  Il travaillait pour la filière Pat Line d'Ian Garrow qui fraya les départs de nombreux membres de l'armée anglaise. Le docteur Rodocanachi délivra des centaines de faux certificats médicaux qui facilitèrent le départ de réfugiés juifs vers les Etats-Unis : sa trajectoire est racontée avec beaucoup de précision par son épouse Fanny Vlasto sur ce lien du site de Christopher Long.

Les qualités de cette opération autour des lieux et des personnages des années 40 de Marseille sont indéniables. Mon très vif regret sera tout de même que dans un environnement énormément chamboulé par les chantiers d'Euroméditerranée, un autre pochoir d'Ici-Même 2013 n'a pas été tracé dans les parages de la place Jules Guesde, à propos de la rue des Treize escaliers qui fut le siège de la coopérative des Croque-Fruits, autrefois animée par Sylvain Itkine.

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Une photographie de Rémi Leroux, prise avant que ne disparaisse la plaque de la rue des 13 escaliers.

En revanche, le souvenir du séjour de la philosophe Simone Weil est finement évoqué. Grâce à deux marquages. Le 35 de la rue Edmond Rostand, siège du couvent des Dominicains où le Père Joseph-Perrin la recevait. Près de la plage, au 8 de la rue des Catalans, Simone Weil habitait un appartement en compagnie de ses parents. Un peu avant son départ, sur le livret d'or des Cahiers du Sud, elle avait voulu le 5 août 1941, que Jean et Marcelle Ballard "gardent une trace du passage de quelqu'un qui se sentait chez soi à Marseille, au moment où tant de gens s'y sont crus exilés".

Alain Paire

Plus d'informations sur le site  www.ici-meme-2013 fr où sont répertoriés et détaillés les 51 lieux de l'itinéraire.

Une exposition Gilberto Bosques, dernier refuge du Mexique, est programmée par l'Académie des Arts de Berlin, du 3 décembre 2012 au 14 avril 2013 (cf sur ce lien, renseignement fourni par Sabine Günther, association Passage & Co). Cf aussi le documentaire de 112 minutes Visa pour le paradis, un entretien de Bosques avec Lillian Liberman.

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Photographie de Daniela Friebel, exposition Gilberto Bosques à l'Académie des Arts de Berlin.


Une journée Gilberto Bosques fut consacrée au consul mexicain en octobre 2013, pendant le colloque La culture de l'Europe en exil, 1940-1945 qui se déroule à Marseille et au camp des Milles, sous l'égide de l'association Varian Fry-France et de Marseille-Provence 2013 : le 11 octobre, aux Archives départementales des Bouches du Rhône, ce colloque accueillait en partenariat avec l'association Provence Mémoire du Monde Ouvrier, Gérard Malgat, Robert Mencherini, les deux filles du consul, Laura Bosques et Maria-Teresa Mock-Bosques, 

Mélanie Berger-Volle, résistante autrichienne incarcérée aux Baumettes et évadée,

Elvira Pajetta, italienne, fille de Giuliano Pajetta, résistant italien en France et en Italie, déporté, titulaire d’un visa mexicain, ainsi que des descendants de membres du Groupe des Travailleurs étrangers (GTE) des mineurs espagnols de Meyreuil.


Pendant Linz 09 capitale de la culture dont il avait la responsabilité, Ulrich Fuchs avait expérimenté, dans le cadre d'une opération intitulée In Situ, un itinéraire analogue à Ici même 2013. 63 jalons avaient été repérés, des inscriptions furent rédigées sur les emplacements où s'étaient déroulés la terreur nazie ou bien des actes de résistance. L'objectif était de traduire les résultats des recherches sur l'histoire d'une ville dans des modèles narratifs et artistiques accessibles à un large public.

Les vendredi 14 et samedi 15 juin, au Mucem de Marseille, deux soirées furent consacrées à Marseille-Transit avec les participations de Laurence Bertrand-Dorléac, Jean-Marie Guillon, Fabrice Maze et Gérard Malgat. Ces deux soirées étaient coordonnées par Thierry Fabre et Alain Paire. Des extraits du Dvd Jacques Hérold de Seven-Doc et Fabrice Maze, une projection du film Transit de René Allio et un montage de chansons des années 40 complétaient cette programmation du Mucem : en 1940, dans un contexte infiniment dramatique, Marseille était capitale de la culture.

Cette double programmation fut annoncée par Robert Mencherini, Thierry Fabre et Ulrich Fuchs, vice-président de Marseille / Provence 2013,  jeudi 24 janvier 2013 au Pavillon M.  On en trouve l'écho et le commentaire sur ce lien du site Dézabuzzé.

Ici-meme, soirée du Pavillon M
A. Paire, Thierry Fabre et Robert Mencherini, Pavillon M, jeudi 24 janvier (photo Le meilleur de Marseille).
 

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