Avril-Juin 1940 : le peintre Henry Gowa à Lambesc et au camp de Saint-Nicolas PDF Envoyer
Choses lues, choses vues
Mardi, 09 Avril 2013 11:25

Henry Gowa

La Marche de Saint-Nicolas, peinture d'Henry Gowa, 27 juin 1940.

Cette histoire est faite de bribes : des échos lointains, de rares images, des documents administratifs, des chercheurs et des témoins dessinent une trame qui se précise quelquefois. A côté du camp des Milles et de sa dramatique histoire qu'on appréhende à présent assez complètement, il y eut dans les Bouches-du-Rhône ce que l'historien Robert Mencherini appelle la galaxie des camps d'internement des années 1939 / 1940 : pendant ces sombres années, plusieurs lieux, toute sortes de micro-épisodes façonnent les destins infiniment contrastés des ressortissants principalement allemands et autrichiens, des exilés qu'une Troisième République intolérante et xénophobe considérait comme des "indésirables" et des "ennemis potentiels".

 


A Lambesc, une exposition qui sera inaugurée le 8 juin 2013, plusieurs manifestations et publications, ainsi qu'une magnifique acquisition, la donation d'un dessin d'Henry Gowa, dûment daté et localisé, permettent de mieux comprendre la brève histoire d'un camp d'internement dont la mémoire risquait de s'éteindre. Deux publications, le livre pionnier d'André Fontaine à propos du Camp d'étrangers des Milles (Edisud,1989 ) ainsi que Zone d'ombres (1990, un collectif dirigé aux éditions Alinea par Jacques Grandjonc et Theresa Grundtner) avaient mentionné les contours de cette courte séquence : le camp de Lambesc fonctionna pendant quelques semaines, entre le 18 avril et le 22 juin 1940. Menées principalement dans les archives départementales des Bouches du Rhône (en particulier dans le centre aixois des archives, avec l'aide de Rémy Bouder), les recherches de l'historienne Claire Lutrin-Le Pors se sont concrétisées à la faveur de l'édition en juin 2012 d'une plaquette qui restitue l'essentiel des connaissances qu'on peut rassembler à propos du camp d'internement de Lambesc.

Camp de Lambesc : 343 internés.


En 1940, un peu moins de 2.000 habitants sont recensés à Lambesc qui fut par ailleurs le lieu de naissance d'un ami de Van Gogh, le facteur Joseph Roulin (1841-1903). Le village vivait principalement grâce à l'agriculture et la petite industrie de la converse : il compte trois conserveries dans son agglomération. Ces conserveries ont pour nom Gillet & fils, Ours ainsi que Barbier & Dauphin. La première d'entre elles est réquisitionnée pour abriter les internés qu'on ne garde plus dans la Tuilerie des Milles, provisoirement fermée le 18 avril 1940.


Claire Lutrin indique que le commandant du camp, le capitaine Charles Goruchon (1891-1961) conduit le transfert officiel depuis Les Milles jusqu'à la conserverie Gillet & fils qu'on appellera plus tard conserverie Beaudoux & Cie. Plusieurs centaines de prisonniers et une centaine de gardes rejoignent Lambesc ; on suppose que ces hommes sont arrivés au village par le train, grâce à la ligne de chemin de fer qui reliait Aix-en-Provence et  Salon. Les internés sont logés parmi les étages de l'usine ;  lorsqu'ils ne sont pas de garde, les officiers ont domicile chez l'habitant. La conserverie Gillet & fils se situe à quelques centaines de mètres de la mairie, route de Caireval : ses locaux sont aujourd'hui en grande partie détruits, des logements et des parkings occupent son emplacement. Le mess des officiers est en face de la mairie, sur l'emplacement de l'actuel syndicat d'initiative ; les internés prennent leurs repas à l'usine Barbier-Dauphin qui se trouvait sur l'actuelle place du marché.

 


Il est extrêmement difficile de reconstituer ce que fut entre avril et juin la vie quotidienne des internés. La conserverie n'existe plus, une épaisse chape de silence a longtemps recouvert cet épisode de la Seconde guerre mondiale. On ne dispose pas, comme c'est le cas pour les Milles d'un récit comme Le Diable en France de Lion Feutchwanger. Les internés "les plus prestigieux" des Milles, ceux que l'on retrouve fin juin dans la Tuilerie et dans le Train des Milles (Max Ernst ou bien Franz Hessel) n'ont pas connu Lambesc. On peut conjecturer que la vie à Lambesc est un peu moins rude qu'aux Milles : l'âcre poussière rouge des briques n'accapare pas les poumons des exilés, la nourriture est médiocre. Des dessins montrent des paillasses superposées, un regroupement en dortoirs ; il y a des points d'eau au rez- de-chaussée, des commodités et un arbre dans la cour, les malades sont envoyés au Couvent des Religieuses de Saint Thomas de Villeneuve. Ce qui demeure prégnant, c'est l'absence des femmes, la grande promiscuité infligée aux hommes, les arrivées et les départs. Tout reste profondément anxiogène : l'absurdité de la situation (au nom de quel aveuglement bureaucratique, des étrangers pour la plupart anti-nazis sont-ils devenus des suspects ?), le manque d'informations et de contacts avec l'extérieur, l'angoisse quand on songe à la venue prochaine dans le Midi des troupes allemandes n'ont pas de cesse.

camp de lambesc
lambesc3
Un rare document, découvert par l'Assocation Philatélique du Pays d'Aix :  depuis Lambesc, une carte postale du soldat Gikstein, 22 avril 1940.  

A défaut de visages, pour donner avec autant d'exactitude que possible des noms et des identités aux internés et pour entrevoir ce que fut leur histoire, Claire Lutrin a effectué un long et minutieux travail de déchiffrement. Sur douze pages de sa plaquette, on découvre un tableau récapitulatif qui consigne un maximum de renseignements pour chaque personne qui fut détenue à Lambesc. A partir des documents conservés aux Archives Départementales, elle établit sans bavardages ni contournements le séjour à Lambesc de trois-cent quarante-trois internés. 179 étaient de nationalité allemande, 128 étaient autrichiens. A quoi s'ajoutaient 25 hommes de "nationalité inconnue" : 8 polonais, 1 russe, 1 tchèque et 1 apatride, "né dans la partie russe de la Pologne". 226 d'entre eux ont moins de 40 ans. Le plus jeune interné a 18 ans, le plus âgé en a 63. Les plus aisés parmi les internés autrefois pensionnaires des Milles sont pour la plupart parvenus à partir pour l'étranger, les moins fortunés sont restés dans les camps. Parmi ceux qui passent par Lambesc, 79 hommes  ont servi dans la Légion étrangère, 32 d'entre eux ont été médaillés. Il faut également pointer dans cette documentation administrative, le fait que fut ajouté sur 21 fiches la mention "israélite".

Document Lambesc
Dans l'exposition élaborée par Alain Astaud et Tiphaine Prélat-Motta, un document qui signifie la liberté pour un  interné de Lambesc. Richard Bettelheim était né le 20 octobre 1895, à Vienne. Libéré le 10 mai 1940, il se rend au Centre Spécial d’Embarquement de Marseille où il est autorisé à résider jusqu’à son départ pour Cuba (Archives départementales des Bouches-du-Rhône).

Dans l'ultime chapitre de sa plaquette, Claire Lutrin s'interroge  : Que sont devenus les internés ? quelle mémoire Lambesc a gardé de ces hommes ? La fonction du camp de Lambesc ne fut pas primordiale, les Milles rouvrent le 12 mai 1940 : Lambesc permet le désengorgement des effectifs, huit des internés lambescains rejoignent la Tuilerie. Par la suite, à partir de 1942, 29 internés de Lambesc seront déportés : 23 à Auschwitz, 4 à Maidenek et 2 sans destination claire. Né en 1894, l'autrichien Stefan Koditschek s'engage à Lyon dans les réseaux de résistance de Lyon avec sa femme et son frère. Stefan échappe de peu à la Gestapo, son frère est arrêté, torturé et déporté à Buchenwald où il est mort. Songeant au village de Lambesc, Claire Lutrin conclut ainsi son ouvrage : "Le crime n'est pas d'avoir accueilli le camp. Il est d'en taire le souvenir et d'en dénier l'existence. Il est de condamner ces hommes à une mort définitive. L'oubli est la pire des morts. A travers notre souvenir, ils vivent encore".

Hermann-Henry Gowa (1902-1990)

Au camp de Lambesc, on identifie aussi parmi les internés la présence d'un musicien, d'un chanteur et d'un chef d'orchestre. Dans son ouvrage Lettres des internés du camp des Milles, Guy Marchot mentionne les séjours de deux écrivains-journalistes, Oswald Hafenrichter et Werner Rings. A quoi s'ajoutent six peintres : Bettelheim, Edzard, Kreisler, Schieffer, Tischler et Gowa.


Parmi ces "intellectuels", Hermann-Henri Gowa est un nom qui nous est devenu familier, tout d'abord grâce à l'ouvrage d'André Fontaine où l'on aperçoit les reproductions de deux de ses dessins aquarellés de format 21 x 27 cm (un carnet entier de vingt-deux dessins et aquarelles de Lambesc est en possession du Musée juif de Francfort) : ces images représentent l'intérieur du camp ainsi que le petit métier de cireur de chaussures. Une stèle-témoin prend place dans le parcours du Site-Mémorial du Camp des Milles, des catalogues et une publication de Jean-Albert Cartier aux éditions Pierre Caillier (1956) sont consacrés à ce peintre. Parce que le prénom d'Hermann évoquait fâcheusement Goering, Gowa avait préféré qu'on l'appelle Henry.


Dans l'ouvrage collectif Les barbelés de l'exil (Presses Universitaires de Grenoble, 1979) Gilbert Badia a composé pour Gowa l'un des chapitres de ses Trois destins d'émigrés. Son étude évoque tout d'abord le livre ultime de l'écrivain et homme de théatre Walter Hasenclever qui se suicida aux Milles, le 21 juin 1940. Dans son autobiographie Les Hors-la-loi, Hasenclever fait de Gowa l'un de ses personnages majeurs : le peintre apparaît sous le nom de Golo. Gilbert Badia indique que pendant l'avant-guerre, Henry Gowa s'était bien intégré dans le Midi de la France. Né à Hambourg le 25 mai 1902, issu d'une famille juive qui possédait depuis trois siècles une importante papeterie, Gowa avait suivi des études d'histoire de l'art et de philosophie à Munich. Dans son pays natal, dés l'âge de 23 ans, il  avait imaginé des décors pour des pièces de théatre et commencé à exposer. En 1933, trois mois après l'accession d'Hitler au pouvoir, il décide d'émigrer en France. En 1935, la société des Beaux-arts de Nice lui donne possibilité d'exposer ses tableaux, il trouve du travail en tant que décorateur pour des maisons privées de la Côte d'Azur. Divorcée de sa première femme qui était allemande, Gowa rencontre en 1938 Annie Roussel qui est également peintre : il l'épousera en septembre 1940, trois enfants, Patrick (1942-1989) Chantal (1944) et Anne-Sabine (1947)  naîtront de leur union.

 

Walter Hasenclever

Walter Hasenclever (1890-1940), un proche ami de Gowa.


On peut recomposer dans ses grandes lignes le sort réservé à Henry Gowa pendant les années 1939 / 1940. Le 5 septembre 1939, en même temps que Walter Hasenclever et Ferdinand Springer, il se présente au Fort Carré d'Antibes, un camp improvisé où  l'on dort à la belle étoile et dont il est libéré le 25 septembre. Après quoi, on retrouve sa trace, tout d'abord à Lambesc, ensuite au camp des Milles et puis dans le Train-fantôme qui s'en va vers Bayonne le 22 juin 1940. L'odyssée du Train des Milles s'achève quelques jours plus tard : le convoi rebrousse chemin, il est ensuite stoppé en rase campagne, dans la proximité de Nîmes. Les passagers du train effectuent une longue marche parmi les garrigues, vers un autre camp où l'on se hâte de décharger des bottes de paille et des tentes marabout. Cette longue marche jusque vers le château de Saint-Nicolas dans le Gard est magistralement transposée dans une toile peinte par Gowa le 27 juin 1940, sa reproduction figure au début de cet article. 

 

Henry Gowa avait par ailleurs raconté  à l'historien Klaus Voigt (page 107 de Zone d'ombres, collectif dirigé par Jacques Grandjonc et Theresia Grundtner) que la physionomie du personnage central d'une autre de ses toiles, Les naufragés, lui avait été inspirée par le visage et l'histoire d'un commerçant viennois rencontré à Saint-Nicolas-du-Gard.

 

Henry Gowa naufrages

Les Naufragés, huile sur toile d'Henry Gowa.

Libéré des camps, Gowa retrouve dans la région de Nice son épouse Anne. Il expose ses tableaux à la galerie Muratore et travaille de nouveau comme décorateur pour des films, notamment avec Henri Alekan. L'arrivée des troupes allemandes en septembre 1943 l'oblige à prendre la fuite : sa femme est interrogée par la Gestapo, il s'en va se cacher dans un village perché de l'arrière-pays, Le Broc où il reviendra beaucoup plus tard, en 1955 pour élaborer la maquette des vitraux de la chapelle. En 1946, Gowa fera retour en Allemagne, il dirige l'école des Beaux-Arts de Sarrebruck. Sa carrière est solide, son travail est salué par des articles d'Abel Gance et de Franz Maserel, il réalise des expositions à Paris, Munich, Strasbourg, Menton, Hambourg et Berlin. Sa mort survint à Munich le 23 mai 1990, son oeuvre fut représentée en France par la Galerie Ver-Vert Montparnasse de Mad et Jean-Claude Benoit qui avait organisé à Vichy, en 1987, une exposition de Gowa. Pour cette circonstance, Gowa s'était rendu depuis Munich jusque vers l'Allier où il fut conduit en voiture par un jeune ami, en dépit de très grandes difficultés (pour les dernières années de sa vie, il avait accepté d'être amputé de deux jambes).

 

Gowa_Portra

Dessin d'Henry Gowa, Lambesc, mai 1940 : don de Béatrice Gowa-Schneidereit.

Grâce au grand travail  mené à Lambesc par Alain Astaud et Tiphaine Prélat-Motta qui présentent du 8 au 23 juin 2013 une exposition intitulée Lambesc et son canton 39-45 : chronique des années sombres, le fil lointain des relations de Lambesc avec Gowa vient d'être miraculeusement renoué. La municipalité de Lambesc, le maire Jacques Bucki et son adjointe chargée de la culture, Jocelyne Motta ont effectué des démarches auprès de Béatrice Schneiderreit qui fut la dernière élève et assistante de Gowa. Cette dernière a su retrouver parmi les cartons de son maître une émouvante relique : un dessin de format 21 x 36 cm, le portrait de l'un des compagnons d'infortune de Gowa vient d'être généreusement donné à Lambesc. Pour l'heure, ce portrait de grande finesse n'a pas pu être identifié : son nom figure parmi les 343 internés recensé par Claire Lutrin. Plus de 70 ans après sa réalisation, cette pièce signée et datée par l'artiste figure à présent dans l'exposition qui se déroule dans la Salle des associations ; cette merveilleuse découverte sera vraisemblablement versée dans les collections du musée de Lambesc.


Alain Paire.


Du 8 au 23 juin 2013, plusieurs expositions, des conférences-débats, des projections de films, un spectacle de théatre sont programmés par la municipalité de Lambesc, avec le concours de l'association Résister aujourd'hui. Mercredi 12 juin, commémoration de l'attaque du maquis de Sainte-Anne, organisée par le syndicat inter-communal du Monument aux héros et martyrs de Sainte Anne.


L'exposition Lambesc et son canton 39-45 : chronique des années sombres est issue des recherches et rédactions d'Alain Astaud, biographe et Tiphaine Prélat-Motta, historienne.

 

Deux livres : Lambesc, la mémoire oubliée par Claire Lutrin-Le Pors, édition Tourne la Page et Lettres  des internés du camp des Milles par Guy Marchot, préfaces d'Yvon Romero et Alain Chouraqui.

 

Lambesc_Affiche

 


 

Gazette

Seize aquarelles de Cézanne : la collection d'Henry Pearlman

Paul Cézanne | Lundi, 28 Juillet 2014

News image

  Paul Cézanne, La bouteille de cognac, 1906, aquarelle et mine de plomb sur papier velin, 48 x 62 cm. Article paru dans La Provence, mardi 29 juillet 2014. Henry...

Lire plus

Henry Pearlman : portrait rapide d'un collectionneur

Choses lues, choses vues | Dimanche, 27 Juillet 2014

News image

  Article paru dans La Provence, mercredi 30 juillet 2014. Deux formules pour introduire cet article : "Raconte-moi ta collection, je te dirai qui tu es". Et puis, cette parole...

Lire plus

Henry Pearlman, une passion pour Soutine

Choses lues, choses vues | Dimanche, 27 Juillet 2014

News image

Autoportrait, Chaïm Soutine, collection Henry Pearlman. Article paru dans La Provence, jeudi 24 juillet 2014.   Pour découvrir les sept toiles de Soutine qui figurent dans cette collection, il...

Lire plus

Edgar Degas : "Après le bain, femme s'essuyant"

Choses lues, choses vues | Samedi, 26 Juillet 2014

News image

Article paru dans La Provence, édition d'Aix, mercredi 23 juillet 2014 Sa pose est déconcertante. Son apparition procède d'une très vive sensation. Elle révèle un très fort désir et...

Lire plus

"La Diligence de Tarascon" : une toile de Vincent Van Gogh qui voyagea jusqu'en Uruguay

Choses lues, choses vues | Vendredi, 25 Juillet 2014

News image

  Article paru dans La Provence, édition d'Aix, lundi 21 juillet. Jusqu'en 1950, date de son arrivée dans les bureaux de Manhattan, cette huile sur toile, 72 x 92 cm,...

Lire plus

Jean Cocteau, un portrait par Modigliani

Choses lues, choses vues | Jeudi, 24 Juillet 2014

News image

Article paru dans La Provence, vendredi 25 juillet 2014. On l’aperçoit sur les banderoles du Cours Mirabeau et sur les affiches. Efflanqué, point immédiatement reconnaissable et pas vraiment séduisant...

Lire plus

Toulouse-Lautrec : "Messaline", les coulisses d'un opéra

Choses lues, choses vues | Mercredi, 23 Juillet 2014

News image

Article paru dans La Provence, dimanche 27 juillet 2014. Chaque fois que c'est possible, Henry Pearlman déploie une stratégie originale. Quand un peintre le requiert, la première toile qu'il...

Lire plus

"Jeune femme au chapeau rond", un portrait par Manet

Choses lues, choses vues | Mardi, 22 Juillet 2014

News image

  Article paru dans La Provence, samedi 26 juillet 2014. Du vivant de l'artiste, cette toile ne fut jamais exposée. Lorsqu'on la présenta à Londres en 1910, lors d'une exposition...

Lire plus

1953 - 1969, une amitié : Henry Pearlman et Léo Marchutz.

Choses lues, choses vues | Lundi, 7 Juillet 2014

News image

Sur les murs du bureau d'Henry Pearlman, on reconnait les toiles qu'il possédait :  la Diligence de Van Gogh, le portrait de Cocteau par Modigliani, la Citerne de Château...

Lire plus

André Breton et Claude Lévi-Strauss, Marseille/ New York

Choses lues, choses vues | Samedi, 5 Juillet 2014

News image

Portrait d'André Breton, dessin d'André Masson Depuis mars 1941 jusqu'au milieu des années cinquante, beaucoup d'estime et d'amitié, un ardent mélange de connivence et de distance réunirent Claude Lévi-Strauss...

Lire plus

1894-1928 : Antonin Artaud et Marseille

Choses lues, choses vues | Jeudi, 26 Juin 2014

News image

Artaud dans le rôle de Marat pour le Napoléon d'Abel Gance (1927) Sur ce lien on peut visionner Antonin Artaud à Marseille, un film de huit minutes. Au CIPM...

Lire plus

Simone Weil à Marseille. 8, rue des Catalans : "L'écart et la présence".

Choses lues, choses vues | Mercredi, 25 Juin 2014

News image

On trouve sur la chaine Mativi-Marseille, un petit film de sept minutes, sur ce lien,  à propos de Simone Weil à Marseille. Simone Weil et ses parents décidèrent de...

Lire plus

Marseille, année 1940 : Stéphane Hessel croise Walter Benjamin et Varian Fry

Choses lues, choses vues | Mardi, 24 Juin 2014

News image

      Stéphane Hessel, à la Cité du Livre d'Aix-en-Provence, automne 2010, photographie de Patrick Bédrines.   Publié chez Syllepse en avril 2011, le livre de l'historien aixois Robert...

Lire plus

Vauvenargues moraliste, la vie brève, 1715-1747

Choses lues, choses vues | Dimanche, 22 Juin 2014

News image

Portrait fictif de Vauvenargues,gravure du XIX° Ce texte à propos du moraliste Vauvenargues est extrait d'un livre disponible dans les librairies, éditions Images en Manoeuvres (Pollen/ Diffusion) "PABLO PICASSO...

Lire plus

Revue HIPPOCAMPE, dossier "Chambres et imaginaire"

Choses lues, choses vues | Samedi, 14 Juin 2014

News image

Pour cette dixième livraison de la revue Hippocampe, une nouvelle organisation en cinq parties (recherches et idées / création / rubriques : traduction, radio, enquête / notes de lecture / dossier...

Lire plus