Passage à Dieulefit, "En attendant la liberté" : Wols, Henri-Pierre Roché et galerie Artenostrum PDF Envoyer
Choses lues, choses vues
Lundi, 26 Août 2013 10:33

Ivan_Theimer

Ivan Theimer, Poet-Laval, 1971-72, Huile sur toile, 100 X 81 cm. Exposition Le pays des deux lumières, galerie Artenostrum 2012.

Après beaucoup d'années sans reconnaissances précises, des recherches et des articles de presse, le récit d'Anne Vallayes - Dieulefit ou le miracle du silence, éd. Fayard, 2008 et 2012 - une émission de France-Culture de Michel Schilovitz ainsi qu'un film d'Alexandre Fronty de 52 minutes, plusieurs fois et tout récemment rediffusé sur la chaîne Public-Sénat, ont achevé de faire muer notre regard du côté de Dieulefit, cité-refuge discrète et courageuse dont les attitudes et la constance pendant la seconde guerre mondiale font songer au grand exemple du Chambon-sur-Lignon. Des témoins comme Pierre Emmanuel, Emmanuel Mounier et Pierre Vidal-Naquet ont su nous faire comprendre que ce miracle - plus d'un millier de réfugiés échappèrent à la délation, aux déportations et aux persécutions - pouvait procéder de "la banalité du bien", d'une chaîne de solidarité tacitement entretenue par toute une population ainsi que de l'indomptable énergie d'un personnage hors normes, Marguerite Soubeyran, l'animatrice de l'école de Beauvallon. Dieulefit dans la Drôme fut lieu de résistance et de désobéissance civile : sans l'avoir cherché et sans en avoir pleinement conscience, cette cité fut une "capitale intellectuelle et esthétique de la liberté".


Cette contrée de Dieulefit représenta longtemps pour moi ce qui pouvait retentir dans un incipit composé par un grand connaisseur de la poésie et de la peinture du XX° siècle, le bruxellois René Micha qui fut par ailleurs l'un des membres les plus actifs de la revue aixoise L'Arc (1958-1986). Dans les premières pages du Poètes d'aujourd'hui / Seghers consacré à Pierre Jean Jouve, René Micha décrivait le pays, la lumière et les rues, le genius loci de Dieulefit : "Je revois Jouve à Dieulefit, en juillet 1940 ... J'écris ce petit livre à Dieulefit, l'un des lieux que Jouve a aimés. Ville très légère, posée sur les premières marches des Alpes dauphinoises, Dieulefit appartient presque à la Provence. On y voit deux sortes de terres, les unes brûlées, d'un rouge éteint, les autres vertes, deux sortes d'arbres, deux sortes de cieux. Les rochers à vif, les buissons escaladant les pentes, les pierres et les tuiles sont du Midi. Il y fait chaud le jour comme à Nyons, frais la nuit comme à Die. Pierre Jean Jouve y est venu plusieurs fois avant la guerre ;  sa demeure était à l'écart, parmi les collines. Il goûtait ici ce mélange de charme fin et d'aridité cruelle qui l'ont séduit ailleurs : à Salzbourg et à Carona ou Soglio, endroits où l'Italie baroque s'unit à la montagne romantique."

Soixante-dix années après les secousses et les ténèbres de la seconde guerre mondiale, Dieulefit est une cité à la fois distante et attirante, rebelle aux clichés et aux perceptions rapides. On arrive dans une vallée étonnamment verdoyante, on passe devant le village perché de Poët-Laval ; on franchit les eaux du Jabron, peu abondantes en saison d'été. La voiture se gare, on est sur la place du Temple protestant. On emprunte à pied la grande rue dallée qui conduit jusqu'à l'Hôtel de Ville ainsi que vers la seconde place de ce bourg bi-confessionnel : voici l'église Saint Roch ainsi qu'un haut beffroi surmonté par une étrange gargouille. Les Dieulefitois sont gens discrets et silencieux, on ne les appréhende pas facilement. Les vagues de touristes ne sont pas trop nombreuses ni consternantes, la crise affecte des petits commerces aux volets fermés qui cherchent repreneurs : une fois de plus, l'esprit du temps lutte contre l'esprit du lieu. Juste après l'Hôtel de Ville, on découvre la Halle à l'intérieur de laquelle se trouve depuis le 27 juillet et jusqu'au 25 août, l'exposition En attendant la liberté / Refuge, Art et Résistance, Allemagne-Dieulefit, 1939-1945.

Wols, apatride.

Jusqu'à présent, presque rien n'a été programmé de conséquent en matière d'exposition et de publication du côté des artistes qui se réfugièrent dans cet écart des Préalpes. On y fait brièvement allusion dans le précieux abécédaire de L'Art en guerre 1938-1947, une exposition pionnière avait été organisée par le musée de Valence en 1991 : elle regroupait Claire Bertrand, Willy Eisenschitz, Pierre Guastalla, Robert Lapoujade, Etienne-Martin et Wols. Cette fois-ci, un musée de Westphalie est pour partie à l'origine de cette initiative : le catalogue est bilingue, des artistes allemands  en lutte contre le régime hitlérien s'intègrent dans cet ensemble grâce au concours du musée des beaux-arts de Solingen. Quand on feuillette cette publication de 320 pages, on comprend que cette exposition rassemble les efforts de plusieurs acteurs culturels : on rencontre par travaux interposés l'association Patrimoine, Mémoire, Histoire du Pays de Dieulefit, une chercheuse en histoire de l'art, Sabrina Dubbeld dont les contributions à propos de Wols, d'Etienne-Martin, de François Stahly et d'Henri Pierre-Roché sont très éclairantes, les historiens Annette Becker et Bernard Delpal, un universitaire aixois et germaniste, Thomas Keller ainsi que les deux responsables de la Galerie Arte Nostrum, Myriam Bellage et Philippe Bentley.


Wols dieulefit
Wols à Champigny sur Marne, 1951, photographie droits réservés.

Je reviendrai dans un prochain article sur la présence à Dieulefit de Wols dont une série d'aquarelles et de dessins à la plume est présentée dans la Halle de Dieulefit. On découvre dans l'exposition, à propos de Wols, un document qu'on a tout de suite envie d'attribuer à l'une des Justes de Dieulefit, la secrétaire de mairie Jeanne Barnier (1918-2002) qui fut l'auteure de plusieurs centaines de faux-papiers, cartes d'alimentation et sauf-conduits infiniment précieux. Une belle écriture certifie en septembre 1945 (page 272 du catalogue) que "Wols, apatride doit se rendre à Cassis et à Paris pour ses affaires. Avis très favorable à ces voyages. Monsieur Schulge-Wols est d'une parfaite honorabilité et d'une loyauté à toute épreuve à l'égard de la France". Ce papier administratif n'est pas anodin, il efface un malentendu qui aurait pu devenir terriblement dramatique, comme l'indique un fragment du journal intime d'Henri-Pierre Roché daté la fin août 1944 : en notes à propos du couple des Wols, Sabrina Dubbeld précise (page 206) que "le jour de la Libération, Wols et Grety, rendus suspects" ... avaient été ... "surpris par quelques soldats américains venant les fusiller".

Henri-Pierre Roché : "l'art s'inventait sous ses yeux".

Sur le plan artistique, Henri Pierre-Roché est le point majeur de la configuration de Dieulefit, la personnalité qui complète l'ancrage et qui fit basculer l'avenir. Il connaît le couple de Claire Bertrand et Willy Eisenschitz qui sont en relations avec Blanche Reverchon et Pierre Jean Jouve,  il devient un proche ami d'Etienne-Martin, de François Stalhy et de Wols : son rôle d'intermédiaire pour ces trois artistes qu'il soutiendra quand il reviendra à Paris, son amitié et son travail avec le galeriste René Drouin seront décisifs. Dans la biographie de Scarlett et Philippe Reliquet, Henri-Pierre Roché l'enchanteur collectionneur (éd. Ramsay, 1999) le chapitre VI consacré à Dieulefit comporte une trentaine de pages. Il est rappelé que Roché venait d'atteindre un âge que certains prétendent canonique, la soixantaine. Paradoxalement, en dépit de son isolement et de la déprime ambiante, malgré l'absence de son immense compagnon Franz Hessel qu'il n'a pas revu depuis 1933 et dont il apprend le décès en avril 1941, le proche ami de Brancusi et de Marcel Duchamp vit à l'intérieur de la parenthèse de Dieulefit "des années très productrices, régénératrices". Henri-Pierre Roché ne peut pas se distraire : il se concentre sur l'essentiel, entreprend d'écrire la quasi-totalité de son roman Jules et Jim, le chef d'oeuvre qu'il ne cessera pas de retravailler et de repolir jusqu'à sa tardive publication en 1953. Roché est logé dans les combles de la pension Beauvallon où Marguerite Soubeyran, Catherine Krafft et Simone Monnier l'hébergent en échange d'une leçon hebdomadaire d'anglais qu'il dispense aux adolescents : pour ces derniers, et sans qu'on le lui ait demandé, il donne également des cours d'échecs, de gymnastique et de boxe. Et puis, ses amis de Dieulefit en sont la parfaite preuve, l'art s'inventait sous ses yeux : Roché continue de jouer son rôle de grand défricheur,  "il ne se départ pas de sa curiosité et de sa perspicacité artistiques".


Henri-Pierre Roché
Henri-Pierre Roché et sa pie apprivoisée, 1957.

En arrière-plan dans la salle d'exposition de la Halle de Dieulefit, on découvre une photographie de grand format, l'ultime document qui permet d'imaginer l'élaboration de La Vierge au sable d'Etienne-Martin. De loin, sa silhouette monumentale - elle mesurait sept mètres et demi - fait immédiatement songer aux statues d'Abou-Simbel ou bien aux oeuvres qui furent détruites par les Talibans d'Afghanistan. Roché aimait retrouver Etienne-Martin qu'il appelait familièrement "Tienne". Vers midi, une promenade rituelle l'amenait à deux kilomètres de sa demeure de Beauvallon, auprès de la falaise du "Mexique" où Tienne bataillait. Muni d'une simple pioche le sculpteur avait entamé son travail à la fin du mois de mai 1943. Sabrina Dubbeld raconte qu'au début Roché se contentait d'encourager son ami, lui criant sans cesse "Plus haut, plus haut !". Il fut invité à réaliser "la main ouverte en bas". Ensuite, le 29 juin les deux amis attaquèrent ensemble la figuration des pieds. Le romancier fut également chargé de "creuser un peu la rigole de gauche". L'ensemble est achevé le 4 juillet.

Passé / Présent, "Artenostrum".

Animée par Xavier Rockenstrocly et Catherine Dutoit, L'Association Jules et Jim / Les amis d'Henri-Pierre Roché produit régulièrement des rencontres, à Lyon ou bien à la Cinémathèque de Paris. Elle s'était déja rassemblée à Dieulefit en juillet 2003 : André Dimanche m'avait raconté avec quelle joie il avait participé à ce premier colloque Roché où s'étaient retrouvés Giusy De Luca, Marie Desplechin, Blandine Masson, Pascal Ory, Aline Petitier, Antoine Raybaud, Scarlett et Philippe Reliquet, Maud Simmonot ainsi que le cinéaste, ornithologue et bioacousticien Jean-Claude Roché, le fils de l'auteur de Jules et Jim. Dix années plus tard, les proches de cette association se sont de nouveau réunis à Dieulefit, dans les locaux de l'école de Beauvallon, du 5 au 7 juillet 2013. Le thème de leur troisième colloque s'intitulait Vie et oeuvre d'un amateur exemplaire. L'accent fut mis sur les affinités de Roché en matière de musique : ce grand ami d'Erik Satie était proche du groupe des Six, Georges Auric et Albert Roussel mirent en musique les poèmes qu'il avait traduits du chinois. Une table ronde fut organisée par Bruno Tackels afin d'évoquer la disparition de Stéphane Hessel, un concert consacré aux oeuvres composées autour des textes de Roché fut donné à l'église Saint-Pierre par le ténor Damien Top.

Un regret pourtant dans cette évocation de Dieulefit au présent. Sise au Parol, Allée des promenades, en bordure du Jabron et dans la proximité d'un camping où l'on découvre de magnifiques yourtes, la librairie Pré Texte d'Isabelle Cassard qui fut pendant dix-neuf années un lieu de ressourcement et de rencontres pour les livres d'aujourd'hui, du côté des éditeurs inventifs et des petits concerts, vient d'annoncer qu'elle ferme définitivement sa porte : sa participation sous forme de table de livres pendant le colloque Roché ainsi que pendant les Rencontres de correspondances de Grignan fut l'une de ses dernières apparitions.

Il ne faut pourtant pas cultiver la nostalgie. En bordure immédiate du pont qui franchit le Jabron, la galerie Arte Nostrum de Myriam Bellage et Philippe Bentley poursuit depuis 2003 ses activités. La toile peut vous le raconter, Philippe Bentley est revenu à Dieulefit après une carrière de danseur à Monte-Carlo, Bordeaux et New York. Ce chorégraphe est par ailleurs un spécialiste du gothique allemand des XIV et XV° siècles. Parmi les grandes expositions qu'il a construites, il faut mentionner en 2009 une présentation exceptionnelle, dans la Collégiale Saint Barnard de Romans, un ensemble autour de "L'humanisation de l'art gothique". En matière d'art contemporain, il faut souligner qu'il défend une artiste de grand talent, Noémi Adda dont les toiles évoquent les paysages de Truinas. En avril-juin 2011, Philippe Bentley composait avec le concours d'Anne de Staël un hommage à un autre proche de Dieulefit, André du Bouchet : il rassemblait des travaux de Philippe Anthonioz, Geneviève Asse, Gilles du Bouchet, Alberto Giacometti, Michel Haas, Pierre Tal-Coat et Bram van Velde. L'été dernier, en 2012, Philippe Bentley conviait quelqu'un à qui il arriva aussi d'être un apatride : avant de devenir l'auteur de grandes commandes publiques, lorsqu'il quitta en 1968 la Tchécoslovaquie, Ivan Theimer se réfugia pendant plusieurs années dans la proximité de Poët-Laval.


Noemi Adda AuPrintemps116
Truinas au printemps, 2012, huile sur papier de Noémi Adda, 116 x 116 cm, galerie Artenostrum.

Jusqu'au 15 septembre 2013, Philippe Bentley est le commissaire du "Retour dromois" de Pierre Buraglio qui fut pendant onze ans enseignant aux Beaux-Arts de Valence. Trois expositions sont programmées, pour partie avec des prêts d'oeuvres issues des collections du musée de Valence  à la Collégiale Saint Bernard, à la Bourse du Travail de Valence ainsi que dans la galerie Arte Nostrum. A Dieulefit, Pierre Buraglio présente des oeuvres récentes issues de son travail dans son atelier de Maisons-Alfort sur les thématiques du paysage et de l'Historial de la grande guerre de Péronne.  Ses oeuvres sont accompagnées de travaux d'amis drômois, Jacques Clerc, Serge Landois et René Schlosser.


Alain Paire

En attendant la liberté, exposition franco-allemande en partenariat avec le musée des Beaux-arts de Solingen et PMH, Patrimoine, Mémoire et Histoire du pays de Dieulefit. Jusqu'au 25 août, entrée gratuite, la Halle et église Saint-Pierre, Dieulefit. Exposition ouverte tous les jours de 10 h à 12 h et de 15 h 30 à 19 h. Du côté des artistes allemands, on peut voir des travaux de sept artistes, notamment Carll Rabus et Ernst Walsken. Un parcours d'1 h 10, Le chemin des artistes réfugiés, a été composé, renseignements et inscriptions à l'Office du Tourisme. Cf. sur ce lien, un reportage de FR3 Rhône-Alpes.

Dieulefit, village des justes, documentaire réalisé par Alexandre Fronty et Guillaume Loiret peut être consulté sur ce lien, http://www.memoires-histoire.org/fc/viewtopic.php?f=128&t=883 mis en ligne par l'Association PMH, Patrimoine, Mémoire et Histoire du pays de Dieulefit.

Un second film d'Alexandre Fronty, une coproduction de LCP et de la maison de production Zoulou Compagnie à recommander, "Montreuil-Bellay, un camp tzigane oublié". Cf sur ce lien l'intégralité du film ainsi que le blog du découvreur du camp, Jacques Sigot.

Le site de l'association PMH travaille remarquablement sur les thèmes de "L'Autre Résistance" et des "Héros inconnus", en liaison avec Yad Vashem, représentée dans le Midi par Robert Mizrahi. L'association a pour but de sauvegarder le patrimoine invisible, elle donne à lire sur son site de nombreux documents, des articles d'historiens comme Annette Becker et Patrick Cabanel, des images et des compte-rendus : par exemple, à propos d'une table ronde sur Les Justes et les historiens ainsi qu'un rencontre internationale sur la Résistance civile programmée en novembre 2010.

Galerie Artenostrum, ouverte tous les jours à partir de Pâques,  sauf le mardi de 11 h à 12 h et de 15 h 30 à 19 h. Le Parol, allées des promenades, tél 04 75 46 83 30. Site http://www.artenostrum.com.

Par ailleurs auteurs d'un très beau livre Ecouter Haëndel (éd. Gallimard 2011, Collection Connaissance de l'inconscient) Scarlett et Philippe Reliquet ont publié en février 2012, aux éditions du Mamco la correspondance Marcel Duchamp / Henri-Pierre Roché, 1918-1959. Cf chez André DimancheEcrits sur l'art, présentés par Serge Fauchereau, 1998.

Cf. aussi L'Atelier d'Etienne-Martin, catalogue du musées des Beaux-Arts de Lyon, sous la direction de Sylvie Ramond et Pierre Wat, d'autres textes de Sabrina Dubbeld, un abécédaire, des Ecrits sur l'art et la correspondance avec le galeriste Marcel Michaud, éditions Hazan, 2011.


catalogue-martin-michaud

 

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