Paul Cézanne
Le "Portrait d'Achille Emperaire" par Cézanne : une lecture Imprimer Envoyer
Paul Cézanne
Lundi, 05 Novembre 2012 14:29

Emperaire


On est tout de suite saisi par une telle œuvre : par ses dimensions bien sûr (deux mètres de haut), qui en font le plus grand portrait peint par Cézanne
[1], mais surtout par son caractère visiblement provocateur. Voici qu'un petit bonhomme difforme est intronisé, on ne sait s'il s'agit de se moquer de lui, ou de toute souveraineté, ou encore des artistes qui s'aplatissent pour mieux élever les puissants de ce monde. Cependant, le tableau reste ambigu car Achille Emperaire, malgré tout, homme contrefait et artiste peu reconnu, au nom invraisemblable, y tient une position éminente. On en rira peut-être, mais au moins sera-t-il vu, - ainsi en a fougueusement décidé Cézanne, qui présente le tableau au jury du Salon de 1870, et essuie bien sûr un refus. Mais cette décision se complique du fait que la place occupée par le modèle est d'abord celle du père, qu'il faut sans doute écrire ici avec une majuscule : Père. En effet, on a souvent rapproché ce tableau, avec raison, du Portrait du père de l'artiste en train de lire "L'Événement" conservé à Washington, à la National Gallery of Art, qui a été peint deux ou trois ans auparavant, qui a presque exactement les mêmes dimensions[2], et où Louis-Auguste Cézanne apparaît assis dans le même fauteuil. Sans qu'il soit possible de voir dans les deux œuvres des pendants, leur facture étant très différente et la seconde dépourvue de tout décor[3], une telle reprise, consciente ou non, fait sens. L'ambiguïté est complète et joue à plusieurs niveaux : en même temps que le père - l'homme qui a réussi dans les affaires, méfiant à l'égard des artistes - se voit dépossédé de cet attribut symbolique du pouvoir qu'est son fauteuil-trône, ce meuble confère à Achille Emperaire une dignité remarquable, d'autant plus qu'il y paraît mieux installé, à son aise, le corps bien calé contre le dossier, les bras bien appuyés sur les accoudoirs ; et en même temps, l'"usurpateur" est un homme de petite taille, en robe de chambre, caleçon et pantoufles, les pieds ridiculement posés sur une chaufferette. Un roi peut-être, mais souffreteux et mélancolique, une main ballante et le regard perdu : un roi dépossédé, lui aussi, ou déchu. Ainsi, à la figure de l'homme d'action, plongé dans la réalité symbolisée par le journal attentivement lu, s'est substituée celle de l'artiste, plongé dans on ne sait quelle vaine songerie.
 
Le Père de Cézanne 

Dans le tableau de Washington, tout renvoyait au peintre lui-même et à son ambition : le journal L'Événement, où il espérait sans doute que son ami Émile Zola, qui y écrivait[4], parlerait bientôt de lui ; et, accrochée au mur derrière le fauteuil, l'une de ses œuvres, une petite nature morte[5] à laquelle il aurait sans doute aimé que son père accordât autant d'attention qu'à la lecture du journal. Peut-être Louis-Auguste lirait-il un jour, dans L'Événement, un article de Zola sur son fils Paul, et regarderait-il alors d'un autre œil le tableau auquel il tournait le dos : telle a pu être pour le jeune peintre la signification implicite de ce portrait, l'espoir d'une improbable reconnaissance paternelle et donc l'allégeance, malgré tout, à la figure du père. Or, dans le tableau du musée d'Orsay, peint deux ou trois ans plus tard, si cette figure semble avoir été liquidée, quelque chose dans celle d'Achille Emperaire suscite, au delà de la difformité du modèle, un sentiment de malaise. L'homme y apparaît bien installé, on l'a dit, bien en place, et pourtant l'on perçoit vaguement qu'il n'est pas à sa place, qu'il a pris la place d'un autre, tout comme si l'ombre du père "disparu" continuait, dans cette œuvre, à hanter le fils, - et l'on perçoit cela, je crois, même si l'on ignore l'existence de l'autre tableau, de ce toujours autre qu'est le Père. Le fond noir, irréel, sur lequel se détache la figure, donne d'ailleurs à celle-ci un relief singulier, qui accroît cette impression d'être en présence d'une image, d'une image mentale, sur l'autre scène.

Lire la suite...
 
Achille Emperaire, 1829-1898 Imprimer Envoyer
Paul Cézanne
Dimanche, 04 Novembre 2012 16:31

dessin d'Emperaire

Son Portrait figure dans toutes les monographies de Cézanne. Il peut susciter grande émotion chaque fois qu'on le redécouvre dans son logis du musée d'Orsay. Sans cette toile d'imposant format - par la taille, l'une des plus hautes jamais réalisées par Cézanne : 1 m 22 de large, 2 mètres de hauteur - mis à part quelques amateurs d'histoire et de peinture locale, qui donc se souviendrait d'Achille Emperaire ? Ce profil perdu aurait discrètement figuré aux côtés de Barthelemy Niollon, de Louise Germain et de Joseph Ravaisou parmi les Petits maîtres d'Aix-en-Provence qui furent les familiers du Café Beaufort. On aurait mentionné son prénom et son patronyme parmi l'entourage des amis de Paul Cézanne, dans la compagnie de Philippe Solari, de Fortuné Marion, du forgeron et ferronnier Cyrille Rougier ou bien de Justin Gabet, le menuisier-ébéniste de la rue Boulegon. Nous risquions de prêter médiocre attention à la fin d'une lettre de Cézanne, adressée à Zola le 28 août 1877 : "Hier soir en allant rue Clauzel chez mon marchand de couleurs, j'y ai trouvé le cher Emperaire".

Cézanne aurait réalisé ce portrait en pied d'Achille Emperaire aux alentours de 1869 qui fut l'année de sa rencontre avec Hortense Fiquet. En compagnie d'un Nu couché dont on a totalement perdu la trace, la présentation au public de ce tableau lui fut refusée lors du Salon de Paris qui s'ouvrit en mars 1870. Trois fusains exécutés avant cette toile sont recensés. Ils étaient restés chez Paul Cézanne fils ; l'un d'entre eux, celui qu'on aperçoit en tête d'article, fut acquis par Adrien Chappuis qui en fit don en 1967 au Cabinet des Dessins du Louvre.

Une fois que le jury s'était prononcé négativement, Cézanne avait proféré sans se démonter,
"avec un accent méridional prononcé", quelques boutades pour le correspondant et caricaturiste de l'Album Stock qui l'interrogeait : "Oui, mon cher Monsieur, je peins comme je vois, comme je sens ... et j'ai des sensations très fortes. Les autres, aussi, sentent et voient comme moi, mais ils n'osent pas ... Ils font de la peinture de Salon ... Moi, j'ose, Monsieur, j'ose ... J'ai le courage de mes opinions, et rira bien qui rira le dernier !". Chaque année, depuis 1864, Cézanne présentait un travail au Salon, la réponse du jury parisien ne l'affectait pas outre mesure.  Il avait assez consciemment voulu provoquer son jury,  il ne pouvait pas être surpris par la réponse qu'il recueillait. Il en fit part à Justin Gabet (lettre du 7 juin 1870) : "J'ai donc été refusé comme par le passé, mais je ne m'en porte pas plus mal. Il est inutile de te dire que je peins toujours ...".
Lire la suite...
 
Au terme d'un long séjour dans le coffre-fort d'Ambroise Vollard, le musée Granet d'Aix-en-Provence acquiert le "Portrait de Zola" par Cézanne Imprimer Envoyer
Paul Cézanne
Dimanche, 25 Septembre 2011 17:36
Cezanne_Portrait_de_Zola_vers_1861_1862
Une huile sur toile de 25 x 20 cm, circa 1862

En plein coeur du quartier Mazarin d'Aix-en-Provence, deux espaces se souviennent de l'amitié qui unissait Paul Cézanne et Emile Zola. Au n° 41 de la rue Cardinale, sur le palier d'entrée du Collège Mignet, une plaque rappelle que ces deux personnages fréquentèrent l'ancien Collège Bourbon, entre 1852 et 1857. On relit le bref extrait d'une lettre de Zola :"Nous avions l'amitié, nous rêvions l'amour et la gloire". Place Saint Jean de Malte, en amont de la rue Cardinale, depuis le 17 septembre 2011, on découvre au premier étage du musée Granet un"Portrait de Zola" par Cézanne. Les spécialistes datent cette huile sur toile de 1862, ou bien de 1864.

Cézanne l'avait laissée inachevée et conservée près de lui, Ambroise Vollard l'avait acquise au moment du règlement de sa succession. Elle figure rarement dans les biographies et ne fut exposée qu'à deux reprises : à Paris en 1929, à New York en 1936. Sa localisation fut un moment perdue, de nombreux chercheurs ignoraient qu'elle figurait après la mort de Vollard dans un coffre-fort dont je retrace plus loin l'étrange histoire. Pour 400.000 euros, la Communauté du Pays d'Aix et le musée Granet viennent d'en faire l'acquisition auprès de Sotheby's France, grâce à l'intelligente médiation de son président Guillaume Cerutti.

Du rêve et de la résignation.

On peut être de prime abord décontenancé quand on découvre la sombre macule et les fonds à peine travaillés de cette huile sur toile de 25,8 x 20,8 centimètres. Voici de profil le visage presque chétif d'un jeune homme qui penche sa tête. Chevelure brune, regard perdu, teint cireux, lèvres serrées, collier de barbe, cravate et col blanc. On entrevoit sur ces traits la mélancolique interiorité d'un enfant du siècle : du rêve, du mal-être et de la résignation, peut-être même quelque chose comme une dépression, ou bien de l'amertume. D'ordinaire beaucoup plus lyrique, John Rewald écrivait à propos de cette toile que "le tout produit une impression assez brutale". Voici la laconique description qu'en donne Lionello Venturi qui avait reproduit ce portrait en 1936, dans son ouvrageCézanne, sa vie et son oeuvre : "La toile est restée blanche sur les côtés, avec des traînées brunes. Le fond dans la figure est d'un vert noir. Les chairs sont d'un rouge sombre. Les cheveux noirs. Le cou d'un blanc bleuâtre".

Lire la suite...
 
Juillet 1953, Cézanne pour une première fois au musée Granet Imprimer Envoyer
Paul Cézanne
Jeudi, 25 Août 2011 20:40
Paul_Cezanne_Le_Meurtre
"Le Meurtre" huile sur toile de Cézanne vers 1868, 65 x 80 cm, Walker Art Gallery, Liverpool.

Une fois n'est pas coutume, si l'on tente d'inventorier l'activité autrefois déployée par les musées et les galeries, juillet 1953 fut à Aix-en-Provence, dans le registre de la peinture, l'un des mois les plus fastes et les plus étonnants de la seconde partie du vingtième siècle. La Direction des musées de France coordonnait une série de trois expositions de Paul Cézanne qui transitèrent par Aix, Nice et Grenoble. Simultanément le Festival d'Art lyrique et plusieurs acteurs privés - Fernand Pouillon, le galeriste Lucien Blanc, l'association "Les Amis des Arts" et la librairie Colliard - modifiaient la donne d'une cité soudainement sortie de son fatidique endormissement. C'est fort loin, ce commencement des "Trente Glorieuses" : Aix-en-Provence se révélait capable de fomenter une série d'événements artistiques de très fine importance.

Plus que les autres quotidiens locaux, le journal Le Méridional est à cette époque davantage perméable aux arts plastiques, grâce à ses chroniqueurs Louis Giniès, Léon-Gabriel Gros et Jean de Sormiou qui écrivent fréquemment. Quand on feuillette la presse régionale de juillet 1953, parmi toutes sortes d'articles qui évoquent le procés du hold-up de La Begum, la chute d'Hugo Koblet sur les pentes de l'Aubisque, les exploits de Robic ou bien de Darrigade, et puis une année après Fausto Coppi, la première victoire de Louison Bobet dans le Tour de France, on constate que ce ne fut pas seulement le souvenir de Paul Cézanne et d'Achille Emperaire qui fut évoqué dans la ville où le Festival d'Art lyrique faisait appel aux concours d'artistes comme Balthus, Derain, Cassandre et Clavé.

Lire la suite...
 
"Cézanne à Paris", une exposition illusoire. Imprimer Envoyer
Paul Cézanne
Vendredi, 14 Janvier 2011 18:50
Cezanne_toits_Paris
"Les toits de Paris", 1881-1882, collection privée.
Pas plus qu’il n’a peint Aix-en-Provence – et l’on pourrait s’en étonner davantage –, Cézanne n’a peint Paris, qu’il connaissait assurément très bien pour y avoir séjourné longtemps et dans plusieurs quartiers. De même n’en parle-t-il pas dans les lettres que l’on a conservées de lui. Mais, avant de s’interroger sur ce silence et cette absence quasi complète de « tableaux parisiens » dans l’œuvre de ce lecteur de Baudelaire, sans doute faut-il songer aux diverses raisons de ses séjours dans la capitale, si loin des campagnes qu’il aimait. Fuir le despotisme de son père, retrouver son ami Zola ou son ami Pissarro, visiter et revisiter le musée du Louvre pour y voir et copier des chefs-d’œuvre, essayer d’être admis à l’École des beaux-arts ou d’avoir un tableau reçu au Salon « de Monsieur Bouguereau », fréquenter des artistes plus audacieux que ceux rencontrés à Aix, certes, mais dans tout cela la ville en tant que motif (dans les deux sens du terme) n’est nullement présente. Outre quelques raisons personnelles, Cézanne ne vient et ne revient à Paris que pour progresser dans son art ; il n’est aucunement à la recherche de nouveaux thèmes d’inspiration et l’on ne saurait pas même dire s’il aima ou non se promener dans la ville, sur les boulevards, sur les quais, dans les jardins. Peut-être bien que non. De Paris et de l’Île-de-France, Cézanne aurait très bien pu dire, comme il le fit dans une lettre de juillet 1896 à Philippe Solari à propos du lac d’Annecy et des montagnes alentour : « ça ne vaut pas notre pays, quoique sans charge ce soit bien. – Mais quand on est né là-bas, c’est foutu, rien ne vous dit plus »[1]. Il aurait été bon que l’exposition présentée au musée du Luxembourg commence par rappeler cela au lieu de laisser croire, par son titre trompeur, Cézanne et Paris, qu’il a pu exister une affinité profonde entre le peintre et la ville.
Lire la suite...
 
DébutPréc 1 2 Suivant Fin

Page 1 de 2

Gazette

La collection Jean Planque à Aix-en-Provence : petit éloge d'un accrochage

Jean Planque | Samedi, 15 Juin 2013

News image

Jean Dubuffet, à gauche : Récit du sol, 1959 ; à droite : Continuum de ville, 1962. Chapelle des Pénitents Blancs, photographie Jean-Claude Carbonne, CPA.   Pour présenter la collection Jean Planque, simples...

Lire plus

4 juillet, Raymond Reynaud, un artiste de la Neuve Invention chez Marseille-Provence 2013

Choses lues, choses vues | Mardi, 11 Juin 2013

News image

Raymond Reynaud, à La Peyronnette, près de Senas (photo Jean Bernard). Il était né à Salon-de-Provence le 8 octobre 1920. Sa ville natale ainsi que l'association des amis de...

Lire plus

Avril-Juin 1940 : le peintre Henry Gowa à Lambesc et au camp de Saint-Nicolas

Choses lues, choses vues | Lundi, 3 Juin 2013

News image

La Marche de Saint-Nicolas, peinture d'Henry Gowa, 27 juin 1940. Cette histoire est faite de bribes : des échos lointains, de rares images, des documents administratifs, des chercheurs et...

Lire plus

André Breton et Claude Lévi-Strauss, Marseille/ New York

Choses lues, choses vues | Samedi, 25 Mai 2013

News image

Portrait d'André Breton, dessin d'André Masson Depuis mars 1941 jusqu'au milieu des années cinquante, beaucoup d'estime et d'amitié, un ardent mélange de connivence et de distance réunirent Claude Lévi-Strauss...

Lire plus

Franz Hessel / Walter Benjamin : Camp des Milles, Marseille et Sanary, derniers jours en France

Choses lues, choses vues | Lundi, 20 Mai 2013

News image

Promenades dans Berlin, autrefois commenté par Jean-Michel Palmier, est disponible aux éditions de L'Herne, préface de Stéphane Hessel Voici plus de 70 ans, le 6 janvier 1941, Franz Hessel vécut...

Lire plus

1937 / 1940 : Max Ernst, à Saint-Martin d'Ardèche et au camp des Milles

Choses lues, choses vues | Jeudi, 16 Mai 2013

News image

Leonora Carrington et Max Ernst (archives Lee Miller) Né en 1891 à Brühl, une petite ville de la province rhénane, Max Ernst s'établit en France en 1921. Sept années...

Lire plus

1942 / 1943 : Jean Moulin rencontre Matisse et Bonnard

Choses lues, choses vues | Dimanche, 12 Mai 2013

News image

22 rue de France à Nice, l'ancienne plaque commémorative qui vient d'être remplacée. Samedi 9 février 2013, une cérémonie s'est déroulée à Nice, au 22 de la rue de...

Lire plus

Une nouvelle lecture du "Radeau de la Méduse" par Jérôme Thélot

Choses lues, choses vues | Samedi, 11 Mai 2013

News image

Théodore Géricault, Le Radeau de la Méduse, partie centrale du tableau, Paris, musée du Louvre. Comme il est probable qu'une petite exposition regroupant quelques dizaines d'œoeuvres choisies apprenne davantage...

Lire plus

"La plus vieille énigme de l'Humanité", un livre de Bertrand David et Jean-Jacques Lefrère

Choses lues, choses vues | Mardi, 12 Février 2013

News image

Panneau des lions, (détail) grotte Chauvet, Ardèche. Un livre fondamental sur les peintures préhistoriques vient de paraître, dont il importe de parler car – et c’est là le premier intérêt...

Lire plus

1937-1945 : Ferdinand Springer, entre New-York, Grasse, Les Milles et la Suisse.

Choses lues, choses vues | Vendredi, 18 Janvier 2013

News image

Ferdinand Springer, à Forcalquier, 1940.Le Site-Mémorial du Camp des Milles programme du 13 juillet au 8 septembre 2013 une exposition consacrée à la trajectoire de Ferdinand Springer. Peintre et...

Lire plus

Gilberto Bosques, consul du Mexique à Marseille : "Ici-Même", 15 cours Joseph Thierry

Choses lues, choses vues | Lundi, 14 Janvier 2013

News image

1940,  le consul Gilbert Bosques remonte la Canebière (archives Laure Bosques). C'est une opération baptisée Ici-Même 2013 par l'historien Robert Mencherini, le Goethe Institut, Ulrich Fuchs et l'équipe de Marseille/ Provence...

Lire plus

Le camp des Milles : internements et déportations, 1939-1942

Choses lues, choses vues | Samedi, 22 Décembre 2012

News image

  "Visage d'interné", dessin d'Olaf Christiansen, 1940  (collection de l'Association des Philatélistes du Pays d'Aix). Le camp des Milles est repérable à quelques kilomètres au sud d'Aix-en-Provence. En bordure de...

Lire plus

Chroniques et livres d'Alain Madeleine-Perdrillat

Choses lues, choses vues | Dimanche, 18 Novembre 2012

News image

Depuis juillet 2010 - un texte pour une exposition de Vincent Bioulès à Paris - Alain Madeleine-Perdrillat nous a confié seize articles à propos de la littérature et des arts...

Lire plus

Jean-Louis Marcos

Choses lues, choses vues | Samedi, 10 Novembre 2012

News image

Jean-Louis Marcos, vernissage de Georges Guye,  30 rue du Puits Neuf, 29 novembre 2007.  Il y avait en lui quelque chose de perpétuellement mobile : Jean-Louis était intrinsèquement mince, on...

Lire plus

Le "Portrait d'Achille Emperaire" par Cézanne : une lecture

Paul Cézanne | Lundi, 5 Novembre 2012

News image

On est tout de suite saisi par une telle œuvre : par ses dimensions bien sûr (deux mètres de haut), qui en font le plus grand portrait peint par Cézanne[1],...

Lire plus