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Vincent Bebert, le motif et l'émotion PDF Envoyer
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Dimanche, 01 Février 2015 21:07
bouleau

Bouleau, 2012, encre sur papier, 61 x 46 cm.


Il y a un emportement immédiatement sensible dans les tableaux de Vincent Bebert, et l’on songe un instant, mais dans un tout autre contexte, aux mots de Mallarmé parlant, à propos de Manet, de « la furie qui le ruait sur la toile vide, confusément, comme si jamais il n’avait peint ». Un tout autre contexte parce qu’en l’occurrence cette furie a lieu dans la nature, sur le motif, et non dans l’atelier où l’on peut penser que, tout au contraire, l’artiste revient sur ce qu’il a fougueusement fait dehors, réfléchit et, au besoin, corrige. Le regard que Vincent Bebert porte sur le monde n’a rien de contemplatif, il semble même que les arbres, les montagnes, le ciel, soient vécus par lui – à cause de leur immensité même – comme autant de défis ou de provocations auxquels l’art se doit de répondre, quelque débile et dérisoire qu’il puisse paraître en face d’eux.  On le devine en voyant le peintre se plaire à photographier, posées dans un pré, plusieurs grandes toiles montrant un arbre derrière lesquelles apparaissent de « vrais » arbres et le « vrai » ciel, comme si nous étions invités, avec une naïveté confondante, à faire la comparaison, à vérifier si oui ou non les images tiennent (ou, plus familièrement : tiennent le coup) face à la réalité, dans la réalité.


Par un mouvement naturel, il en résulte que le peintre aura tendance à privilégier de grands formats ou, pour le dire autrement, que les formats des toiles lui paraîtront toujours, en un sens, trop petits ; on pourrait noter ici qu’avec ses grands Nymphéas exposés au musée de l’Orangerie, Monet semble avoir éprouvé la même tentation d’une sorte de mise en parallèle de l’œuvre et de la nature, le même besoin de se perdre dans l’une et l’autre, en même temps, le même vertige. D’où aussi l’idée de joindre plusieurs tableaux pour composer des diptyques ou triptyques qui évoquent vaguement ces panoramas photographiques que l’on trouve en haute montagne, dans certains points de vue aménagés, pour désigner précisément aux randonneurs les sommets qu’ils découvrent devant et autour d’eux. Sauf qu’ici, il ne s’agit pas de nommer en se tenant au loin, mais de s’approcher au plus près et de saisir, d’embrasser quelque chose du motif, de s’associer à ce qui le pousse et le fait être. Dans une telle recherche, le mot « motif » retrouve d’ailleurs tout son sens : il est ce qui meut, met en mouvement, pas seulement ce que l’on regarde. Sans même l’avoir jamais vu, on n’imagine pas un instant Vincent Bebert assis immobile, le pinceau à la main, devant un chevalet, comme on voit tant de paysagistes sur des photographies anciennes, et de fait, on apprend sans surprise qu’il bouge beaucoup autour de sa toile, laquelle est souvent posée à même le sol, et pour ainsi dire l’« attaque » sous différents angles.

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Antoine de Baecque chez Radio Zibeline et à L'Odeur du temps PDF Envoyer
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Vendredi, 30 Janvier 2015 08:57

baecques

L'historien et critique de cinéma Antoine de Baecque était présent à Marseille, mercredi 28 janvier 2015 pour un débat à la librairie L'Odeur du temps, dans le cadre des invitations de l'association Librairies du Sud (la veille, le mardi en soirée, on pouvait l'écouter dans un autre lieu, la librairie Masséna, rue Gioffreddo à Nice). La programmation de ces dialogues en librairie avait été mise en place par Caroline Eradès qui nous a confié les photographies de cet article.


En compagnie de Marc Voiry, j'ai pu réaliser un entretien de 40 minutes avec Antoine de Baecque. On peut écouter cet entretien sur ce lien de Radio Zibeline. De Baecque évoque tout d'abord son tout premier livre, un ouvrage consacré à La Caricature révolutionnaire qui fut préfacé par Michel Vovelle. Après quoi, il resitue sa biographie de Jean-Luc Godard et se souvient de son ami Christian-Marc Bosseno qui vient de décéder.

Notre conversation s'est recentrée sur son dernier livre La Traversée des Alpes / Essai d'histoire marchée publié dans la collection La Bibliothèque des histoires de Pierre Nora. Antoine de Baecque a défini la problématique de son livre. Chemin faisant, Loic Wacquant, Roger Beaumont et le pacte autobiographique furent évoqués.


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Au 35 de la rue Pavillon à Marseille, à 19 h,  chez L'Odeur du temps, Elodie Karaki a dialogué avec Antoine de Baecque. C'est un entretien qu'il aurait fallu enregistrer et diffuser, les personnes qui ont eu la chance d'écouter cet échange en furent très heureux.
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Oeuvres de Lucy Vines à la galerie Thessa Hérold, Paris PDF Envoyer
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Mercredi, 21 Janvier 2015 20:05

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Lucy Vines, Sans titre, crayon Conté sur papier noir, 23,3 x 28,6 cm.

 

Les expositions de Lucy Vines sont rares : la première s’est tenue à l’Institut Morat, à Fribourg-en-Brisgau, en 2005,  la deuxième en 2007 à Nîmes, à l’École supérieure des beaux-arts, et la troisième (jusqu’ici la plus récente) à Paris, à la Maison de l’Amérique latine, en 2011. S’il fait allusion à cette rareté, le titre de cette quatrième exposition, la première à se tenir dans une galerie privée : Lucy Vines. Peintre secrète, est aussi quelque peu trompeur en ce sens que l’artiste n’utilise jamais la peinture, mais le crayon Conté, le fusain, la pierre noire et les pastels. En fait, le caractère « secret » de ses œuvres n’est pas tant lié à la rareté de leur présentation publique, à laquelle Lucy Vines semble d’ailleurs fort peu attachée, qu’à leur essentielle discrétion : de petits formats n’excédant presque jamais deux ou trois dizaines de centimètres de long ou de haut, des fonds le plus souvent noirs, et des figures qui posent, marchent ou courent, descendent un escalier… ou se livrent à des actions difficiles à définir : tantôt on croirait qu’elles jouent, tantôt qu’elles luttent, tantôt encore qu’elles se concertent mystérieusement dans l’ombre. Des visages aussi, vus de près, parfois de très près, souvent inquiétants. Mais surtout une gravité et une retenue constantes, qui n’engagent guère à faire de grands discours.

La plupart du temps, il n’y a pas même de sol sous les pieds des figures et quand il est représenté, c’est plutôt aux planches d’un théâtre que l’on pense. Exceptionnelles sont les scènes explicites ; cependant, il s’en trouve une dans la présente exposition et l’on est en droit de lui accorder une importance particulière. De profil, une femme et le petit enfant qu’elle tient debout dans ses bras regardent la vitrine d’une boutique de jouets où l’on voit une poupée, un ourson en peluche, des boules de Noël et ce qui semble être un jeu d’anneaux (ou une pile de donuts ?). Cette seule œuvre suffirait à montrer à quel point le travail de Lucy Vines s’attache au regard. Jamais on ne peut oublier le regard, qu’il s’agisse du regard de cet enfant et de sa mère, du regard de visages montrés de très près, occupant tout l’espace de la feuille, ou de notre propre regard auquel le caractère théâtral (et mystérieux) des scènes représentées nous renvoie sans cesse : toujours nous sentons que nous sommes en train de regarder ou d’être regardés, comme si c’était là le signe le plus certain que nous sommes en vie, et comme si nous avions le plus grand besoin d’un tel signe.

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Pierrette Lazerges et Jean Simon, les libraires de Vents du Sud PDF Envoyer
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Mercredi, 14 Janvier 2015 20:30
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Jean Simon en compagnie de Pierrette Lazerges à qui Bruno Etienne vient de remettre la croix de la Légion d'Honneur.

On trouvera sur ce lien, une chronique Radio-Zibeline à propos de Vents du Sud.

-------- Une aventure qui commença en 1947 dans une librairie d'Alger vient de s'achever à Aix-en-Provence : Pierrette Lazerges est décédée le 31 juillet 2014, à l'âge de 84 ans. En décembre 1973, elle avait ouvert dans la proximité de la place Albertas, en haut de la rue Espariat, une première librairie pour laquelle elle avait trouvé un nom qui vaut programme, Vents du Sud. Elle transféra en  mai 1980 son lieu de travail dans le coeur de la ville, au 7 de la rue Maréchal Foch, près du petit marché et des terrasses de la Place Richelme. Cette histoire vient de rencontrer son terme : le 15 janvier 2015 fut la dernière journée d'activités de Vents du Sud.

Pierrette Lazerges avait commencé de travailler en librairie à l'âge de dix-sept ans. Elle avait été engagée "à l'essai". Très vite, elle avait décidé de ne pas terminer ses études de lycéenne. En 1947, Noël Schumann, le propriétaire de la librairie de L'Empire qui se situait à Alger 28 rue Michelet, avait besoin de remplacer un employé qui lui faisait brusquement défaut. La mère de Pierrette - elle vivra jusqu'en 1993 - venait de Naples : elle était arrivée depuis cet autre côté de la Méditerranée avant la première guerre mondiale. Pour ses frères napolitains plus âgés qui partirent pour les Etats-Unis, Alger était une étape sur les chemins de l'émigration. La mère de Pierrette avait préféré ne pas s'en aller plus loin. Elle était restée à Alger. Elle épousa quelqu'un de très modeste, un plâtrier.
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Henry de Groux, les désastres de la guerre PDF Envoyer
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Jeudi, 08 Janvier 2015 21:35
Henry de Groux
Photographie d'Henry de Groux, vers 1895

Une exposition Henry de Groux symboliste engagé est programmée au musée de la Roque d'Antheron, 6 rue Foch, du 6 février au mars 2015. Vernissage le vendredi 6 février, 18 h 30.
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Son père était peintre. Henry de Groux était né à Bruxelles le 15 septembre 1866. Il mourut dans un hôtel marseillais du bas de la Canebière, le dimanche 12 janvier 1930. L'histoire et les grandes capitales de l'art l'ont oublié ; à quelques détails près, son sort posthume n'est pas enviable. De Groux vécut les dernières années de sa vie entre Avignon, Marseille et Vernègues où demeuraient sa femme et ses deux filles. Certains traits du village de Vernègues correspondaient à son tempérament : il affectionnait les colonnes de son temple romain, son château féodal et ses ruines provoquées par le tremblement de terre de 1909.

Une rétrospective de ses peintures, de ses estampes et de ses sculptures fut discrètement programmée en 1954, au musée Cantini. En Provence, Henry de Groux participa aux décors de l'Opéra de Marseille architecturé par Gaston Castel ainsi qu'à deux commandes publiques. Lançon a soclé sur une colonne son buste du poète Emmanuel Signoret (1872-1900) qui fut un ami de Joachim Gasquet. La Roque d'Anthéron lui doit son Monument aux Morts, le pathétique bronze d'un soldat essoufflé et embourbé qui brandit un fusil-baïonnette, oeuvre inaugurée en 1924. Le Palais du Roure d'Avignon où Jeanne Flandrezy-Espérandieu l'hébergea pendant plusieurs semestres du début des années 20, conserve son Christ aux outrages, un format monumental de 293 x 353 cm qui fut peint en 1888 - l'artiste avait 22 ans - . Ce Miserere plein d'angoisse et de convulsions suscita les commentaires excessifs de Léon Bloy et les compliments d'Octave Mirbeau. Cette peinture "épouvantablement anormale" avait autrefois façonné sa renommée, à Bruxelles comme à Paris.


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Henry de Groux, Le Monument aux morts de La Roque d'Antheron, photographie de Jean-François Puech.


Dans son pays natal, De Groux avait très jeune participé aux expositions de l'avant-garde de son époque : il était présent pendant les premières manifestations du Cercle des Vingt d'Octave Mauss qui fut en Belgique le commencement d'un art européen. En février 1887, sept travaux d'Henry de Groux figuraient en proximité avec Ensor, Morisot, Pissarro et Seurat qui montrait alors son Dimanche à la Grande Jatte et plusieurs marines. Son comportement ne fut jamais celui d'un prudent carriériste. Les injures parfaitement déplacées qu'il proféra à l'égard de Van Gogh - De Groux vitupérait ses "exécrables pots-de soleil" - une dispute avec Toulouse-Lautrec et Signac qui prenaient le parti de Vincent, provoquèrent en 1890 sa démission du Groupe des Vingt. Cet épisode confirma ses appartenances post-symbolistes, son obstiné décalage par rapport à la modernité de son temps. Grunenwald, Rubens, Goya et Delacroix le passionnaient : s'il faut le situer, on peut le classer parmi les derniers feux du romantisme, du côté de Gustave Moreau et de Félicien Rops.
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