Choses lues, choses vues
Henry Pearlman : portrait rapide d'un collectionneur PDF Envoyer
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Dimanche, 27 Juillet 2014 20:07

 Pearlman

Article paru dans La Provence, mercredi 30 juillet 2014.

Deux formules pour introduire cet article : "Raconte-moi ta collection, je te dirai qui tu es". Et puis, cette parole de Picasso : " On est ce qu’on garde".

Henry Pearlman est né en mai 1895. Une famille d’immigrés russes, un père contremaître. Il doit son ascension sociale à de solides capacités d’homme d’affaires : son entreprise installe des chambres froides dans les bateaux. La peinture n’est pas la passion exclusive de cet autodidacte : il aime profondément ses enfants, son métier, le jeu d’échecs et le base-ball. Sa collection débute sans finalité précise : il achète des primitifs italiens, des tableaux français et américains.

Un coup de coeur bouleverse sa vie, l’achat en 1945 d’une toile de Soutine. Il revend ses premiers tableaux ainsi qu’un Rouault et décide de concentrer sa collection autour de Cézanne et du XIX° siècle : Picasso, ses contemporains américains et l’abstraction ne le requièrent pas. Il fait quelques écarts pour la peinture ancienne : en 1975, sa femme vendra au Louvre deux tableaux d’Hubert Robert. Silhouetté par Oscar Kokoschka en mars 1948, son visage est réjouissant. De sourdes inquiétudes pouvaient l’habiter : discrètement répercutée par Bruno Ely, c’est une confidence de son petit-fils, lors de l’inauguration de l’exposition.

kokoschka

Sur un mur du musée Granet, cette inscription : "Si je voulais un tableau, il fallait que je l’aie, et rapidement". Pearlman se documente, fréquente les musées, consulte des amis chercheurs et historiens de l’art. Les ventes publiques, un réseau de galeries de moyenne importance le sollicitent. Il se rend sur place en Europe, prend des photographies pour bien mémoriser les sources d’inspiration de sa collection : son amour pour Cézanne lui permet d’appréhender la beauté de la campagne aixoise. Il échange, donne ou bien vend quelques-uns de ses tableaux. En 1956, il fait don au Museum of Modern Art de New York d’un tableau d’August Macke. Peu avant le décès d’Albert Barnes, il échafaude un montage au terme duquel il rêve d’échanger "un Rembrandt contre un Cézanne". Il obtient un Toulouse-Lautrec à la place d’un Matisse dont il ne finance pas la restauration.

 

Ce chasseur solitaire relève d’un ancien style, le marché de l’art et les spéculations d’aujourd’hui lui donneraient des hauts-le-cœur. Parmi les gestes anonymes dont il fut capable, on rappellera que lorsqu’il fallut sauver l’atelier de Cézanne, abandonné par la municipalité d’Aix des années cinquante, Pearlman figure parmi les donateurs, presque tous américains, qui répondent à l’appel de James Lord et de John Rewald.

 

Henry Pearlman meurt en avril 1974, il a 78 ans. Son épouse Rose lui survit jusqu’en 1996. Depuis leur décès, la famille n’a jamais remis en question le prêt de sa collection au musée de l’université de Princeton. Le grand historien de l’art Meyer Schapiro écrivait que "son amour de l’art était une part innée de sa nature douce, amicale, généreuse".

 

Alain Paire

Musée Granet, Aix-en-Provence, Chefs d'oeuvre de la collection Pearlman / Cézanne et la modernité. Exposition ouverte du mardi au dimanche, jusqu'au 5 octobre 2014.

 
Henry Pearlman, une passion pour Soutine PDF Envoyer
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Dimanche, 27 Juillet 2014 16:43

soutine_0

Autoportrait, Chaïm Soutine, collection Henry Pearlman.


Article paru dans La Provence, jeudi 24 juillet 2014.

 

Pour découvrir les sept toiles de Soutine qui figurent dans cette collection, il faut aller jusqu'au terme de l’exposition, gravir l'escalier du premier étage du musée Granet et contempler simultanément trois chefs-d'oeuvre de Modigliani. Imaginée par Bruno Ely, l’ultime salle du parcours muséographique laisse deviner quelques-unes des motivations d’Henry Pearlman, ses coups de foudre et son obstination.

Janvier 1945 : pour Pearlman, le choc d'une rencontre cruciale. Jusqu'alors, les tableaux qu'il achetait avaient une fonction décorative. A New-York chez Parke-Bernet, il aperçoit une toile de Soutine "du bleu, du jaune, de l'or comme jetés sur la toile avec une truelle". Sa vocation de collectionneur est née, son plaisir s'affirme sans retenue : "je ne me suis plus ennuyé une seule soirée depuis cette première acquisition".

En janvier 1920, quand disparaît son ami Modigliani, Chaïm Soutine a 27 ans. Le marchand Zborowski l’envoie à Céret, à cette époque cité perdue au pied des Pyrénées. Son existence est misérable. Il réserve son argent à l'achat des tubes de couleur. Soutine est difficile à vivre, il fuit les artistes et les gens qui sont ses voisins. La tramontane, toutes sortes d'émotions orphelines secouent son esprit : les platanes du boulevard, le clocher crénelé de l'église Saint- Pierre, le torrent qui serpente près des teintureries l'hallucinent terriblement. En face du chaos de ses tableaux, on a le sentiment que la croûte terrestre s'est disloquée. Il n’y a pas d’ombre ni de fraîcheur dans la fournaise de l’été, on croit suivre la démarche d’un ivrogne qui titube. La misère et la saturation côtoient de bien étranges splendeurs : çà ploie, çà chavire et çà dégringole de tous les côtés.


soutine

Vue de Céret, huile sur toile, le premier achat de Pearlman.

Henry Pearlman, le prospère entrepreneur de Manhattan, se souvient de ses origines. Sa vie quotidienne de self-made man n’est pas toujours stable. Comme Soutine, il est immigré et rencontre l’incompréhension ; ses parents sont des juifs russes. Pendant l'entre-deux guerres, depuis sa fondation de Philadelphie, l’insatiable et richissime pharmacien Albert C.Barnes a magnifiquement préparé le terrain : il a réuni cinquante-deux tableaux de Soutine. Au lendemain de la Libération, d'autres américains, des peintres comme De Kooning et Jackson Pollock prennent parti pour cette peinture follement intense.

Il faut aller voir les trois paysages tumultueux de Céret, les entrailles d’une Dinde pendue par les pattes, un Choriste, une femme effrayée et l’Autoportrait du peintre. On peut comparer deux collections actuellement visibles à Aix, établir des différences, s’interroger à propos des démarches de Jean Planque et d’Henry Pearlman. Après le choc de Soutine qui l’affranchit et qui représente quelque chose d’extrême, Henry Pearlman modère son audace. Son monde intérieur ne change pas d’échelle : Picasso et Dubuffet, le surréalisme et l’abstraction ne l’orienteront jamais.

Alain Paire

Musée Granet, Chefs d'oeuvre de la collection Pearlman / Cézanne et la modernité. Exposition ouverte du mardi au dimanche, jusqu'au 5 octobre 2014.

 
Edgar Degas : "Après le bain, femme s'essuyant" PDF Envoyer
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Samedi, 26 Juillet 2014 13:51

degas

Article paru dans La Provence, édition d'Aix, mercredi 23 juillet 2014

Sa pose est déconcertante. Son apparition procède d'une très vive sensation. Elle révèle un très fort désir et tout aussi bien une manière de nostalgie. De la part du peintre, ce pourrait être la traduction d'un moment de grande instabilité, le surgissement d’un intime fragment de sa mémoire.

Cette huile sur toile de 75 x 86 cm  fut retrouvée parmi les tableaux, pastels et gravures qui encombraient l'atelier d'Edgar Degas. Un titre plus ou moins exact lui fut attribué. Elle est vendue aux enchères en mai 1918, Ambroise Vollard en fut le premier détenteur. Achetée chez un autre marchand parisien par Henry Pearlman, le 30 mai 1959.

On trouve trace de la joie de Pearlman après cette acquisition, dans le Journal de Léo Marchutz. Il reçoit un courrier du collectionneur, le 5 juillet. La lettre est accompagnée d'une photographie du tableau ; le lithographe de Château Noir le juge "magnifique".

C'est une jeune femme nue et vue de dos. Cette inconnue quitte la baignoire esquissée sur la gauche de la toile.  Elle focalise l’attention. Inexplicablement, son corps se déporte en avant. Elle ne chancelle pas, il y a quelque chose de ferme et d’audacieux dans la diagonale de cette anatomie.

Ses hanches se projettent ou bien s'appuient sur le drapé bleuté d'un canapé. Elle est provocante mais ne se donne pas. Elle semble ne pas pouvoir imaginer qu’un peintre scrute passionnément l’énigmatique inflexion de son corps. Sa main gauche est masquée par une serviette blanche, on ignore ce qu’il adviendra pendant les secondes qui suivront cet instantané.

Elle restera anonyme, comme la plupart des jeunes femmes convoquées dans l’atelier de Degas. Son cou a disparu, on ne discerne pas son visage, il n’y a pas de transition entre ce dos et cette tête. Des cheveux rouges brun vivement dénoués précèdent la fuite en avant de ce corps et de ces hanches qui basculent vers la droite.

Dans le fond du tableau, le papier peint est suggéré par de simples cercles et halos de couleur. Les spécialistes font remarquer que ce motif de tapisserie fut peint sommairement, avec un pinceau, mais aussi avec le pouce et les doigts : on retrouve parmi les taches de cette peinture les empreintes digitales de Degas. Au-dessus de l’épaule et du bras de la jeune femme, on aperçoit du vermillon, des traces de peinture qui esquissent de plus fortes provocations, la remontée d’un autre souvenir.

Aucun arrangement préalable, rien de préconçu ne semble avoir dicté  cette composition improvisée avec célérité. Degas n’a rien acclimaté, il est emporté par la hardiesse de cette soudaine perception. Ses regardeurs ne peuvent pas s’en détacher.

Au musée Granet, ce tableau est accroché à côté de La diligence de Tarascon de Vincent Van Gogh. Pierre Alechinsky me disait sa surprise et sa totale admiration en face des qualités de cette toile infiniment dérangeante.

Alain Paire

Musée Granet, Chefs d'oeuvre de la collection Pearlman / Cézanne et la modernité. Exposition ouverte du mardi au dimanche, jusqu'au 5 octobre 2014.

 
"La Diligence de Tarascon" : une toile de Vincent Van Gogh qui voyagea jusqu'en Uruguay PDF Envoyer
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Vendredi, 25 Juillet 2014 06:30

 

diligence

Article paru dans La Provence, édition d'Aix, lundi 21 juillet.


Jusqu'en 1950, date de son arrivée dans les bureaux de Manhattan, cette huile sur toile, 72 x 92 cm, était presque inconnue. Entre 1935 et 1946, elle est enfermée dans un coffre-fort de Montevideo. Henry Pearlman l’acquiert chez une galeriste de Buenos-Aires.

13 octobre 1888, la lettre que Vincent Van Gogh adresse à son frère Théo précise la date de sa création. Pas de repentir, ce travail fut exécuté en une journée. Le peintre est épuisé. Il se hâte pour réaliser des toiles qu'il accroche promptement sur les murs de l’atelier de La Maison jaune : il attend la venue imminente de Gauguin.

Sa guimbarde stationne dans la cour d'une auberge, près des plis de la bâche d’une seconde carriole. Vincent envoie à Théo un dessin et une description succinte : "avant-plan de sable gris, fond aussi très simple, murailles roses et jaunes avec fenêtres à persiennes vertes, coin de ciel bleu. Les deux voitures très colorées, vert, rouge, roues jaunes, noir, bleu, orangé... Les voitures sont peintes à la Monticelli avec des empâtements".

Plus haut, il écrivait à son frère : "C’est pas un pays superbe et sublime, ce n’est que du Daumier bien vivant". Les choses d’ici-bas sont un rien archaïques, mais elles parlent fortement. Rien de poussiéreux dans cet ensablement, des couleurs de western ou bien d’ancienne Egypte s’affirment joyeusement. Crépi sommaire sur les murs de l’auberge, volets fermés, c’est l’heure de la sieste.

Avec ses peintures laquées, son capitonnage et sa lanterne, l’omnibus a fière allure. L’échelle hisse bagages, colis et victuailles. Service de Tarascon : les chevaux, le conducteur et les passagers s’arrêtent dans les villages des alentours, Fontvieille ou Saint-Gabriel. Van Gogh venait de peindre des ponts de chemin de fer et un viaduc. Il affectionne les rêvasseries du Tartarin d'Alphonse Daudet,"la complainte de la vieille diligence" .

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Jean Cocteau, un portrait par Modigliani PDF Envoyer
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Jeudi, 24 Juillet 2014 23:12

cocteau

Article paru dans La Provence, vendredi 25 juillet 2014.

On l’aperçoit sur les banderoles du Cours Mirabeau et sur les affiches. Efflanqué, point immédiatement reconnaissable et pas vraiment séduisant - on remarque vite la bosse et l'angle aigu de son grand nez - le portrait étiré de Jean Cocteau par Amadeo Modigliani est un leit-motiv de l’été.

Le peintre ne l’a pas ménagé. Le cou est long, les yeux sont dissymétriques : à gauche, ovale noir et torve, à droite, iris sans grande vivacité. Un tantinet vaniteux et contradictoire avec ses mains démesurées et ses épaulettes qui tentent d'élargir son buste, ce personnage sans couronne ni chapeau, sans rideaux blancs ni coussin brodé, relève de l'âge sans pitié de la démocratie : son positionnement rappelle le visage peu amène et la carrure de Charles VII, le roi de France qu'on aperçoit au Louvre, portraituré par Jean Fouquet.

Jean Cocteau fait tout de même bonne figure. Un curieux renversement s’opère : avec sa construction désinvolte et ses couleurs de virtuose, ce tableau est d’une grande élégance. La cruauté et l’insolence de Modigliani ne sont pas complètement avérées, son immense talent transcende la situation. Entre l'écrivain hypermondain qui fréquente les salons huppés et l'artiste pris par la pauvreté, la tuberculose, la drogue et l'alcool, la connivence est difficile. Le contexte ne favorise pas l'allégresse : on est en pleine guerre mondiale, l'ambulancier volontaire Jean Cocteau revient du front.

Ce portrait fut réalisé dans l'atelier de Moïse Kisling. Picasso avait présenté Cocteau à Modigliani ; Blaise Cendrars qui fut un ami proche de Kisling circule dans ces parages. Autre témoin de ces croisements dans le quartier de Montparnasse, un poète plus discret, Pierre Reverdy, raconte dans le Voleur de Talan que pendant la pose, l'incorrigible Cocteau "parlait sans arrêt, sa voix était aussi forte que la pluie qui frappait la vitre" ; personne ne prêtait véritablement attention à ses péroraisons.

Plus tard, au cours des années cinquante, Cocteau fut sensible à la plus-value symbolique que lui offrait cette toile signée par un grand artiste de son siècle. Bon prince, il écrivit dans un courrier : « çà ne me ressemble pas, mais çà ressemble à Modigliani, ce qui est mieux ».

Henry Pearlman en fit l'achat en mars 1951. Sa passion pour Soutine l’avait conduit à explorer la biographie du peintre. Il était sensible à l’amitié paradoxale que se vouaient Modigliani et Soutine. Dans sa collection figure une seconde toile, le portrait d’un compagnon de l’époque héroïque de Montparnasse, le sculpteur Léon Indenbaum.

 

Par ailleurs, Modigliani admirait profondément Constantin Brancusi. Au Louvre et sur les marchés de Paris, il scrutait les antiquités égyptiennes, les vestiges des Cyclades et les objets d’art africain. Sculptée par Modigliani en 1911 et coiffée d’un mystérieux diadème de guerrier, une Tête allongée, magnifiquement taillée dans le calcaire, fut achetée par le collectionneur en 1954.

Alain Paire

Musée Granet, Chefs d'oeuvre de la collection Pearlman / Cézanne et la modernité. Exposition ouverte du mardi au dimanche, jusqu'au 5 octobre 2014.

 


 
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