Choses lues, choses vues
L'exposition Les Cahiers dessinés à la Halle Saint Pierre à Paris PDF Envoyer
Choses lues, choses vues
Jeudi, 05 Février 2015 12:25
OEILbd

Frédéric Pajak, sans titre, encre de Chine sur papier, 29, 7 x 21 cm. 2014.

Au pied des grands escaliers qui conduisent au Sacré-Cœur, la Halle Saint-Pierre, qui fut longtemps un marché, présente depuis vingt ans de remarquables expositions qui s’intéressent en particulier à toutes les formes de ce que l’on peut appeler l’art singulier (art naïf, art brut, « outsider art », etc.), mais pas seulement : ainsi, entre septembre 2007 et mars 2008, c’est là que l’on put voir une exposition sur ce héros méconnu que fut Varian Fry. Aujourd’hui, depuis le 21 janvier et jusqu’au 14 août prochain, la Halle rend hommage à la collection Les Cahiers dessinés publiée depuis 2002 sous la direction de Frédéric Pajak (qui est le commissaire de l’exposition).


Il faut rappeler qu’en novembre 2012, une très brève exposition François Aubrun, présentée par la galerie Topographie de l’art, dans le Marais, avait célébré le dixième anniversaire de  cette collection. Cette fois, étant donné que l’exposition présente des œuvres de 67 artistes et que, d’une part, elle ne cherche aucunement à les relier par autre chose que le fait qu’ils ont tous beaucoup dessiné et, pour nombre d’entre eux, seulement dessiné, et que, d’autre part, elle ne procède qu’à quelques rapprochements qui s’imposent (Alechinsky près de Christian Dotremont, par exemple), on s’attend à une grande diversité. Et cette diversité est telle en effet qu’elle peut paraître déconcertante. Mais, en observant dès l’entrée que, dans un même espace, se côtoient des dessins de Victor Hugo (d’ailleurs trop peu nombreux) et de Chaval, de Vallotton et de Topor, de Bruno Schulz et de Saul Steinberg, etc., non loin de dessins abstraits (comme ceux de François Aubrun, de Lin Wei-Hsuan ou de Francine Simonin), on se dit que cette impression a été voulue, volontairement recherchée, ne serait-ce que pour rendre fidèlement compte de la diversité des livres de la collection. Une impression donc de variété infinie, et avec elle la certitude que le dessin – peut-être davantage que la peinture, mais à l’instar de l’écriture – peut tout, tout dire. Encore faut-il ajouter que le mot « dessin » est pris ici dans un sens extensif puisque la peinture acrylique n’est pas absente de certaines œuvres présentées (de Kiki Smith,  d’Alechinsky et de Jean Scheurer notamment).


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Marcel Bascoulard, Le chevet de la cathédrale de Bourges, 1945, encre sur papier, 23 x 35 cm.


Une découverte majeure au cœur de l’exposition : Marcel Bascoulard (1913-1978), auquel la collection Les Cahiers dessinés vient aussi de consacrer un important volume écrit par Patrick Martinat et très bien illustré (Bascoulard. Dessinateur virtuose, clochard magnifique, femme inventée). Une dizaine de dessins de cet homme étrange, au destin tragique – il meurt assassiné, comme son père l’avait été – sont présentés, qui s’attachent tous à montrer fidèlement et précisément, à l’encre et au lavis, avec parfois un peu de couleur passée au crayon, la ville de Bourges, ses rues, sa cathédrale et sa campagne proche, mais sans qu’aucune figure n’y paraisse jamais. Le trait de ces dessins est net, et, dirait-on, immédiat, sans hésitation, et leur composition simple, avec presque toujours un goût marqué pour des perspectives claires (on suit des yeux un chemin qui s’éloigne, ou, de profil, l’enfilade des arcs-boutants de la cathédrale… ). Il y a dans cet art une fermeté, presque une fixité, et un caractère intemporel qui d’emblée séduisent et surprennent, – et l’on se prend à penser que l’artiste y a inventé merveilleusement une sérénité, créé un  équilibre que la vie, la simple vie, ne lui avaient pas donnés.

Comme il serait évidemment impossible (ou terriblement sommaire et ennuyeux) de rendre compte des œuvres de tous les artistes de l’exposition, il faut se résoudre à n’être que subjectif et ne se fier qu’à sa mémoire, malgré la certitude d’en oublier alors qui mériteraient aussi une grande attention. Je n’évoquerai donc ici que quelques uns de ces artistes, ceux auxquels j’ai « naturellement » repensé juste après avoir quitté la Halle ou les jours suivants, et dont j’ai voulu revoir les œuvres. Mais je dois préciser que j’ai volontairement écarté les noms déjà célèbres.

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Bruno Schulz, Légende éternelle, l'idéal, vers 1922, cliché verre sur papier , 17,5 x 11,5 cm.


Proches de l’entrée sont présentées plusieurs œuvres de Bruno Schulz (1892-1942), écrivain et dessinateur polonais assassiné en pleine rue par les nazis ; hormis deux crayons, dont l’un est un Autoportrait, il s’agit de clichés-verre, cette rare technique pratiquée notamment par Corot, Millet et (mais une seule fois) Delacroix. L’artiste retrace ici d’assez précises rêveries érotiques où les hommes semblent toujours les idolâtres infantilisés de femmes inaccessibles, dont les pieds constituent tout l’objet de leur fantasme, - et les pieds nus de ces dames se laissent complaisamment admirer ou se pressent sur la nuque ou le visage de leurs adorateurs sans doute extasiés. Le trait et le caractère très onirique de ces scènes curieusement théâtralisées évoquent parfois Goya (en particulier dans une œuvre plus inquiétante, intitulée Eunuques et étalons), en y ajoutant un certain parfum fin-de-siècle.


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Laure Pigeon, Pierre, 1956, encre bleue, 65 x 50 cm, Lausanne, collection de l'Art brut.


Les encres bleues sur papier d’une adepte du spiritisme, Laure Pigeon (1882-1965), révèlent un sens décoratif aigu, qui se rattache à l’évidence à l’Art nouveau de Mucha ou de Guimard : on imagine aisément que cette artiste solitaire aurait pu concevoir de belles reliures ou devenir une excellente affichiste, d’autant plus que des élégantes formes végétales qu’elle trace sortent parfois, comme de mystérieux envois, les lettres de prénoms – ici Pierre ; ailleurs, liés, Lili, Adèle et Pierre à nouveau ; ailleurs encore, peut-être le nom d’Utrillo – et ces mots ajoutés rapidement à la pointe du pinceau, à la fois significatifs et ornementaux, ne sont au fond guère éloignés des logogrammes de Christian Dotremont, à cette différence toutefois qu’ils semblent, eux, s’échapper du motif et disparaissent quand celui-ci devient envahissant, alors que les mots de Dotremont occupent souverainement les pages qui les accueillent.


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Edmond Quinche, Couple, 1975, mine d'argent, 23,5 x 17 cm

Toujours au rez-de-chaussée de l’exposition, quoique discrètes par leurs tailles et leurs teintes sombres, les œuvres de l’artiste suisse Edmond Quinche (né en 1942) retiennent l’attention dès lors qu’on les approche car dans nombre d’entre elles, qui de loin paraissaient abstraites, se distinguent bientôt des formes, incertaines mais réelles : un visage, un oiseau, une silhouette… C’est d’ailleurs une forte leçon de cette exposition de montrer à quel point est perméable – ou inexistante ! – la frontière entre la figuration et la non-figuration ; plus précisément même, on voit ici et là comment la figure (ou le motif) n’est pas toujours la donnée ou l’évidence première, comment elle naît souvent de la non-figure, du désordre ou du chaos de lignes qui semblent tendre naturellement à trouver ou retrouver les formes du monde. Et, dans ces petites œuvres qui n’excèdent guère quinze ou vingt centimètres de haut, l‘image fréquente de l’aile d’oiseau confirme cette aspiration.

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Pascale Hémery, Suite indienne : le trafic, 2013, fusain sur papier, 104 x 63 cm.

À l’étage, avec trois grands fusains exécutés du haut de terrasses, sur des toits, Pascale Hémery (née en 1965) plonge littéralement son regard dans des rues de très grandes villes, Udaipur et New York, et l’on comprend tout de suite son intérêt pour l’entremêlement des lignes, qu’il s’agisse de l’invraisemblable réseau de poteaux et de fils électriques et téléphoniques qui traverse anarchiquement la ville indienne, ou des longues verticales sévères des buildings américains. Il y a là un vertige et une sorte de défi, en même temps. Que faire avec ces espaces confus ou trop rationnels, découpés au hasard ou tirés au cordeau ? Comment imposer aux uns une unité, sans du tout les simplifier, et restituer la beauté singulière des autres, sans négliger leur démesure ? Dans les deux feuilles de la Suite indienne, l’artiste y parvient par la lumière, en suscitant des zones claires, mystérieusement rayonnantes.


Parmi de nombreuses œuvres de dessinateurs de presse, on découvre avec surprise plusieurs lavis tardifs de Tetsu (1913-2008) : simplement des bustes d’hommes et de femmes sortant de l’ombre, comme s’ils se trouvaient assis dans le compartiment obscur  d’un train (il y a une sorte de « fenêtre » à droite ou à gauche, en fait un rectangle laissé blanc qui indique d’où vient la lumière) et qu’un autre voyageur en face d’eux, l’artiste, les avait observés. Leur expression est fixe et peu amène, leurs yeux sont de petites taches noires comme leurs bouches de gros traits noirs, et l’on sent tout de suite en eux l’usure de l’âge et la lassitude des villes, à l’heure de fermeture des bureaux. L’exécution, très enlevée, ne s’attardant à aucun détail (hormis la cravate des hommes), et la dureté de la lumière imposent d’emblée ces visages sans charme. Que l’on dirait tracés en hâte par un Daumier de notre temps.


Je n’ai donc fait ici que citer les œuvres qui m’ont le plus frappé, mais voilà que d‘autres me reviennent maintenant en mémoire, celles de Raphaël Lonné et de Stéphane Mandelbaum, de James Castel et de Joël Person, d’autres encore, qui réclament à leur tour des regards plus attentifs et quelques mots de reconnaissance. On peut dire qu’en cela, par son étendue et sa diversité, l’exposition atteint parfaitement son but. Il me semble en effet qu’elle vise et parvient à démontrer librement – sans chercher à imposer des catégories ou des classements, et bien sûr sans souci d’exhaustivité (aucun dessin de Giacometti par exemple, quand Les Cahiers dessinés ont réédité son magnifique Paris sans fin) – la persistance et la belle vitalité d’une pratique que la peinture, la photographie ou, aujourd’hui, les installations et la vidéo, en occupant quasiment tout le devant de la scène, font parfois oublier ou négliger. Et ce faisant elle rappelle utilement que le dessin fut à l’origine (depuis Lascaux, le dessinateur Pascal le rappelait dans Le Cahier dessiné, la revue qui accompagne la collection) et reste à la base de presque toutes les créations plastiques.


Les Cahiers dessinés, exposition à la Halle Saint-Pierre, 2 rue Ronsard, 75018 Paris (métro Anvers), jusqu’au 14 août 2015. L’exposition est accompagnée par un fort volume de 432 pages constituant le n° 10 de la revue Le Cahier dessiné.
 
Vincent Bebert, le motif et l'émotion PDF Envoyer
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Mercredi, 04 Février 2015 21:07
bouleau

Bouleau, 2012, encre sur papier, 61 x 46 cm.

Vincent Bebert, Peindre à Benediktbeuern, exposition du 7 février au 14 mars 2015. Galerie Prodromus 46, rue Saint-Sébastien 75011 Paris. Ouvert du mardi au samedi de 14 h à 19 h et sur rendez-vous. Vernissage vendredi 6 février 2015, à partir de 18 h 30.

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Il y a un emportement immédiatement sensible dans les tableaux de Vincent Bebert, et l’on songe un instant, mais dans un tout autre contexte, aux mots de Mallarmé parlant, à propos de Manet, de « la furie qui le ruait sur la toile vide, confusément, comme si jamais il n’avait peint ». Un tout autre contexte parce qu’en l’occurrence cette furie a lieu dans la nature, sur le motif, et non dans l’atelier où l’on peut penser que, tout au contraire, l’artiste revient sur ce qu’il a fougueusement fait dehors, réfléchit et, au besoin, corrige. Le regard que Vincent Bebert porte sur le monde n’a rien de contemplatif, il semble même que les arbres, les montagnes, le ciel, soient vécus par lui – à cause de leur immensité même – comme autant de défis ou de provocations auxquels l’art se doit de répondre, quelque débile et dérisoire qu’il puisse paraître en face d’eux.  On le devine en voyant le peintre se plaire à photographier, posées dans un pré, plusieurs grandes toiles montrant un arbre derrière lesquelles apparaissent de « vrais » arbres et le « vrai » ciel, comme si nous étions invités, avec une naïveté confondante, à faire la comparaison, à vérifier si oui ou non les images tiennent (ou, plus familièrement : tiennent le coup) face à la réalité, dans la réalité.


Par un mouvement naturel, il en résulte que le peintre aura tendance à privilégier de grands formats ou, pour le dire autrement, que les formats des toiles lui paraîtront toujours, en un sens, trop petits ; on pourrait noter ici qu’avec ses grands Nymphéas exposés au musée de l’Orangerie, Monet semble avoir éprouvé la même tentation d’une sorte de mise en parallèle de l’œuvre et de la nature, le même besoin de se perdre dans l’une et l’autre, en même temps, le même vertige. D’où aussi l’idée de joindre plusieurs tableaux pour composer des diptyques ou triptyques qui évoquent vaguement ces panoramas photographiques que l’on trouve en haute montagne, dans certains points de vue aménagés, pour désigner précisément aux randonneurs les sommets qu’ils découvrent devant et autour d’eux. Sauf qu’ici, il ne s’agit pas de nommer en se tenant au loin, mais de s’approcher au plus près et de saisir, d’embrasser quelque chose du motif, de s’associer à ce qui le pousse et le fait être. Dans une telle recherche, le mot « motif » retrouve d’ailleurs tout son sens : il est ce qui meut, met en mouvement, pas seulement ce que l’on regarde. Sans même l’avoir jamais vu, on n’imagine pas un instant Vincent Bebert assis immobile, le pinceau à la main, devant un chevalet, comme on voit tant de paysagistes sur des photographies anciennes, et de fait, on apprend sans surprise qu’il bouge beaucoup autour de sa toile, laquelle est souvent posée à même le sol, et pour ainsi dire l’« attaque » sous différents angles.

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Antonin Artaud, Walter Benjamin, André Breton, Germain Nouveau, Simone Weil, La Pietà de Pourrières, des films de huit minutes sur la chaîne Mativi-Marseille PDF Envoyer
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Mardi, 03 Février 2015 16:20

 

Mendiant

Une image de Germain Nouveau, poète et mendiant, 1851-1920.

Six chroniques de sept ou huit minutes, réalisées avec François Mouren-Provensal, des films diffusés sur la chaîne Mativi-Marseille à propos du passage des écrivains et de la littérature en région sud. L'ensemble de ces films a été projeté mercredi 14 janvier 2015,  à la Bibliothèque Méjanes d'Aix-en-Provence en salle Armand Lunel, invitation de la Fondation Saint-John Perse.

Sur ce lienAntonin Artaud à Marseille. Né à Marseille en 1896, il fait de fréquents retours dans sa ville natale jusqu'en 1928. Cette chronique explore quelques-uns des lieux de sa trajectoire : son premier domicile , 15 rue des frères Carasso, le collège du Sacré Coeur de la rue Barthélemy où il effectue sa scolarité, les quais de la Joliette et l'exposition Coloniale de 1922 où il aperçoit des danseuses Balinaises. Artaud publie des textes dans deux revues implantées à Marseille, La Criée et Les Cahiers du Sud, grâce aux animateurs de ces revues, Léon Franc et André Gaillard. D'autres renseignements sur ce lien.

Sur ce lien, André Breton / Villa Air Bel. Breton fait séjour à Marseille à compter d'octobre 1940. Il rejoint l'équipe de Varian Fry et Victor Serge qui ont élu domicile à la Villa Air Bel. Il quittera le Vieux Port à bord du Capitaine Paul Lemerle, le 24 mars 1941. La Villa Air Bel a été squattée et puis détruite au début des années 80 : ses uniques vestiges, ce sont un jardin d'herbes folles et les deux piliers de la porte d'entrée. 


Le film évoque la compagne de Breton, Jacqueline Lamba et l'action de Varian Fry que Victor Serge définit comme le tout début de la Résistance en France. Des images d'archives situent le passage en décembre 1940 du Maréchal Pétain ainsi que le trajet du tramway qui permettait, depuis la gare de Noailles, de rejoindre en 30 minutes la Villa Air Bel où  fut inventé "le Jeu de Marseille". Sur le quai du Vieux Port, on retrouve le café du Brûleur de loups, lieu de ralliement des surréalistes et des membres de la coopérative des Croque-Fruits. Sur le bateau qui l'emmène vers la Martinique et les Etats-Unis, André Breton se lie d'amitié avec Claude Lévi-Strauss.

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Radio-Zibeline, chronique hebdomadaire PDF Envoyer
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Lundi, 02 Février 2015 20:45

Logo.zibeline

 

En novembre 2013, au terme d'un premier enregistrement qu'on retrouve sur ce lien, Marc Voiry, le responsable de Web-Radio Zibeline, m'a demandé d'imaginer une chronique hebdomadaire.


Durée de l'émission, six à  sept minutes. Axée sur la culture en proche région -  arts plastiques, histoire et littérature - la chronique tisse des liens entre passé et présent. Le jingle diffusé en début d'émission est extrait d'I 've Got That Tune, musique composée par le groupe marseillais Chinese Man.

enregistrement, Marc Voiry, radio zibeline

13 février 2014, terrasse des Danaïdes, enregistrement en compagnie de Marc Voiry (photographie Philippe Rouzaud).

En podcast, on peut réécouter les chroniques :

64. mardi 3 mars : "Huit Cézanne volés au Pavillon de Vendôme".

63. mardi 23 février, sur ce lien : "Jean-Jacques Viton, çà recommence".

62. mardi 16 février, sur ce lien :  "122 rue Sainte, la galerie Bea-Ba".

61. mardi 9 février, sur ce lien : "New-York accueille Hortense Cézanne". Le 13 février, diffusion d'un entretien avec l'historien Patrick Boucheron, à propos de Conjurer la peur/la fresque d'Ambrogio Lorenzetti  à Sienne, sur ce lien.

60. mardi 2 février, sur ce lien: "Pajak, la passion du dessin", en écho avec un entretien antérieur en mars 2014, sur cet autre lien.

59. mardi 27 janvier, sur ce lien : "Antoine de Baecque traverse les Alpes". Le 28 janvier 2015, enregistrement d'un entretien avec De Baecque sur cet autre lien.

58. mardi 20 janvier, sur ce lien : "Pierrette et Jean, la force des Vents du Sud".

57, mardi 13 janvier, sur ce lien : "Mativi, c'est fini".

54, mardi 6 janvier, sur ce lien : "Aix, cité romaine".

53, mardi 30 décembre, sur ce lien : "Décapage pour Pierre Michon".

52. mardi 23 décembre, sur ce lien : Odette Abadie, résistante".

51. mardi 16 décembre, sur ce lien : "Liliane Giraudon chez POL".

50. mardi 9 décembre, sur ce lien : "Un film, la lutte des cabanonniers de Port Saint-Louis".

49. mardi 2 décembre, sur ce lien, "La Dogana, une exposition de la Fondation Saint-John Perse". Pendant la même semaine, sur cet autre lien, un entretien avec l'écrivain libanais Elias Khoury.

48. mardi 25 novembre, sur ce lien, "Yanaihara, l'ami japonais de Giacometti".

47. mardi 18 novembre, sur ce lien, "Cinéma et exil au camp des Milles".

46. jeudi 13 novembre, sur ce lien, entretien avec Pap Ndiaye, "je suis un homme noir qui interroge".

45.  mardi 11 novembre, sur ce lien : "Françis Pascal, traducteur d'Emilio Lussu".

44. mardi 4 novembre, sur ce lien, "Eric Giraud raconte Black Mountain College". Le même jour, sur cet autre lien, mise en ligne d'un entretien avec Emmanuel Laurentin, producteur de La Fabrique de l'histoire.

43. jeudi 30 octobre, sur ce lien, entretien de vingt minutes avec Kamel Daoud.

42. semaine du 28 octobre, sur ce lien, "Kamel Daoud au Mucem". Le mardi 28 octobre, mise en ligne d'un entretien avec Raymond Depardon, sur cet autre lien.

41. mardi 21 octobre, sur ce lien, "L'Atinoir traduit la vie de Tina Modotti".

40. mardi 14 octobre, sur ce lien, "Le jas de Bouffan du Docteur Corsy".

39. mardi 7 octobre, sur ce lien, "Le sauvetage du Couvent de Pourrières".

38. mardi 30 septembre,  sur ce lien, "Jean-Christophe Bailly au CIPM". En complément, sur cet autre lien, un entretien de trente minutes avec Jean-Christophe Bailly.

37. mardi 23 septembre, sur ce lien : "Aix, le monument Joseph Sec".

36. mardi 16 septembre, sur ce lien : "Au Mucem, les films du Soleil".

35. mardi 9 septembre 2014, sur ce lien : "La Pietà de Pourrières".

34. mardi 15 juillet, sur ce lien : "Aix / Musée Granet : la collection Pearlman".

33. mardi 8 juillet, sur ce lien : "René Char, au Mucem".

32. mardi 30 juin, sur ce lien : "Kamel Khélif, un film sur Conrad, des projets".

31. mardi 23 juin, sur ce lien : "Marie Morel et le Festival d'Art singulier , la censure d'Aubagne".

30. mardi 16 juin, sur ce lien : "Aix-Cours Mirabeau, galerie d'art du Cg 13,  fermeture annoncée".

29. mardi 9 juin, sur ce lien : "Gaston Berger, le père de Maurice Béjart".

28. mardi 2 juin, sur ce lien : "Tzvetan Todorov au Mucem".

27. mardi 27 mai, sur ce lien : "Cyrille Rougier, le ferronnier ami de Cézanne".

26. mardi 20 mai, sur ce lien : "Sylvain Gérard : la nuit sera noire et blanche".

25. mardi 13 mai, sur ce lien : "Sanjay Subrahmanyam, pionnier de l'histoire globale".

24. Mardi 6 mai, sur ce lien : "Cédric Fabre, une anthologie du polar marseillais"

23. Mardi 29 avril, sur ce lien : "Jacqueline Picasso, la femme au miroir".



22. Mardi 22 avril, sur ce lien : "Mathieu Pernot,pendant la guerre, un camp d'internement  de tziganes".



21. Mardi 15 avril, sur ce lien : "Gilberto Bosques, un autre Varian Fry".

20. Mardi 8 avril, sur ce lien : "Chas-Laborde, dessinateur de l'entre-deux guerres".



19. Mardi 1 avril, sur ce lien : "Ralf Marsault, un ethnographe photographie les Punks de Berlin".

 

18. Mardi 25 mars, sur ce lien : "Frédéric Pajak au J4, samedi 29 mars".

 

 

 

 

 

17. Mardi 18 mars, sur ce lien : "La Comtesse Pastré, mécène des musiciens".



16. Mardi 11 mars, sur ce lien : "Carlo Ginzburg, une conférence au Mucem".


 

15. Mardi 4 mars , sur ce lien : "Madame Pascal : Monticelli annonce Pollock".


 

14. Mardi 25 février, sur ce lien : "Marseille, septembre 1940 : Hannah Arendt et Walter Benjamin, les derniers jours d'une amitié".

13. Mardi 18 février, sur ce lien : "Brice Mathieussent se souvient des Beach Boys".

12. Mardi 11 février, sur ce lien : "Philippe Jaccottet, le poète-traducteur, un volume de La Pléiade".

11. Mardi 4 février, sur ce lien : "Antonin Artaud à Marseille : La Criée du pharmacien Léon Franc et les Cahiers du Sud".



10. Mardi 28 janvier, sur ce lien : "Pierre Puget au musée Longchamp, mélancolique empereur des forçats"

 

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Antoine de Baecque chez Radio Zibeline et à L'Odeur du temps PDF Envoyer
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Vendredi, 30 Janvier 2015 08:57

baecques

L'historien et critique de cinéma Antoine de Baecque était présent à Marseille, mercredi 28 janvier 2015 pour un débat à la librairie L'Odeur du temps, dans le cadre des invitations de l'association Librairies du Sud (la veille, le mardi en soirée, on pouvait l'écouter dans un autre lieu, la librairie Masséna, rue Gioffreddo à Nice). La programmation de ces dialogues en librairie avait été mise en place par Caroline Eradès qui nous a confié les photographies de cet article.


En compagnie de Marc Voiry, j'ai pu réaliser un entretien de 40 minutes avec Antoine de Baecque. On peut écouter cet entretien sur ce lien de Radio Zibeline. De Baecque évoque tout d'abord son tout premier livre, un ouvrage consacré à La Caricature révolutionnaire qui fut préfacé par Michel Vovelle. Après quoi, il resitue sa biographie de Jean-Luc Godard et se souvient de son ami Christian-Marc Bosseno qui vient de décéder.

Notre conversation s'est recentrée sur son dernier livre La Traversée des Alpes / Essai d'histoire marchée publié dans la collection La Bibliothèque des histoires de Pierre Nora. Antoine de Baecque a défini la problématique de son livre. Chemin faisant, Loic Wacquant, Roger Beaumont et le pacte autobiographique furent évoqués.


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Au 35 de la rue Pavillon à Marseille, à 19 h,  chez L'Odeur du temps, Elodie Karaki a dialogué avec Antoine de Baecque. C'est un entretien qu'il aurait fallu enregistrer et diffuser, les personnes qui ont eu la chance d'écouter cet échange en furent très heureux.
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Yanahaira Isaku, l'ami japonais de Giacometti

Choses lues, choses vues | Lundi, 22 Décembre 2014

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A propos du livre édité chez Allia, Avec Giacometti par Yanahaira Isaku, une note de lecture publiée le 19 novembre 2014, chez Poezibao.   Plusieurs des textes inspirés par le...

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Édouard Manet  Correspondance du siège de Paris et de la Commune 1870-1871

Choses lues, choses vues | Vendredi, 19 Décembre 2014

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Guerre civile, 1871, lithographie, 39,7 x 50,8 cm De Manet, on se fait volontiers l’image d’un homme posé et distingué, élégant, dandy à ses heures, « grisonnant avec esprit » comme...

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A propos du Dictionnaire des revues littéraires du XX° siècle, un entretien avec Bruno Curatolo

Choses lues, choses vues | Mercredi, 10 Décembre 2014

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Cet automne, paraissaient chez Honoré Champion les deux tomes du Dictionnaire des revues littéraires au XX° siècle. J'ai eu la joie de participer à ce dictionnaire dans les notices consacrées  à...

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Aix-en-Provence, Fondation Saint-John Perse, Florian Rodari et les éditions de La Dogana

Choses lues, choses vues | Mercredi, 19 Novembre 2014

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Pour annoncer une rencontre samedi 22 novembre, à 16 h 30, Cité du Livre d'Aix-en-Provence, 8 rue des Allumettes, un entretien par mail, en compagnie de Florian Rodari.Sur ce lien,...

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