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Un grand tableau de Fragonard : "La Fête à Saint-Cloud" PDF Envoyer
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Mardi, 22 Avril 2014 17:17

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Jean-Honoré Fragonard (1732-1806), La fête à Saint-Cloud, huile sur toile, 2,16 x 3,35 m, Paris, Hôtel de Toulouse, siège de la Banque de France.


Le musée Jacquemart-André, à Paris, présente actuellement, jusqu'au 21 juillet 2014, une exposition intitulée De Watteau à Fragonard, les fêtes galantes dont l'un des principaux intérêts est la présence, dans la dernière salle, en guise de conclusion du propos, de La fête à Saint-Cloud, le grand tableau de Fragonard (2,16 x 3,35 m) que l'on a rarement l'occasion de voir parce qu'il est conservé dans les locaux de la Banque de France, non ouverts au public. Il fut toutefois accroché quelques semaines, en 2005, dans les salles de peinture française du XVIIIe siècle, au musée du Louvre, où l'on rêve qu'il soit un jour à demeure. En attendant, il faut aller le voir ou revoir boulevard Haussmann, même s'il est un peu à l'étroit dans la salle où il est présenté.

Que voit-on d'abord sur cette large surface ? D'abord un grand ciel nuageux et de grands arbres avec, entre eux, un haut jet d'eau. Puis de petits personnages formant des groupes ici et là. À gauche, sur une estrade, une scène charlatanesque avec trois bonimenteurs dont deux en pleine action, une femme et un homme (on distingue aussi un singe). À côté d'eux, la tente d'un marchand de jouets et de marionnettes. À droite, sous le regard d'un hermès de pierre, un marionnettiste sur le point de commencer son spectacle. Au milieu, à l'arrière, une autre tente de marchand et quelques personnes auprès de la balustrade devant le grand jet d'eau. Presque une fête foraine donc, avec des attractions, certainement pas une fête galante ; les allusions érotiques sont d'ailleurs quasi absentes de l'œuvre, ce qui surprend un peu de la part de Fragonard, - à peine un jeune gandin qui entreprend deux spectatrices en leur montrant d'un grand geste les charlatans.

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Jean-Honoré Fragonard, La fête à Saint-Cloud, détail de la partie droite.

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Un juste hommage à Raymond Mason PDF Envoyer
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Lundi, 14 Avril 2014 10:23

RAYMOND MASON

Raymond Mason devant le groupe sculpté Stupeur, photographie de Martine Franck (2009).

 

 

Jusqu'au 9 novembre prochain, le musée d'Art moderne de la Ville de Paris présente une petite exposition Raymond Mason à l'occasion de l'acquisition qu'il a récemment faite de deux œuvres du sculpteur disparu en 2010 : l'une par achat, un bronze de 1957 montrant La place de l'Opéra ; l'autre par donation, un plâtre avec un essai de couleur, Le Voyage, auquel l'artiste travailla irrégulièrement pendant plus de quarante ans et travaillait encore quelque temps avant sa mort, sans parvenir jamais à l'achever. L'exposition a lieu dans une seule pièce - la même où fut montré naguère un bel ensemble de peintures de Claude Garache - et s'organise autour du groupe des deux figures du Voyage, qui fait directement penser, par son hiératisme, à la statuaire égyptienne, que Raymond Mason connaissait très bien et aimait beaucoup.

Que ces deux personnages sont assis à l'avant d'une voiture, rien ne l'indique précisément (le revers retourné en crosse de leur siège unique ressemble même à celui d'un canapé) et l'on pourrait tout à fait l'ignorer s'il n'y avait ce titre, Le Voyage, et le fait qu'ils regardent droit et loin devant eux, comme des automobilistes sur l'autoroute. On sent aussi que l'homme et la femme se connaissent bien, depuis longtemps, qu'ils s'accordent dans le silence, mais qu'une étrangeté essentielle et irréductible les sépare, qu'ils sont pris par quelque chose qui les dépasse et qu'ils semblent maintenant découvrir ou reconnaître, une conscience aigüe du temps. Du temps, simplement : non pas de l'éternité que regardent les statues égyptiennes. Il est au fond très révélateur que l'œuvre entier d'un sculpteur attaché à rendre la présence humaine en acte, comme en témoignent La Foule et toutes les scènes de rues qu'il a représentées, finisse sur un groupe inachevé montrant seulement, ce qu'il n'avait jamais fait, un homme et une femme, seuls côte à côte, immobiles, comme s'il y avait là un mystère incompréhensible. D'où une impression de gravité qui rejaillit sourdement sur les autres œuvres de l'exposition du fait de la position du groupe presque au centre de la salle, bien en face de l'entrée : l'homme et la femme accueillent et ignorent en même temps le visiteur et l'invitent ainsi, indirectement, à chercher la clef de leur secret dans les autres reliefs et dessins qui les environnent et qui, tous, convergent vers eux.

Mais les grandes différences d'échelle et de traitement de ces œuvres ne facilitent rien. Pourtant, quelque chose apparaît tout de suite, et clairement : l'intérêt porté par l'artiste à la vie urbaine, à cette entité singulière et plurielle qu'est l'homme de la rue, acteur et victime de l'histoire, grande ou petite, - et ainsi pour New York, c'est tantôt la représentation, à travers la vitre d'un café, de la St Mark's Place, East village (1972), avec des figures caricaturales, notamment un inoubliable pochard à la trogne rubiconde, tantôt l'évocation des attentats du 11 septembre 2001, dans Stupeur, avec des passants qui lèvent la tête et regardent, sans comprendre, vers le sommet embrasé du World Trade Center, mêlés à d'autres qui n'ont encore rien vu. Dans les deux cas, la dynamique de l'œuvre est assurée par un geste : ici, celui de l'ivrogne appuyant sa main sur la vitre, comme pour éviter de tomber ou pour nous dire de nous écarter (et je croirais volontiers que l'idée de cette vitre interposée est venue à l'artiste par ce personnage, car ses doigts pressés et blanchis contre le verre constituent, vus en perspective fuyante, un beau morceau de sculpture) ; et là, celui de l'homme qui tend le bras droit vers le ciel et, comme au cours d'une promenade on désigne au loin quelque chose d'intéressant, indique les fumées de l'incendie en haut des tours jumelles, et l'on sent bien ce que ce geste réflexe a de dérisoire, presque de déplacé.


Mason_Le_Tramway_de_Barcelone_1953

Raymond Mason, Le Tramway de Barcelone, 1953 (collection particulière).

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Rémy Bouder, 1955 - 2014 PDF Envoyer
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Dimanche, 13 Avril 2014 21:00

Aix-Ville-ouvriere

1936, Manifestation devant le Palais de Justice (photographie du Studio Henry Ely) : l'une des images de l'exposition du Centre aixois des Archives départementales,  longtemps rêvée par Rémy Bouder et réalisée par Robert Mencherini en 2010, Aix, Ville Ouvrière, 1850-1940.


Rémy Bouder nous a quittés le lundi 7 avril 2014,  au terme d'une longue et douloureuse maladie. Il était né en 1955, il avait 59 ans. La fatigue ne l'épargnait plus : pendant son dernier hiver, il avait pendant quelques semaines tenté de reprendre son travail au Centre aixois des archives départementales des Bouches-du-Rhône. La crémation s'effectua le samedi 12 avril à neuf heures trente au Parc Mémorial d'Aix-Les Milles. Nous étions plus d'une centaine de personnes, des parents et des amis,  au moment de la cérémonie d'adieu qui fut conduite par son épouse Isabelle Bouder et ses trois enfants, Lorraine, Hugo et Mona.


Sa femme, ses enfants, ses frères et sa soeur, sa belle-soeur qui se prénomme Cerise, un oncle originaire de la Lorraine et une collègue de travail prirent la parole. Sur la demande de son fils Hugo, une longue et très émouvante salve d'applaudissements lui fut adressée. Me souvenant des mots très justes et très affectueux qui furent prononcés, je crois pouvoir rappeler que Rémy Bouder fut tout au long de son existence quelqu'un de très libre et très entier. Dans la vie quotidienne, son travail d'archiviste et de chercheur lui convenait assez parfaitement : Rémy  était profondément habité par la curiosité, le besoin de savoir et de connaître.


Bouder_6-1

Rémy Bouder était un grand révolté, un érudit réfractaire aux mots d'ordre. Son humour et son intelligence étaient souvent caustiques, son comportement au quotidien pouvait être soit provocateur, soit extrêmement réservé : l'injustice et les inégalités le scandalisaient, il ne s'y résignait jamais. La très belle culture qu'il avait discrètement acquise au fil des ans ne l'avait jamais éloigné de son milieu d'origine. Il ne fut jamais "carriériste", il ne sollicitait rien pour lui : ses compétences et ses qualités auraient pu lui permettre d'accéder à d'importantes responsabilités, il n'en avait pas souci. Il avait des gestes et une façon de parler typiquement méridionaux. Il était vêtu très simplement, il aimait se chausser avec des espadrilles. Il adorait faire de grandes parties de pétanque. Sur les photographies qui le campent pendant plusieurs périodes de sa vie, on retrouve souvent ses cheveux longs et son éternelle cigarette.

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Radio-Zibeline, une chronique hebdomadaire, "Les vivants et les morts" PDF Envoyer
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Vendredi, 11 Avril 2014 20:45

Logo.zibeline

Une première émission pour évoquer la fermeture de la galerie de la rue du Puits-Neuf. Notre conversation compléta l'article de Claude Lorin qui parut en support-papier dans Zibeline. Au terme de ce premier enregistrement qu'on retrouve sur ce lien, Marc Voiry, le créateur-réalisateur de Web-Radio Zibeline, m'a demandé d'imaginer pour chaque mardi à dix heures du matin, une chronique hebdomadaire, Les vivants et les morts.


Durée de l'émission, six à  sept minutes. Axée sur la culture en proche région -  principalement à propos des arts plastiques, de l'histoire et de la littérature - la chronique tisse des liens entre passé et présent. En toile de fond sonore, les salles et la terrasse, les conversations de la Brasserie des Danaïdes. 

enregistrement, Marc Voiry, radio zibeline

Jeudi 13 février, terrasse des Danaïdes, enregistrement d'une chronique en compagnie de Marc Voiry (photographie de Philippe Rouzaud).

 

En podcast, on peut réécouter les chroniques :


1. Mardi 29 novembre 2013, sur ce lien : "Le Camp des Milles, une tuilerie dans la campagne aixoise".

2. Mardi 3 décembre, sur ce lien : "Les tourbillons de la vie de Franz Hessel, les Milles / Sanary".

3. Mardi 10 décembre, sur ce lien : "Max Ernst au camp des Milles, l'amitié de Joë Bousquet".



4. Mardi 17 décembre 2013, sur ce lien :"Achille Emperaire, le Rouge et le Noir".

5. Mardi 24 décembre, sur ce lien : "Achille Emperaire portraituré par Cézanne, l'histoire d'un tableau".

 

6. Mardi 31 décembre, sur ce lien : "Achille Emperaire, un précurseur qui va jusqu'à Seurat et Matisse".


7. Mardi 7 janvier 2014, sur ce lien : "Germaine Krull,  photographe du Pont Transbordeur".

8. Mardi 14 janvier, sur ce lien"Simone Weil aux Cahiers du Sud : l'écart et la présence".

9. Mardi 21 janvier, sur ce lien: "Simone Weil à Marseille, rue des Catalans".


10. Mardi 28 janvier, sur ce lien : "Pierre Puget au musée Longchamp, mélancolique empereur des forçats".

11. Mardi 4 février, sur ce lien : "Antonin Artaud à Marseille : La Criée du pharmacien Léon Franc et les Cahiers du Sud".

12. Mardi 11 février, sur ce lien : "Philippe Jaccottet, le poète-traducteur, un volume de La Pléiade".


13. Mardi 18 février, sur ce lien : "Good vibrations : Brice Matthieussent se souvient des Beach Boys".

14. Mardi 25 février, sur ce lien :  "Marseille, septembre 1940 : Hannah Arendt et Walter Benjamin, les derniers jours d'une amitié".

15. Mardi 4 mars , sur ce lien : "Madame Pascal : Monticelli annonce Pollock".


16. Mardi 11 mars, sur ce lien : "Carlo Ginzburg, une conférence au Mucem".

17. Mardi 18 mars, sur ce lien : "La Comtesse Pastré, mécène des musiciens".

18. Mardi 25 mars, sur ce lien : "Frédéric Pajak au J4, samedi 29 mars".


19. Mardi 1 avril, sur ce lien : "Ralf Marsault, un ethnographe photographie les Punks de Berlin".

20. Mardi 8 avril, sur ce lien : "Chas-Laborde, dessinateur de l'entre-deux guerres".

21. Mardi 15 avril, sur ce lien : "Gilberto Bosques, un autre Varian Fry".


22. Mardi 22 avril : "Mathieu Pernot, près d'Arles, pendant la guerre, un camp d'internement  de tziganes".

23. Mardi 29 avril : "Jacqueline Picasso, la femme au miroir".

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Gilberto Bosques, consul du Mexique à Marseille : "Ici-Même", près du Boulevard Longchamp PDF Envoyer
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Jeudi, 10 Avril 2014 21:22
gilberto Bosques
1940,  le consul Gilbert Bosques remonte la Canebière (archives Laure Bosques).
A propos de Gilberto Bosques, sur ce lien, on peut écouter en podcast. une chronique radio de sept minutes réalisée à Marseille par Web-Radio Zibeline. 

... Ce fut une opération baptisée Ici-Même 2013 par l'historien Robert Mencherini, le Goethe Institut, Ulrich Fuchs et l'équipe de Marseille/ Provence 2013. Elle permettait de marquer, à même le sol du centre ville, cinquante-et-un lieux et événements significatifs des années de la seconde guerre mondiale. Sur les trottoirs phocéens, avec des tracés qui ressemblent aux écritures à la craie des écoliers, on découvrait en quelques lignes l'évocation de plusieurs faits que la mémoire collective risquait d'effacer. Par exemple, dans l'énigme d'un lieu, boulevard de Paris, Ici-même, dans la proximité de la gare d'Arenc, on s'interroge, des documents photographiques peuvent nous aider. On tente d'imaginer et de se remémorer l'inadmissible journée du 24 janvier 1943 : des convois conduisaient à Compiègne, par voie ferrée, 1662 personnes dont la moitié était juive, tandis que d'autres wagons emmenaient vers les camps de Fréjus 15.000 habitants expulsés du quartier du Vieux Port qu'on allait détruire.

Au n°5 de la Canebière (près de l'entrée de l'hôtel Oceania, qui s'appelait autrefois Hôtel Moderne) pendant les années quarante, Jean Moulin surgissait quelquefois, il réservait une chambre. Incognito et à plusieurs reprises, il  venait prendre des contacts à Marseille. Près du quai des Belges, une seconde inscription mentionne les parages du Bar du Brûleur de loups qui fut l'établissement où se retrouvaient les surréalistes et leurs amis.

Après quoi on se rend au pied d'un immeuble du 15  square Stalingrad, à quelques dizaines de mètres de la fin du boulevard Longchamp. Après avoir été domicilié sur le boulevard Madeleine (aujourd'hui, boulevard de la Libération) un personnage de magnifique envergure qu'il faut se hâter d'intégrer dans notre mémoire et nos interrogations, le consul du Mexique Gilberto Bosques avait installé ses bureaux dans ces étages.


gilberto bosques
Affiche du documentaire de Lillian Liberman, 112 minutes, un entretien avec le Consul.


Son histoire ne nous est pas encore familière : une poignée d'historiens, ses deux filles ainsi qu'un éditeur basé à Marseille nous aident à mieux l'appréhender. Pour accorder des aides alimentaires ou bien juridiques, trouver et transformer des lieux d'hébergement comme les bastides de Montgrand et de La Reynarde, affréter des embarcations, fournir des visas et des billets aux républicains espagnols, à des membres des Brigades internationales ainsi qu'à des réfugiés politiques de plusieurs nationalités, Gilberto Bosques avait fait de cet immeuble la plate-forme de son immense travail quotidien. Il partageait une partie des étages avec le consul du Japon qui abritait aussi ... des espions nazis. A partir des bureaux d'émigration du Cours Joseph Thierry, des milliers de réfugiés - les estimations actuelles dépasseraient le chiffre de 20.000 personnes - échappèrent à la pénurie et aux violences. Parmi les passants considérables qui bénéficièrent des secours du Consulat, on mentionnera le photographe Walter Reuter, Walter Gruden qui fut le compagnon et collectionneur de Remedios Varo, la philosophe Maria Zambrano, la traductrice Maria Sten, Mario Montagnana, l'un des fondateurs du Parti Communiste Italien qui fut interné au camp du Vernet d'Ariège ainsi qu'aux Milles, des écrivains comme Max Aub, Alfred Kantorowicz, Egon Erwin Kisch, Jean Malaquais, Benjamin Péret ainsi qu'Anna Seghers qui fut accompagnée au Mexique par son mari et ses deux enfants (fils d'Anna Seghers, Pierre Radvanyil a plusieurs fois eu l'occasion de donner son témoignage à propos de cet épisode).
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