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Marseille-Transit, deux rencontres à l'initiative du MuCEM de Marseille et de Thierry Fabre. Entrée libre et gratuite.
vendredi 14 juin, 18 h 30, sur la terrasse du Fort Saint-Jean :
"L'art en guerre, à la Villa Air Bel, au Camp des Milles et chez les Croque-Fruits".
Rencontre avec Laurence-Bertrand Dorléac et Alain Paire.
Laurence-Bertrand Dorléac est historienne d'art, professeur à Sciences Politiques Paris où elle dirige le séminaire Arts et Sociétés,  commissaire en compagnie de Jacqueline Munck de l'exposition L'art en guerre 1938-1947 montrée pendant l'hiver 2012-2013 au Musée d'art moderne de la ville de Paris (exposition actuellement programmée au Musée Guggenheim de Bilbao). Parmi ses livres, L'art de la défaite, 1940-1944 (éd. du Seuil 1993),  L’Ordre sauvage : violence, dépense et sacré dans l’art des années 1950-1960 (éd. Gallimard, 2004) et Après la guerre (éd. Gallimard 2010).


Vendredi 14 juin, 22 h, esplanade du Fort Saint-Jean, entrée libre, projection en plein air du film Transit de René Allio, en présence de Maître Roland Rapapport.


gérard allibert
juin 2013, photographie de Gérard Allibert.
samedi 15 juin, 18 h 30, sur la terrasse du Fort Saint-Jean : "Varian Fry, l'ami américain, Gilberto Bosques, le diplomate mexicain".
Rencontre avec Jean-Marie Guillon, Gérard Malgat et Alain Paire.
Jean-Marie Guillon est historien, professeur émérite de l'université d'Aix-en-Provence, directeur de l'UMR Telleme de 2007 à 2012,  thèse sous la direction d'Emile Temine, La Résistance dans le Var. Essai d'histoire politique. Gérard Malgat vient de publier deux livres aux éditions de L'AtinoirMax Aub et la France ou l’espoir trahi et Gilberto Bosques, la diplomatie au service de la liberté.


Le bruleur de loups
Quai des Belges, Vieux Port années 50 : les brasseries Ventoux et Le Brûleur de loups.

Un itinéraire dans la ville et des projections de films complètent la programmation Marseille-Transit.

Samedi 15 juin, 11 h. Itinéraire urbain à suivre depuis le Vieux-Port, en compagnie d’Alain Paire, sur les traces des événements et des lieux de mémoire de l’histoire de Marseille dans les années 40. Départ à la billeterie de la cour de la Commande du Fort Saint-Jean, inscription gratuite. Plusieurs stations dans cet itinéraire :  le 10 du Cours Jean Ballard pour évoquer le local des Cahiers du Sud, le Quai des Belges pour se souvenir de deux brasseries évoquées par Anna Seghers, Jean Malaquais et les Surréalistes :  Le Mont-Ventoux et le Brûleur de loups.

Après quoi, deux pauses : tout d'abord rue Beauvau, pour évoquer l'hôtel où séjourna en août 1940 Walter Benjamin ainsi que  le 3 de la rue du Relais, en bordure du cours Belsunce et tout près de l'Alcazar : la rue du Relais, à présent totalement restaurée abritait autrefois l'enseigne de l'hôtel Au mage, une pension sommaire où vécurent Anna Seghers et ses deux enfants.


Cet itinéraire a fait l'objet d'une émission de Radio-Grenouille, enregistrée et montée par Xavier Thomas. On peut en prendre connaissance à partir des archives de la radio, sur ce lien, 


Albert Hirschmmann
Albert Hirschmann (1915-2012) : un compagnon de Varian Fry qui deviendra un grand sociologue et économiste, son témoignage figure dans le film de Teri Wehn-Damisch.

Samedi 15 juin, à 14h, cinéma (auditorium Germaine Tillon, prix des places, 5 et 3 euros). Projection en présence de la réalisatrice d' Etat de piège ou la filière marseillaise, de Teri Wehn-Damisch, documentaire (France, 1990, 52’, INA) . Dans ce film réalisé après l'exposition de La Planète affolée, on retrouve les voix et les présences de quelques ultimes survivants de l'époque de Varian Fry : Mary Jane Gold, Jean Gemähling, Daniel Benedite, Jacques Hérold et Albert Hirschmann. Un membre du CSA, Bill Freier qui réalisa à Marseille de nombreuses fausses cartes d'identité et qui connut par la suite plusieurs camps d'internement, livre cette magnifique définition d'un exilé : "un homme qui a tout perdu, sauf son accent". A New-York, Teri Damisch embrasse ses vieux parents qui prirent le bateau pour les Etats-Unis en juin 1940, elle interviewe Robert Motherwell qui évoque le séjour des surréalistes, Breton et Duchamp.

A 15h30, cinéma (auditorium Germaine Tillon, prix des places, 5 et 3 euros). A propos de Marseille / années 40, projection d'un extrait du film de Fabrice Maze, Jacques Hérold (Seven-Doc), en présence du réalisateur.


Jacques Herold villa air bel
Jacques Hérold, villa Air Bel (photographie du fonds Gomez).


Après quoi, en présence du réalisateur, projection de Les camps du silence, de Bernard Mangiante, documentaire (France, 1988, 120 minutes)

Samedi 15 juin, à 21h30, spectacle, esplanade du Fort Saint-Jean, On chantait quand même - Radio Transit, par Serge Hureau, une coproduction MuCEM et  le Hall de la Chanson (Centre National du Patrimoine de la chanson, des Variétés et des musiques actuelles) en partenariat avec la Cité de la Musique ( Paris), avec la participation du Musée de Radio- France.

Lisa Fittko

Lisa Fittko, portrait des années 30 : l'un des témoins du film de Barbara Hammer.


Dimanche 16 juin, 16h30, cinéma auditorium Germaine Tillon, prix des places 5 et 3 euros. Resisting paradise, de Barbara Hammer, documentaire (Etats-Unis, 2003, 83’). En 1999, l’artiste Barbara Hammer s'installe à Cassis pour commencer une recherche sur la vie de Bonnard et de Matisse pendant la Seconde guerre mondiale. Elle découvre que de nombreux réfugiés y avaient séjourné pour rejoindre la Résistance. Elle décide d'interviewer les témoins de l'époque : la petite-fille et le petit-fils de Matisse, Lisa Fittko, proche de Walter Benjamin, Marie-Ange Allibert Rodriguez … Le film raconte les histoires de résistants français et allemands ainsi que la vie quotidienne de Bonnard et Matisse. Comment l'art peut-il exister en temps de guerre ? Projection en partenariat avec le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir.




Marie-Ange allibert
Marie-Ange Allibert : secrétaire de mairie à Cassis, elle rédigea des centaines de faux papiers pour les réfugiés.


Dimanche 16 juin, 18h30, cinéma auditorium Germaine Tillon, Fluchtweg nach Marseille/Escape Route to Marseilles de Ingemo Engstrom (Allemagne, 1977, 3h30). En partenariat avec le Goethe Institut. Fluchtweg nach Marseille, de part en part poétique et documentaire, est un journal de travail sur le roman Transit d’Anna Seghers. En s’appuyant sur une narration fictionnelle et sur des images d’archives, il part sur les traces de la mémoire des résistants allemands en fuite vers le Sud de la France, dont, par exemple Walter Benjamin. La présence de Rüdiger Vogler en lecteur du roman transforme le récit en une archéologie politico-littéraire. En partenariat avec le Goethe Institut.


 anna seghers
Portrait d'Anna Seghers ( droits réservés).
© 2015 Alain Paire. Tous droits réservés.