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"La Pietà de Pourrières" : une oeuvre du Maître du Fils prodigue PDF Envoyer
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Mercredi, 19 Novembre 2014 08:24
cologne

Une seconde version de la Pietà de Pourrières, un triptyque des collections du Wallraf-Richartz Museum de Cologne

A propos de La Pietà de Pourrières et du Couvent des Minimes, cf. un film de sept minutes, sur ce lien, chaîne Mativi-Marseille.



Cette recherche n'a pas livré son dernier mot, d'importantes zones d'ombre et de nombreuses énigmes subsistent. Cependant, une avancée, de vrais progrès viennent d'être effectués à propos d'une possible identification de l'auteur de la Pietà de Pourrières. J'ai pu consulter à ce propos Cécile Scailliérez, conservatrice en chef chargée
de la peinture néerlandaise des XV° et XVI° siècles et de la peinture française du XVI° siècle au musée du Louvre. Après avoir examiné une reproduction du triptyque de l'église Saint-Trophime, elle m'a immédiatement informé qu'on pouvait le mettre en relation avec plusieurs oeuvres répertoriées dans de grands musées et dans plusieurs collections : le triptyque de l'église de Pourrières est apparenté à un ensemble de tableaux regroupés par les historiens de l'art sous le nom de Maître du Fils prodigue.

On désigne souvent ainsi des artistes dont on ignore l'identité, à partir d'une œuvre autour de laquelle les chercheurs s'efforcent de constituer un corpus cohérent (un bon exemple est celui du Maître de l'Annonciation d'Aix, que l'on identifie aujourd'hui à Barthélemy d'Eyck). L'adoption de ce que les chercheurs allemands appellent un "nom de secours", en l'occurrence le Maître du Fils prodigue, procède de l'examen d'un tableau du Kunshistorisches Museum de Vienne qui évoque les aventures d'un jeune homme qui fréquente des courtisanes, dans le droit fil de la Parabole de  l'Evangile selon saint Luc. Actif à Anvers pendant les années 1530 - 1540, ce maître est présenté dans les ouvrages qui évoquent l'école Flamande comme le responsable d'un important atelier : les sujets qu'il traite sont souvent inspirés par la Bible.
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1967-1968 : Pierre Michon et l'Atelier Théâtral Riomois PDF Envoyer
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Mercredi, 12 Novembre 2014 09:01
Michon_01
             Marcel Col, Pierre Michon et Bernard Maume, En attendant Godot, novembre 1969.

Avant d'évoquer Pierre Michon et quelques-unes des silhouettes d'une troupe de théâtre amateur qui vaquait entre Riom et Clermont-Ferrand, je voudrais raconter comment les choses du théâtre et de la culture pouvaient se vivre, quelques semestres avant 1968, voici déja plus de quarante-cinq ans, dans cette province auvergnate du Massif central. Riom, dans le Puy-de-Dôme, comptait 15.000 habitants : la cité judiciaire entretenait sans effort son surnom de "belle endormie", les pierres de Volvic des vieux quartiers n'étaient pas clémentes, les hivers étaient rigoureux, l'enseignement livré au lycée Michel de L'Hospital était rarement novateur. Notre professeur de "rhétorique" s'appelait Jean Vialatte. Nous aimions sa personnalité et ses réparties : cet enseignant quelquefois revêche nous parlait de Voltaire et de Paul-Louis Courier, nous récitions sans bien comprendre Racine, Philemon et Baucis, ou bien des vers grecs.

Chaque fin d'année scolaire, rue Hellénie, l'unique spectacle que nous venions voir, c'était une maigrichonne distribution des prix qui se déroulait au Ciné-Théâtre du Rexy. Dans le centre ville, rue Delille, il y avait peu de places assises au cinéma Lux : il s'y programmait des peplums, Lino Ventura et Angélique, marquise des anges. Cependant, tous les mois, se produisait une vraie ouverture : un Ciné-Club merveilleusement volontariste donnait à voir Jacques Tati, Luis Bunuel et les néo-réalistes italiens. Rue de l'Horloge, en amont de l'église du Marthuret, il y avait quoi qu'il arrive, la Maison de la presse Florent, une poignée de nouveautés du côté des livres de poche. Dans la proximité du quotidien La Montagne et des pages colorisées de Miroir-Sprint, j'achetais des romans de Dostoïevski et mes tout premiers livres de la collection Poche / Poésie : Eluard, Lorca et puis soudainement, Fureur et mystère.

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Automne 1939, Walter Benjamin, dans un camp proche de Nevers PDF Envoyer
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Samedi, 08 Novembre 2014 09:39
Embarquement_01Frédéric Pajak,  exposition Noir et Blanc / Walter Benjamin.

Septembre 1939, la seconde guerre mondiale est déclarée. A Paris, des affiches dans les rues, des placards dans les journaux font savoir aux ressortissants étrangers, principalement aux exilés allemands et autrichiens venus chercher refuge dans "la patrie des droits de l'homme", qu'ils doivent se rendre dans des camps de "rassemblement".

Walter Benjamin quitte la chambre du 10 de la rue Dombasle qu'il sous-loue à son vieil ami le Docteur Fraënkel. Il ramasse des vivres et des vêtements, bourre une petite valise avec des papiers et des manuscrits personnels. La République française n'a pas répondu à ses démarches, les demandes de naturalisation qu'il effectue depuis plusieurs années sont inefficaces. Il n'est plus allemand, le régime hitlérien l'a déchu de sa nationalité d'origine. Il fait partie des éventuels "ennemis de la République" que l'administration prétend pouvoir identifier. En compagnie d'antinazis qui ont quitté comme lui l'Allemagne, au moins depuis 1933, Benjamin se rend le 4 septembre au stade de Colombes ; les conditions d'hébergement sont humiliantes et anxiogènes pour sa santé, depuis longtemps fléchissante.

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Un chef-d'oeuvre inconnu : "La Pietà de Pourrières" PDF Envoyer
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Samedi, 11 Octobre 2014 18:17

AVinteg

Pour La Pietà de Pourrières et le Couvent des Minimes, cf. un film de sept minutes, sur ce lien, chaîne Mativi-Marseille.

A propos de ce tableau et d'une possibilité d'identification de son auteur, Le Maître du fils prodigue, cf sur ce lien, un second article. Sur cet autre lien, une interprétation par Michel Fixot, archéologue médieviste.


La mise à l'écart et l'oubli de cette Pietà semblaient irréversibles : on trouve à son propos quelques indications et une photographie en noir et blanc, dans les annexes, en page 205 du catalogue de La Peinture en Provence au XVI° siècle, (éd. Rivages 1987). Cette peinture sur bois de chêne de moyen format, 88 x 125 cm, un assemblage de cinq planches verticales qu'on redécouvre dans l'église Saint Trophime de Pourrières, appartient à la première moitié de son siècle.

Pas de certitude quant à sa datation - autour des années 1540 / 1550 -, pas de signature, aucune fiche d'identité. On ne connaît pas son auteur, pas plus que ses commanditaires. On sait que pendant le XVI° siècle, au sein des carrefours et du creuset de la Provence, l'école flamande est prépondérante : ce qui vient d'Italie est moins déterminant. Dans ce triptyque, rien qui s'inspire directement de la lumière et des pratiques de la Méditerranée. Pour l'heure, si l'on a souci d'étayer une hypothèse, avancer le nom d'un artiste qui s'inscrirait dans la proximité du maître anversois Josse van Cleve, les archives sont muettes. Aucun prix-fait, pas le moindre indice ne peut renforcer l'analyse de ce tableau.
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Un livre déconcertant, "Lions" de Hans Blumenberg PDF Envoyer
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Mardi, 29 Juillet 2014 16:10
lions_Manet

Édouard Manet, Portrait de M. Pertuiset, le chasseur de lions, huile sur toile, 150 x 170 cm, São Paulo, musée d'Art Assis Chateaubriand.

Le musée de São Paulo conserve un tableau bien étrange - et célèbre - de Manet : le Portrait de M. Pertuiset, le chasseur de lions[1]. Fusil en main, l'homme en chapeau et habit noir nous fait face et nous regarde, laissant derrière lui la dépouille d'un énorme lion qu'il vient de tuer, du moins le suppose-t-on. Car tout dans l'œuvre sonne faux et vaguement ridicule, même le paysage à l'arrière-plan, que l'on dirait d'une forêt d'Île-de-France, nullement de quelque savane (un critique de l'époque parle des "bois de Cucufa"). On songe aux tartarinades de bistro, communes aux chasseurs, dont Manet se moquerait gentiment ici, en dévoyant aussi un certain genre de portrait glorieux. Dans son livre Lions[2], le philosophe et essayiste allemand Hans Blumenberg (1920-1996) déconcerte pareillement en s'attachant à la "figure" hautement célébrée du lion, sans jamais dire pourquoi.

S'attacher est d'ailleurs un terme excessif car le lion n'est, dans les trente-trois textes courts qui composent l'ouvrage, qu'une sorte d'"agent de liaison", si j'ose dire, ou plus exactement un aimant attirant à lui la limaille de réflexions diverses et hétérogènes - portant sur la littérature ou la philosophie, mais aussi sur la peinture - qui menaçaient de rester très dispersées. D'ailleurs, l'auteur ne se soucie aucunement de cacher le caractère artificiel de son recueil et plutôt penserait-on qu'il s'en réjouit en ce que cette unité factice fait réfléchir, - ce qui semble l'objet premier de ses petits textes. On se dit qu'il aurait pu tout aussi bien choisir un autre "agent de liaison" : un personnage historique considérable, un arbre comme le chêne ou un simple objet rare. C'est si vrai que certains textes abandonnent carrément le lion habituel pour évoquer le "lion de mer", qui n'est jamais, comme on sait, qu'une sorte d'otarie. Ailleurs, Blumenberg s'intéresse directement à un autre mammifère imposant et commente l'inoubliable phrase de Schopenhauer : "L'idée d'éléphant est impérissable". Mais, dans un cas comme dans l'autre, le mot "lion" demeure et l'image de l'animal continue ainsi de rôder dangereusement dans les parages du texte, - et c'est ce qui importe. On aura compris que l'humour n'est pas absent du livre, un humour singulier parce qu'il compose avec une étonnante érudition et reste discret, presque insaisissable.

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A propos de la "Sainte-Victoire" de Cézanne appartenant à la collection Pearlman PDF Envoyer
Paul Cézanne
Vendredi, 18 Juillet 2014 09:36

Cezanne_Sainte-Victoire_Pearlman

Paul Cézanne, La montagne Sainte-Victoire vue des Lauves, vers 1902, huile sur toile, 83, 8 x 65 cm, The Henry and Rose Pearlman Foundation, Inc., en prêt à l'Art Museum Princeton University.

Il faut s'interroger sur le fait que Cézanne ait choisi deux fois, très exceptionnellement, un format vertical pour représenter la Montagne Sainte-Victoire vue des Lauves : pour l'huile sur toile de la collection Pearlman et pour une aquarelle[1]. Deux œuvres que l'on date sans précision des dernières années de la vie du peintre (on trouve ainsi, dans les catalogues raisonnés : "vers 1902" pour l'une, et "1902-1906" pour l'autre, ce qui est assez bizarre) et qui sont à l'évidence liées sans que l'on puisse dire dans quel ordre elles furent faites. On ne sait pas davantage quelle est la place du tableau Pearlman parmi les onze Sainte-Victoire vue des Lauves peintes par Cézanne au cours de cette période.

Sans raison objective, on pense généralement que ce tableau fut le premier de cette "série"[2], et le fait que le peintre n'y utilisa qu'une seule fois ce format plaide en ce sens. Quoi qu'il en soit, ce choix reste étonnant dans la mesure où la Sainte-Victoire ne dessine pas vraiment un axe ascensionnel comme les hautes montagnes des Alpes, que Cézanne ne semble guère avoir appréciées lors de son séjour en Savoie, au cours duquel il ne peignit qu'un lac[3]. De même que depuis les points de vue qu'il avait retenus, entre Bellevue et Montbriant, pour la première "série" de Sainte-Victoire des années 1880, la montagne vue des Lauves se déploie horizontalement, mais plus âprement, en suggérant une sorte d'élan retenu, comme d'un animal couché, ramassé sur lui-même, prêt à bondir. Cet étirement dynamique, le peintre y est à l'évidence sensible, et s'il est rare qu'il cadre seulement la partie la plus élevée du massif[4], il étend souvent sa représentation sur la droite, au point de coller à une aquarelle de la même période une seconde feuille afin de développer en longueur le paysage[5]. On pourrait noter aussi que Cézanne peint toujours la montagne vue d'un peu loin (jamais depuis Saint-Antonin, par exemple), ce qui signifie bien le désir d'une vision panoramique, qui ne cherche que secondairement à rendre l'élévation de ses reliefs.

 

Cezanne_Sainte-Victoire_Deux_feuilles

Paul Cézanne, La montagne Sainte-Victoire vue des Lauves, 1902-1906, mine de plomb et aquarelle sur deux feuilles de papier blanc collées, 33 x 72 cm, New York, collection privée.

 

 

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