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Exposition actuellement
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Samedi, 04 Juillet 2009 05:03 |
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Vernissage mardi 7 juillet de l'exposition d'Alain Fleischer, douze photographies en noir et blanc à propos des "Désordres de Picasso" et un ilfochrome "Happy days". Exposition ouverte du mardi au samedi 30 rue du Puits Neuf. Le matin de 11h à 12 h, l'après-midi de 14 h 30 à 18 h 30. Exposition organisée dans le cadre de la saison Picasso-Aix 2009, avec une aide à la production artistique de la CPA, Communauté du Pays d'Aix.
Jusqu'au 30 septembre 2009, présentation dans le Hall du Musée des Tapisseries de trois grands tirages photographiques d'Alain Fleischer. Ces ilfochromes de 120 x 180 cm, des épreuves sur papier ilford, ont été réalisés à partir de diapositives en couleur. Musée des Tapisseries est situé Place des Martyrs de la Résistance, dans la proximité de l'Ancien Palais de l'Archevêché et du Festival d'Art lyrique d'Aix-en-Provence. Ouvert tous les jours sauf mardi de 10h à 18 h. Entrée libre.
Le travail de fragmentation, de mise en mémoire, de transfert et de montage d'Alain Fleischer donne à voir une surface d'apparition à l'intérieur de laquelle on retrouve des empreintes et des contacts multiples, des reproductions de toiles et de dessins de Picasso, des objets de la vie quotidienne, des jouets d'enfants, la vitre d'une armoire ancienne, de vieux cartons ou bien des morceaux de tissu, plusieurs séquences qui combinent des images projetées ou bien reflétées, des moments de révélation et des mises en obscurité, des lignes de fuite, des cohérences inattendues, des surimpressions et des déplacements.
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Dimanche, 10 Mai 2009 00:00 |
La face ouest du château de Vauvenargues, vue prise de la D 10.
Pour paraître fin juillet 2009, un livre d'A.Paire, "Pablo Picasso à Vauvenargues / Le grand atelier de la Sainte Victoire" aux éditions Images en manoeuvres (diffusion Pollen). Avec des photographies de Marcel Coen, Douglas David Duncan, Hélène Parmelin et Bernard Plossu.
Depuis avril 2009, la perception que l'on peut avoir du château de Vauvenargues se modifie progressivement, son ouverture pour des petits groupes de visiteurs change la donne. Auparavant, quand on empruntait au milieu du village la ruelle qui porte le nom d'un résistant - René Nicol, fusillé par les nazis le 19 août 1944 - et lorsqu'on s'approchait de la grille de l'entrée du château de Vauvenargues, on achevait de comprendre que depuis plusieurs décennies cet espace ne recevait jamais les promeneurs et les touristes. Un panneau profèrait sèchement que "le musée Picasso est à Paris, merci de ne pas insister". Excepté pour quelques très rares personnes, les habitants de Vauvenargues n'avaient jamais appréhendé autrement que de loin l'imposante demeure achetée par Picasso pendant les derniers jours de septembre 1958.
Des amis, les collectionneurs et critiques d'art Douglas Cooper (1911-1984) et John Richardson qui habitaient non loin du Pont du Gard et d'Argilliers le château de Castille avaient signalé à Picasso cette possibilité d'achat. D'après la biographie d'Henry Gidel (éd. Flammarion, 2003) Pablo Picasso fit l'acquisition du château en échange de soixante millions de francs de l'époque (l'installation du chauffage central impliqua une dépense de trente millions). Une résidence à la fois austère et fascinante, quelquefois comparée à l'Escurial, des pièces et des étages où l'artiste entreposa momentanément sa collection personnelle, les monotypes de Degas, l'autoportrait cubiste de Miro, un petit format de Vuillard, des toiles de Cézanne et du Douanier Rousseau qui voisinaient avec ses sculptures et ses tableaux : quatre travaux de Matisse furent rassemblés dans la salle à manger, la Nature morte aux oranges qu'il avait acquise en 1942, était accrochée près de la cheminée. A ce château trop souvent inconfortable - Picasso se plaignait à bon droit de la violence du mistral mais ajoutait avec fierté qu'il "habite chez Cézanne" - s'ajoutaient depuis le coeur de la vallée jusqu'aux cimes de la face nord de la Sainte Victoire, mille cent un hectares de terrain ensauvagé...
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Jeudi, 07 Mai 2009 16:59 |
Couverture du catalogue de l'exposition de Vincent Bioulès
Lundi 31 mars 2003, Montpellier.
Pour commencer, je voudrais évoquer avec toi un texte' dans lequel tu décrivais l'émotion que tu avais éprouvée pendant l'été de 1956, lorsque tu découvrais l'exposition Cézanne qui avait été programmée au Pavillon de Vendôme d'Aix-en-Provence. Tu étais alors un jeune homme de 18 ans. Le tableau de Cézanne qui t'avait le plus touché, c'était "La Femme à la cafetière".
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Un travail de galerie sur plusieurs années
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Mercredi, 06 Mai 2009 00:00 |
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Jean Amado / Entre Cours d'Orbitelle, Pavillon de Vendôme et Route d'Avignon.
Une photographie prise en mai 1949. Les lumières et les ombres d'une serre avec de hautes baies vitrées, des étagères et des tables, des pichets et des bols de terre cuite, l'environnement immédiat d'un vaste jardin arboré. Au fond, sur la gauche de cette vue d'atelier, on reconnaît la silhouette de Carlos Fernandez que j'évoquerai bientôt, le souvenir qu'il laisse est extrêmement attachant. Au centre de cette photographie, Jean Amado a 25 ans. Ce n'est pas vers lui que se porte principalement le regard. Immédiatement intense et fascinante, on aperçoit sur la droite le profil de sa première épouse, Jo Steenackers. Lorsqu'ils la rencontraient, ses amis pensaient souvent au "Casque d'or" de Simone Signoret. De cinq ans plus âgée, Jo sera la compagne de Jean jusqu'en septembre 1963.
L'atelier du Cours D'Orbitelle, mai 1949. De gauche ŕ droite, Carlos Fernandez, Jean Amado et Jo Amado.
Jean Amado était né à Aix en Provence, le 27 janvier 1922. Durant toute sa vie, il habita les écarts ou bien l'arrière-pays de la cité où séjournait auparavant le peintre de la Sainte Victoire. Une bastide de la fin du XVIII° siècle fut la demeure de ses parents, Germaine et Jacques Amado. Jean était le cadet d'une famille de trois enfants, Max et Eric sont ses frères qu'il affectionnait infiniment. Ils habitaient depuis 1924 l'immédiate proximité du quartier Mazarin, le début du Cours d'Orbitelle qu'on appelait autrefois le Cours de la Boucherie puisqu'il conduisait aux anciens abattoirs de la ville. Une rue de modeste dimension qu'on arpente depuis la courbe du Boulevard du Roi René jusqu'à l'angle de l'avenue Saint Jérôme.
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Choses lues, choses vues
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Lundi, 03 Novembre 2008 12:04 |
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J'ai réalisé avec Louis Pons l'entretien qui suit en juillet 1993. J'achevais d'écrire un livre à propos des Cahiers du Sud, je voulais interroger Louis Pons qui avait vécu une grande partie de ses jeunes années à Marseille. Liliane Giraudon qui préparait avec Jean-Jacques Viton un numéro spécial de la revue If à propos des Cahiers m'avait emmené jusqu'en haut du village d'Eygalières où Louis Pons avait l'habitude de passer ses étés. Liliane Giraudon s'associa à notre conversation. Très vite, nous avions compris que les Cahiers du Sud intéressaient marginalement Pons. Il préférait pouvoir parler de Joë Bousquet et Gérald Neveu qu'il avait côtoyés à Carcassonne et Marseille, entre quartier Vauban et Cours d'Estienne d'Orves.
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Choses lues, choses vues
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Dimanche, 02 Novembre 2008 12:06 |
Portrait de Thierry Bouchard. Agrandir l'image
Du côté de la littérature et de la poésie, depuis au moins trois décennies, deux personnages de premier plan portent le même patronyme et le même prénom. Tous deux s’appellent Thierry Bouchard. L’ami que j'evoque n’est pas basé à Orléans, il n’est pas l’éditeur de la revue Théodore Balmoral dont on attend les prochaines livraisons.
Entre Dijon et Arc-et-Senans, Thierry Bouchard vécut la quasi-totalité de son existence au 33, Quai de la Hutte, à Losne, un village implanté dans la proximité de la Saône, du canal de la Bourgogne et d’un port d’attache d’artisans-mariniers. Son atelier était situé au cœur d’un grand jardin, dans l’une des dépendances de sa maison familiale. Après sa khâgne accomplie à Dijon, Thierry qui aimait pratiquer le grec ancien, avait fait des études de philosophie, rédigé un mémoire de maîtrise à propos de la tragédie chez Hegel et Nietzche. Jean Brun et Jean Svagelski furent les enseignants dont il affectionna les cours. En 1974 – il avait 20 ans – il fit l’achat de sa première presse à imprimer. Les vrais spécialistes, les meilleurs témoins que j'ai pu rencontrer estiment qu'il fut "le plus grand typographe de sa génération".
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Aix en Provence 1948-1968
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Dimanche, 02 Novembre 2008 10:08 |
Georges Duby, photo de Jean Ely, milieu des années 70.
Il était né en octobre 1919. Après de brèves années d'enseignement vécues à Lyon et Besançon, Georges Duby fut nommé en octobre 1951 maître de conférences et puis professeur à la Faculté des Lettres d'Aix en 1953. Elu à la chaire d'Histoire médievale du Collège de France, il prononça sa leçon inaugurale le 4 décembre 1970. Jusqu'au terme de sa carrière survenu en 1992, Georges Duby séjourna aussi souvent que possible dans sa terre d'élection. Il travaillait volontiers à quelques kilomètres d'Aix-en-Provence, dans la proximité de la Sainte Victoire, à l'intérieur d'une maison de campagne située parmi les pinèdes et les champs de vigne de Beaurecueil. Les trente pages du chapitre "Le Plaisir de l'historien" qui figurent parmi les "Essais d'ego-histoire" rédigés en 1987 pour la Bibliothèque des Histoires de Gallimard traduisent l'allégresse de sa découverte d'Aix-en-Provence.
Auparavant, Georges Duby qui avait principalement vécu à Paris ou bien à Mâcon avait une faible idée de ce que pouvait être le Midi de la France. Pendant sa jeunesse, ce grand lecteur fut "envoûté" par les romans de Jean Giono. Il gardait un souvenir très vif du territoire qu'il avait approché pendant les ultimes semaines de l'été de 1939, à la faveur d'une randonnée du côté d'Aix et de Marseille, "achevée dans les grandes auberges encore toutes paysannes du Cours Sextius". Lorsqu'il retrouva Aix-en-Provence - son domicile se situait dans la proximité du Pavillon de Vendôme, au 49 de la rue Celony - ses fugitives impressions de l'avant-guerre se confirmèrent pleinement : "Aix, il y a trente-cinq ans, était charmante. Il n'existait pas en France une seule ville de cette taille (quarante mille habitants) qui fut encore sans faubourg. En quelques pas on passait du chant des fontaines, encore audible, aux vergers d'oliviers, aux collines. Et puis dans les frémissements de la nuit d'été, Mozart. En quel terrain plus giboyeux pouvais-je espérer poursuivre ma chasse au bonheur ?"
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Expositions récentes
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Jeudi, 30 Octobre 2008 18:41 |
Guiseppe Ungaretti, photographie reproduite dans La Gazette de Lausanne, 7-8 février 1970.
"Jaccottet traducteur d'Ungaretti. 1946-1970", éd. Gallimard, collection Les Cahiers de la Nrf. Edition établie, annotée et présentée par José-Flore Tappy.
Ungaretti et Jaccottet se rencontrèrent en septembre 1946, pendant "une fin d'été romaine". Lorsqu'il eut la chance de lier connaissance avec le poète qui fut avec Gustave Roud et Françis Ponge l'un des trois écrivains qui l'aura le plus profondément influencé, il s'agissait pour l'habitant de Grignan de son tout premier voyage dans le Sud de l'Europe. Jaccottet découvrait l'Italie dont il se souviendra lorsqu'il composera son Libretto, publié en 1990 par les éditions de La Dogana .
Guiseppe Ungaretti parlait et écrivait parfaitement le français. Il pressentit immédiatement les qualités du jeune homme de 21 ans qui deviendra son plus fidèle traducteur. Rome et Paris furent les deux villes où ces personnes se rencontrèrent aussi souvent que possible. "Hasard ou bien destin ?", comme l'indique la préface de cette correspondance, en mars 1951, quelques saisons avant de s'établir dans la Drôme, Jaccottet se logea près de Montparnasse, au 9 de la rue Campagne Première, dans une chambre-atelier proche de l'étage où vécurent, pendant quelques mois de 1921, Ungaretti et son épouse Jeanne Dupoix.
En janvier 1997, dans un entretien confié au Journal de Genève, Jaccottet rappellera que "C'est en le lisant que j'ai appris l'italien. A la fois dans "L'Allegria" et dans la rue, ce qui n'était pas la pire des méthodes". Il appréhendait avec émotion la beauté déchirante de Rome, "pareille à un incendie endormi", la seule ville "qui ait pu lui arracher des larmes". Rome restera, pour Philippe et pour son épouse Anne-Marie Jaccottet, intimement liée au souvenir d'Ungaretti, "homme de peine" passionnément attaché à la perception de la lumière. Au coeur de cette "ville entre toutes aimée", Philippe Jaccottet ressentait profondément "l'exaltation du feu d'été (qui semble à Rome où Ungaretti s'était alors établi, brûler dans la même pierre jusqu'en plein hiver)".
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\"Parcours dans la Ville\"
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Samedi, 05 Janvier 2008 13:57 |
"Grand miroir / Intérieur avec figures", photographie d'Aurore Valade.
Conférences au Centre aixois des Archives départementales, 25 Allée de Philadelphie, Aix-en-Provence (près du rond-point du Grand Théatre de Provence, zone Sextius Mirabeau) autour de l'exposition "IDENTITES DE FEMMES".
Jeudi 14 mai, 18 h 30, Aurore Valade, " Rejouer le réel / La photographie mise en scène et le geste documentaire".
Les photographies d'Aurore Valade ne nous informent pas directement à propos des Intérieurs et des modes de vie d'aujourd'hui. Dans ses images, rien ne se joue : tout est re-joué, re-constitué, re-montré, re-vu et re-présenté. Entre la réalité et son image, la relation n’est pas immédiate : elle implique une mise à distance ainsi qu'une reconstruction, notamment grâce aux techniques de la photographie numérique.
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